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Lundi 18 octobre 2004 Je n’étais pas retourné jeter un oeil à ma fiche Meetic depuis… fin juillet… soit deux mois et demi de désertion ! Bien entendu, cela ne diminue en rien le prix de l’abonnement que j’ai payé pour un an complet et irrévocable. Qu’allais-je bien pouvoir trouver en revenant voir cette sacrée fiche ? L’abonné du site de rencontres bénéficie à peu près du même statut que la célébrité du show-biz : s’il ne se montre pas régulièrement, il passe aussitôt aux oubliettes. Apparaître dans la longue liste des « connectés » est le plus efficace moyen sinon le seul de recevoir des visites régulières et donc d’augmenter ses chances de trouver quelqu’un à qui l’on plaira.
Allais-je donc souffrir de n’avoir reçu aucun message ? Certes, je ne cherche personne pour l’heure mais tout de même ! Pour ma satisfaction personnelle, je tiens à ce qu’on m’écrive régulièrement quand bien même je ne serais ni intéressé ni disponible !
Evidemment, pendant que je tape mon pseudo et que je cherche mon mot de passe déjà oublié, je me prends à rêver que j’ai peut-être 20 ou 30 messages non lus de demoiselles échauffées par mon profil et me suppliant que j’accepte de les rencontrer dans les plus brefs délais…
Tandis que la page de mon profil continue à se charger sur mon écran, mon tableau de statistiques, sorte de baromètre du coeur, me présente mon bilan personnel : 2 messages reçus, 2 filles qui ont flashé pour moi et 4 autres qui m’ont mis dans leur présélection. Ouf ! Ce n’est pas gigantesque mais je suis tout de même rassuré de ne pas avoir trouvé de boîte vide !
Mes deux messages reçus ont le mérite d’être consistants : près de 40 lignes chacun, ce qui est loin du style SMS auquel je suis parfois habitué sur Internet. En voici quelques extraits :

Le premier message (celui de gauche) m’a été envoyé par une jeune femme de 28 ans. Au vu de ce qu’elle m’écrit, elle a lu avec attention ma longue annonce et m’y répond de façon très personnelle (par opposition aux messages copiés-collés). Je retrouve dans sa façon de me contacter tout l’engouement, l’impatience que j’avais à mes débuts sur les sites de rencontres : on craque, on fonce, on y met tout son coeur… Son message m’a été envoyé le 20 août, soit le second jour de son inscription. Je suis triste de ne pas m’être connecté plus souvent pour avoir eu l’occasion de lui répondre ne serait-ce que par politesse. C’est une personne sincère et passionnée et, involontairement, je contribue à casser son entrain, à calmer l’enthousiasme qu’elle libère dans les cyber-rencontres. Avec presque 2 mois de retard aujourd’hui, je ne suis pas sûr qu’il soit encore temps…
Le second message (celui de droite) m’a été envoyé par une jeune femme avec qui j’avais déjà discuté au début du mois de juillet. Petite particularité : c’est une lectrice de ce blog qui avait joué les Sherlock Holmes pour me trouver, en toute amitié. Je ne sais pas si elle me lit encore, vu que je n’écris pas beaucoup en ce moment. Conformément à ce qu’elle m’avait demandé, je n’en dirais pas plus sur elle. Nous n’avons pas eu l’occasion de reparler ensemble depuis plusieurs mois, c’est une reprise de contact sous une forme de texte complètement éclatée ! Dans l’extrait ci-dessus, il fallait lire :
« Je suis un peu déçue que tu n’aies jamais donné de suite à mon dernier mail (ou courriel si tu préfères). Il est vrai qu’il y a deux mois, j’avais envie d’en savoir plus sur toi ! L’analyse de ta recherche m’intriguait. (…)».
Au total : 36 lignes aussi illisibles que ça ! Vu l’exercice de style quasi hystérique que cela représente, il est inutile de dire que… j’adore !
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