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Vendredi 31 mars 2006 Lorsque l’on passe beaucoup de temps sur Meetic, les rencontres virtuelles se succèdent et les contacts s’accumulent. Et pour peu qu’on ne soit pas raisonnable, on peut vite se retrouver dépassé par les évènements. En ce qui me concerne, je trie mes contacts et essaie toujours de ne pas en avoir plus de 2 ou 3 réguliers en même temps. Mais dès que je vois qu’une rencontre ne donnera rien, je passe très rapidement à une autre.
L’automne a été pour moi une période d’intensive utilisation de Meetic, ce n’est pas pour rien qu’il m’a fallu autant de temps pour les raconter dans ce blog. Afin de se repérer et de voir clairement la façon dont se sont enchaînées les choses, j’ai réuni les 25 posts concernant la période de septembre à novembre 2005 dans une grande frise chronologique : chaque couleur correspond à une fille et chaque rectangle à un post. Et chacun est cliquable pour découvrir ou redécouvrir une histoire :
Qui ne connaîtrait rien aux rencontres sur Internet pourrait constater de quelle façon les histoires s’entremêlent : notre comportement dépend souvent du contexte dans lequel nous nous trouvons à un moment donné, lequel est nourri par les rencontres que nous venons de faire.
Durant cette période s’étalant du 16 septembre au 16 novembre, j’ai été en contact avec exactement 76 filles de 20 à 37 ans. Cela peut paraître énorme pour un non-initié mais c’est en réalité plus que banal quand on passe du temps sur Meetic (pour les filles, le nombre est encore bien plus « astronomique »). Dans plus de 60% des cas, ce sont les filles qui m’ont contacté en premier et la plupart du temps via le tchat. Dans un cas sur deux, l’échange s’est limité à un seul tchat en tout et pour tout (on ne s’est jamais reparlé). 6 filles seulement ont choisi de m’envoyer un mail pour le premier contact mais je n’ai répondu qu’à une seule d’entre elles. De la même façon, j’ai envoyé 8 mails et 3 seulement m’ont répondu.
Au final, j’ai eu 2 échanges au moins avec 27 filles seulement et 3 échanges au moins avec 22. Une douzaine ont vraiment retenu mon attention, pour une relation sérieuse ou non. J’en ai rencontré 7 et ai couché avec 4. Sur les 4, je dirais que c’était une erreur avec 3 et, si les choses étaient à refaire, je ne recommencerais pas. Statistiquement, je me suis retrouvé à coucher avec 5% des filles avec lesquelles j’ai été en contact et 15% des filles avec lesquelles il y a eu au moins 2 échanges sur Meetic.
Les 4 avec lesquelles j’ai couché sont dans l’ordre : la demoiselle au toutou, N. la provinciale qui avait triché sur son âge, Bélina la journaliste et Alina la psychomotricienne qui est la seule avec laquelle je ne regrette rien. N. est la seule avec laquelle je n’ai couché qu’une seule fois.
Les 3 que j’ai rencontrées et avec lesquelles ça n’a rien donné sont la Mademoiselle C. de septembre, Nodie la bretonne et Clubbie l’horrible pouffiasse.
Sur ces 7 rencontres, Nodie est la seule à m’avoir vraiment emballé et touché (aux sens figurés seulement, malheureusement).
Au milieu de tout ça, il y a eu ma première retrouvaille depuis notre séparation avec Jana qui a été une bouffée d’oxygène à un moment où j’en avais vraiment le plus besoin.
Au final, ma rencontre avec Bélina et Alina m’ont permis de terminer ma série de rencontres d’automne dans la sérénité, après toute une série de déboires et de mauvaises surprises. Elles m’ont nettoyé l’esprit et rappelé qu’une rencontre pouvait se passer simplement… normalement.
Il est intéressant aussi de remarquer la façon dont les gens ont réagi dans les commentaires de ce blog. Un nombre assez conséquent n’a pas réussi à replacer les récits de ces rencontres virtuelles dans leur cadre réel. Je ne compte plus le nombre de fois par exemple où j’ai lu que je me posais « trop de questions » ou les réactions complètement démesurées de gens qui ne sont pas arrivés à situer une action dans le temps. Ce blog dilate en permanence des impressions fugitives, il fait des instantanés d’émotions d’un moment donné, court ou long. Mon histoire avec Nodie la bretonne par exemple n’a duré dans ma vie que 8 jours exactement, alors que j’en ai fait 4 posts qui ont donc étalé le débat sur 4 semaines. Aussi est-ce marrant de voir à la couleur de leurs commentaires que beaucoup prennent comme référence temporelle non pas le récit que je prends pourtant le soin de dater mais… le « temps du blog ».
Egalement, c’est fou de voir comme beaucoup n’arrivent pas à saisir les implications d’un récit intime et le déroulement des rencontres sur Internet. Je ne sais s’il faut y voir un manque d’empathie, de réflexion ou une marque relative de bêtise (il paraît que les français ont un QI moyen de 94). Non, je ne suis pas un loser parce que je ne couche pas avec 100% de mes rencontres. Que je choisisse de m’étendre sur les histoires qui se passent mal ne signifie pas que ça se passe toujours mal avec moi ou que je suis tout le temps rejeté ! Oui, il est normal d’avoir des préférences en terme d’intellect et de physique dans ses histoires sentimentales (consciemment ou non, tout le monde en a) et plus normal encore d’opérer des sélections sur Meetic devant les dizaines de milliers de célibataires qui se présentent à nous. Même les prostituées ne prennent pas tout le monde ! Oui encore, il est normal de ne pas tomber fou amoureux tous les 15 jours avec la première meetic-girl venue et ce n’est pas être un éternel insatisfait que de ne pas sentir systématiquement un feeling, même quand ça se passe « bien ». Quand on voit le nombre de couples qui éclatent avant 3 ans et la quantité de célibataires (sans même parler des insatisfaits en couple), c’est à se demander où les gens vivent pour pouvoir sortir des énormités comme celles que je lis parfois ! Bref, pour ceux qui ne lisent pas les commentaires, vous voyez que ça ne vole pas toujours très haut…
Je me suis aujourd’hui un tout petit peu écarté de Meetic, ce n’est pas pour autant que j’ai trouvé la fille formidable. La pratique de Meetic nécessite des pauses régulières si on ne veut pas faire une overdose. Maintenant que le printemps est arrivé, je vais pouvoir m’y replonger doucement mais sûrement. Je pense avoir encore mûri et plus que jamais connaître mes désirs.
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