Bisous, câlins-bisous ou rien du tout ?

Le lendemain comme prévu, Annie me téléphone en fin d’après-midi et nous convenons de nous retrouver du côté de Saint-Michel à 21h00. Je dois dire que j’aime assez cette vive et spontanée progression des choses : mercredi, je tchatte avec elle. Jeudi, nous déjeunons ensemble. Et vendredi, je l’embrasse ? Je repense à mon « guide pour débutant(e) » écrit en 2005 (un autre temps) où j’y conseille le « bisou » à la seconde rencontre. Epoque où cette vive suggestion était pour moi le fruit de réflexions issues de nombreuses expériences et discussions sur le sujet, devenu une forme de théorie conclusive qui m’apparaît aujourd’hui comme beaucoup plus évidente. Ce qui ne signifie pas que je vais à mon rendez-vous les mains dans les poches : un premier bisou, c’est toujours un peu angoissant, non ? Même si les choses nous apparaissent acquises, elles le semblent toujours beaucoup moins une fois en situation. Et se déclarer, cela m’apparaît toujours comme un plongeon dans une eau froide du haut d’un haut rocher : le vertige me tétanise et noie mes envies sous un flot de pensées contradictoires.

Pendant mon trajet en métro, juste avant de la retrouver, j’envoie un SMS à Annie :

Je me demande si nous allons nous embrasser dès le moment de nous retrouver, en tout cas je l’envisage. Je n’ai plus envie d’attendre le dernier moment (dernier moment ou jamais !) comme j’ai pu le faire il y a quelques années, c’est vraiment trop bête. Je suis arrivé, je sors du métro et aperçois Annie. J’essaie d’être attentif à ce que je peux deviner chez elle au moment où je la retrouve mais je sens que c’est simplement une bise qu’elle attend. OK… plus tard, alors ! Elle me propose d’aller au Paradis du Fruit, et nous nous installons confortablement à une petite table près de la terrasse où nous sommes tranquilles. La nuit tombe, la fin du mois de mai est chaude et nous sommes biens. Nous discutons de choses et d’autres pendant que nous goûtons mutuellement nos cocktails. Je la trouve toujours aussi souriante et spontanée. Elle a un côté ingénu qui la rend attendrissante et craquante.

Une heure ou deux passent, lorsque je lui propose d’aller nous balader le long de la Seine pour profiter de la douceur printanière. Nous nous levons et partons marcher. Ca me laisse l’occasion de reluquer avec plus d’aisance sa silhouette et ses jolies fesses. Elle me raconte sa vie, ses déboires familiaux (c’est fou d’ailleurs à quel point nous avons tous très souvent des climats familiaux préoccupants), ses péripéties de provinciale exilée à Paris, et j’écoute tout ça avec mon insatiable curiosité. Je finis par jouer le jeu de l’horrifié qui n’attend qu’une chose : fuir par la première bouche de métro venue. Elle fait semblant d’être vexée et j’en profite pour me rapprocher d’elle pour la réconforter. Je lui lâche la taille et nous nous prenons par la main. C’est un peu plus loin que nous nous arrêtons pour nous embrasser. Sa timidité lui colle un sourire gêné.

Il est un peu plus de minuit lorsque nous rejoignons la station de métro Châtelet. Je lui demande si elle veut venir terminer la soirée chez moi. Elle hésite… et finalement me dit qu’elle va rentrer chez elle. Dommage ! Je me conforme à son choix et n’insiste pas. Nous nous embrassons une dernière fois et nous séparons. Les premiers bisous, c’est euphorisant. Je lui envoie un petit SMS (image à droite) pendant que j’attends mon métro. Toujours le dilemme féminin : faut-il coucher ou pas le premier soir ? Tiraillées entre le désir naturel d’un côté et les morales culturelles (serais-je une salope ?) et l’envie de se faire désirer de l’autre, les femmes hésitent. Je ne suis pas à quelques jours près, de toute manière. Se découvrir progressivement, ça fait partie du jeu et ça participe au plaisir.

Je suis encore dans le métro lorsqu’un peu plus tard, je reçois un SMS d’Annie (image à gauche) qui m’annonce qu’elle est arrivée chez elle. Nous avons eu le temps pendant la soirée de rediscuter du petit épisode d’Hiroshima. Sans lui dire que ça m’avait choqué, je lui ai expliqué où je voulais en venir (si j’avais su que ça ferait autant débat sur ce blog, j’aurais retenu ce qu’elle m’en a dit !). Je n’aurai donc pas l’occasion de voir ce soir l’étendue des dégâts chez elle, ce pour quoi je me serais volontiers porté volontaire.

Je suis vraiment ravi de cette rencontre qui s’est admirablement bien passée. Pour une première depuis des années (2005, tout de même !), cela me redonnerait presque une foi aveugle dans les sites de rencontres. « Presque », heureusement.

Trop d’attente sur le panneau d’affichage lumineux. Je sors du métro pour terminer à pieds. Il fait encore chaud et une petite promenade me permettra de me laisser immergé un peu dans le doux enthousiasme que m’a laissé notre baiser. Je reçois un nouveau SMS d’Annie :

Quand même, j’aurais bien aimé qu’elle rentre avec moi. Nous aurions même pu dormir ensemble sans forcément faire l’amour. Ca peut être très amusant. Je ne le lui ai pas proposé, je n’avais pas envie d’être insistant là dessus, cela m’aurait paru lourd. Et puis, c’est une grande fille : c’est à elle de savoir ce qu’elle veut. Je rentre chez moi et pose mes affaires. J’allume une lumière tamisée et m’étends sur mon canapé. Je prends mon téléphone et envoie un SMS à Annie pour lui dire que je suis rentré :

Quelle délicate attention qui, si elle est virtuelle, n’en est pas moins délicieuse. Je lui réponds dans la foulée :

33 réponses sur “Bisous, câlins-bisous ou rien du tout ?”

  1. Et bien tout cela m’a l’air bien parti. Ce qui est marrant c’est de voir ton évolution, je te lis depuis 2004 je crois, je ne pense pas que tu sois blasé, mais l’impression que tu donnes et que t’as une certaine maîtrise de ce type de rencontres maintenant qui fait que tu conclus plus facilement. Et je ne sais pas mais tout à l’air de glisser sans heurt avec elle.

    D’après ton post on peut en conclure que tu habites Paris ou proche banlieue maintenant style Vincenne, Boulogne non ? Tu as déménagé car je crois que tu disais dans un tes anciens posts que tu vivais hors de Paris.

    Enfin bon des questions, mais juste pcq que tu donnes pas bcp de détails sur toi 🙂

  2. Hello Anadema,
    Pas mal le coup du mec horrifié qui veut se sauver.Une petite douche froide, et hop le réconfort! Si il n’y a pas de copyright, je vais m’en servir dès que possible. Ce qui ne saurait tarder, parceque les filles racontent toujours des trucs tristes, voir glauques, de leur enfance, ou adolescence. Il paraît que les mecs parlent de leurs ex, c’est pas mieux. C’est marrant l’arsenal qu’on peut engranger avec le temps. C’est un peu comme aux échecs, il faut apprendre les ouvertures.

  3. tu as quel âge, mon ami ? On dirait les props d’un ado tout juste pubère. Affligeant, mais rigolo, dans son genre…

  4. Ce post me ramène à mes 15 ans, quand tes hormones font la fête et que tu as envie de plein de choses…

    On dirait que ça commence bien, mais sens-tu toujours ce clivage « intellectuel » ou pas?

  5. Que c’est gnangnan! Je rejoins les deux commentaires ci-dessus, ces sms font très ado. Enfin, pour le coup, la demoiselle est un chouia plus adulte que toi dans le vocabulaire amoureux (« déposer un baiser sur tes lèvres » face à « comment je fais moi maintenant si j’ai encore envie de te faire des bisous? »).
    Anadema, il y a certaines nuances entre être gougeat lorsque tu parles d’Annie au niveau intellectuel, et employer un vocabulaire de guimauve dès qu’on est dans le domaine sentimental. Bref, tout ça fait très geek. Faudrait peut-être penser à être un peu plus sexy.

  6. Mais c’est pas possible y’a que des jaloux ici! Depuis quand on n’a pas le droit de faire le sentimental?
    Moi je dis bien joué, tu reviens par la grande porte parmi les dragueurs sur internet.

    Mais c’est vrai qu’il faut pas être trop câlin dans tes mots, ça sert à rien, surtout si t’as pas conclu comme papa dans maman. Rien n’est encore joué malgré les apparences…hé oui :-/

  7. Je ne vois pas le problème, moi, à ce que quelqu’un puisse faire preuve de sensibilité et ne pas s’évertuer à parler « comme il faut » en voulant à tout prix feindre le détachement…ne surtout pas être vulnérable et encore moins relater des doutes.
    Un jour, on fustige son côté prétendument serial dragueur à la noix pour le lendemain lui reprocher de ne pas être suffisamment sexué : insensé et injustifié.
    Dire qu’il « espère embrasser » cette Annie et faire part du cheminement de ses pensées et de la manière dont les choses ont pu s’agiter dans son esprit (et son caleçon…ce que je ne cautionne pas du tout) ne fait pas de lui un ado pré-pubère mais simplement quelqu’un d’attentif et de démonstratif.
    Publiez donc vos propres sms envoyés à autrui et dans un contexte bien spécifique – au mot et au caractère près – et on verra si vous ne donnerez pas l’impression à ceux à qui ils n’étaient pas destinés d’être (au choix, mais vous pouvez cumulez si ça vous dit) : stupide, niais, antipathique, naze, ridicule, lourd, illettré, pathétique…(ou « le mal suprême »…guimauve !!). Je trouve que l’échange ici relaté est justement cohérent : elle a l’air réceptive et y donne suite, le prétendu déséquilibre entre les deux tons ne me semble pas avoir de sens.
    Ca ne vous arrive jamais de vous demander lorsque vous revoyez quelqu’un que vous venez de rencontrer et que c’est teinté de séduction (si vous n’êtes pas encore passé au stade suivant) « comment vais-je le/la saluer ? je l’embrasse l’air de rien ou je me contente de la bise vu que tout de même (…) ?? ». C’est on ne peut plus normal !! ou alors vous êtes des foutus robots qui n’avez plus grand chose pour vous émoustiller.
    C’est (notamment) le fait que les choses soient décortiquées ici qui exacerbe le côté fleur bleue alors qu’il est juste question de considérations d’ordre général de quelqu’un qui a le malheur d’être sensible et appliqué (et accessoirement qui est suffisamment couillu pour pouvoir le publier ici*).
    La plupart des gens qui interprètent ses écrits comme un indicateur d’immaturité affective sont pourtant les premiers à venir se délecter des histoires qu’ils peuvent lire ici.
    Moi, je trouve ça rafraichissant et rassurant de lire ces choses : c’est doux et délicat.

    * je ne dis absolument pas ça pour Gaelle.

    @ Gaelle : Je ne peux décemment pas laisser passer ça. Anadema est absolument tout sauf asexué en situation (je ne mets pas de majuscules mais l’intention y est). Il est même plutôt très charmeur, et à 1000 km de l’eunuque que « tu dépeins ». Rien que sa voix est érotique ! (et d’ailleurs je défends qui que ce soit – de féminin – de penser la même chose).

  8. Wouah! Je suis absolument, completement, 100% d’accord avec Encore une Lea!
    Anadema est très courageux et suffisement sûre de lui pour mettre en ligne ses aventures sur internet dans leur integralité. Il serait vraiment très chiant de lire une compilation de succès de séduction, et de prouesses sexuelles, bidonnés, selectionés ou même inventés. Que les donneurs de leçons essayent de chatter pendant 2 ou 3 heures avec une rencontre virtuelle, qu’ils enregistrent l’echange et le relisent 1 semaine après, et ils verront si ils ont le courage de publier ça.
    On ne sait pas comment va se terminer l’histoire d’Anadema et Annie, c’est ce qui fait l’intérêt de ce blog.
    Et en parlant de courage, j’oubliais celui de laisser passer des commentaires insultants, de la part de donneurs de leçons qui sont visiblement, (pour qui pratique un peu les rencontres sur le net) incompetants dans ce domaine.
    Ca fait penser a ceux qui critiquent les sportifs de haut niveau devant leur télé assis dans leur canapé.
    Bravo donc a Anadema pour la qualité de ce blog!

  9. Mouais danny,
    justement la on critique plus sa facon de procéder in the real life, que sa facon de procéder dans la partie virtuelle de la rencontre.

    Autant je trouve qu’il est tres doué pour la partie séduction online. Autant la, j’ai trouvé effectivement que c’etait legerement cul cul.
    En fait c’est surtout « Et bien alors comment je fais moi maintenant si j’ai encore envie de te faire des bisous » qui m’a fait sourir.
    Pourtant l’idée de lui faire sentir qu’il aurait bien passé le reste de la nuit avec elle etait bonne, mais il aurait pu tourner sa phrase de maniere disons plus adulte.

    Bon apres, on connait pas annie, ptet qu’il a sentit qu’elle etait sensible aux mots bisous et compagnie. Il faut pas oublier qu’elle n’a que 23 ans elle.

  10. et bien, ça dégouline de bons sentiments acnéiques et de mièvrerie gominée. Il faut bien que jeunesse se passe mais mon Dieu faites qu’elle passe vite! Quoi que mon esprit pervers ne peut s’empêcher de croire que tout ça n’était que pure stratégie de la part de ce cher Anadema.
    En effet la jeune (très jeune, trop jeune?) fille en fleur qu’est Annie (qui apparemment se passe de sucettes autant que de neurones) a besoin de tels discours afin d’atteindre le niveau de confiance suffisant pour abandonner son innocence à la bien(mal?)veillance paternalistico-oedipienne de son prochain. T’as du bol, le prochain c’est toi.
    Espérons qu’elle soit plus excitante que ses sms ne le laissent paraitre, du moins je l’espère pour tes lecteurs, histoire que ta protection anti spam ne soit pas encore une fois révélatrice. (navet)

    Force est de constater qu’on ne t’as jamais vu aussi absent de tes propres commentaires. Une nouvelle Annie? Ou peut-être un nouveau, je ne juge pas…

  11. Moi, ça me plairait bien de savoir de quelle manière vous passez de la relation cordiale ou premier bisou. Est-ce que vous avez des techniques ou des astuces, est-ce que vous appréhendez ? Qu’est-ce que vous aimez ou n’aimez pas ? Comment vous vivez ça en règle générale ? Donc tant pour les garçons que pour les filles, et tant pour les enthousiastes que pour les revenus de tout ?

    Et pour ceux qui trouvent les considérations exposées dans ce post très ados, ça m’intéresserait de savoir comment vous vivez les choses : vous avez juste une excitation sexuelle, mais pas d’émotions particulières, pas de troubles ?

     
    @ Fuel : En effet, je ne suis pas blasé, ce n’est pas dans ma nature. Plutôt qu’une maîtrise, je dirais plutôt que je me sens plus à l’aise avec les rencontres sur Internet. Oui, l’évolution est palpable, ahah !

     
    @ Danny Bill : Oui, j’aime bien taquiner en feignant le goujat de temps en temps, c’est une forme d’autodérision qui m’amuse. Après, cette situation avec Annie a été un peu spontanée : elle s’est retrouvée finalement à me raconter des trucs intimes pas forcément à son avantage (d’un point de vue psychologique), bien évidemment j’ai pris ça pour une marque de confiance et de sincérité et ça a été une occasion de jouer là dessus.

     
    @ Sandrine : Oh, j’espère que tu as vécu d’autres choses touchantes depuis tes 15 ans, tout de même ! Le clivage, oui bien sûr. Mais je l’ai intégré maintenant, et je m’adapte à elle (en n’abordant pas certains sujets par exemple, ou n’en insistant pas quand je vois que ça ne lui parle plus).

     
    @ Gaëlle : Vraiment, j’espère que ce n’est pas par rancoeur parce que j’ai fait apparaître précédemment combien ton argumentation avait la profondeur du petit bassin de ma piscine municipale. Partons du principe que non : évidemment, il me faudrait des points de comparaison (le genre de messages que tu écris toi dans ce genre de situation) pour savoir si c’est juste parce que tu as des difficultés à prendre du recul ou si c’est parce que tu vis les choses de façon foncièrement différente de moi et que nous n’avons du coup pas la même sensibilité et pas le même genre d’enthousiasme. Tout ça est subjectif : moi, j’ai tendance à ne pas trop aimer les femmes de ton âge et au delà, que je trouve justement souvent ternes et fades, pour toutes les raisons que l’on peut sentir dans ton commentaire.

     
    @ Danny Bill : « comment je fais moi maintenant si j’ai envie de m’en faire tailler une? » -> Ahah ! C’est exactement ce qui m’est venu à l’esprit en lisant le commentaire précédent, tu as tout résumé !!

     
    @ Vincent : Jaloux, peut-être. Revenus de tout, peut-être aussi. Je ne pense pas être trop câlin dans mes mots. A vrai dire, là c’était pour lui communiquer en clin d’oeil ma frustration du fait qu’elle n’ait pas voulu venir avec moi, la vilaine !! Rien n’est joué, c’est comme ça que tu le vois ? Parce que pour moi, à ce stade, il n’y a vraiment plus aucun doute sur la suite des choses, à moins d’un retournement de situation exceptionnel (un ex qui débarque chez elle avec un bouquet de roses, le décès traumatisant d’un parent, qu’elle se fasse violer en bas de chez elle). Ou à moins d’avoir affaire à une sale garce (ce qui n’est vraiment pas la nature d’Annie), pour moi tout me semble joué, non ?

     
    @ encore_une_léa : Oui, les critiques que l’on m’envoie dans le nez me paraissent toujours tant surprenantes que contradictoires. Tantôt je lis que je parle sexe trop vite ou que je fais trop de sous-entendus et pas assez de sentiment, tantôt c’est l’inverse. Comme on m’a déjà sorti par le passé d’être vengeur et amer avec les femmes pendant qu’on m’insultait de « pédale féministe ». Je crois que les commentaires sont souvent éloquents, tant ils démontrent avec brio à quel point la nuance et la sagacité ne sont pas à la portée du commun des mortels. Il y a dans ce que les gens projettent autant à prendre que dans ce que j’essaie d’exposer.

     
    @ Danny Bill : Merci ! Oui, j’ai à ce jour raconté l’absolue intégralité des rencontres que j’ai faites via des sites, avec tout ce que ça comporte comme risques de réussites et d’échecs. C’est la raison pour laquelle vous ne pouvez jamais savoir comment ça va se terminer : parce que ce n’est pas un best of de trucs valorisants mais une réalité forcément beaucoup plus pastel et incertaine.

     
    @ pouet : Vraiment, faire « adulte » c’est le dernier de mes soucis. Je suis spontané et dans l’humeur du moment. Il est plus d’une heure et demi du matin, et si j’écris cela, c’est que je sens que c’est dans l’ambiance du moment et que ça colle à ce que nous avons partagé ensemble. Il ne faudrait pas décontextualiser ce message. Pourquoi ne pas m’accorder le crédit de savoir ce que je peux dire et comment ? Si je lui dis que j’aurais bien aimé la prendre par derrière à quatre pattes sur mon lit, ça aurait pu coller avec FemmeMariée mais pas avec Annie : je la choquerais profondément et elle m’enverrait sur les roses. Ah là là, à croire que vous ne partagez jamais de petits mots doux en couple, c’est un peu triste, non ?

     
    @ docbrigyte : Aaaah, j’avoue : tu m’as percé ! Je suis un fin stratège dont les seules intentions sont d’user et d’abuser des jeunes femmes. Je reconnais avoir assez peu de considérations pour elles, du moment qu’elles savent écarter largement les jambes. Tu es d’une telle maturité adulte que tu es déjà bonne pour l’hospice, plus pour le lit.

  12. 23 ans, « trop jeune », « jeune fille en fleur », « abandonner son innocence » ?!?!?!!!!!!

    Il me semble qu’à cet age là on est adulte depuis un petit moment, j’ai meme entendu dire que certaines étaient mère de famille!
    Mais peut etre pas au pays des HOBBIT

  13. Ca casse sec!

    Je pense que malgré le bisou la fille peut se raviser, on peut avoir envie de rouler une pelle sur le moment et pas vouloir aller plus loin le lendemain, surtout quand ça se fait à la 1ere rencontre. Là il faut être un homme évolué et accepter cela.
    Le passage au bisous est le moment le plus excitant, on est le plus dans la prise de risque.
    Moi je fais ça progressivement, après avoir d’abord validé plusieurs étapes de contacts physiquement intimes : corps qui se frôlent incidemment un peu plus longtemps, les 2 genoux qui se touchent, prise par l’épaule, la taille, après ça vient tout seul. Il faut être le guépard à l’affût qui attend l’instant T. Tu sais que tu vas y arriver, mais le premier essai doit être le bon. Si tu te rates ça veut dire que tu sais pas faire l’amour.
    Il y a des configurations qui rendent la progression plus facile : côte-à-côte sur une banquette de bar, ou danse bien sûr.

    Et sur l’histoire du sms « gnangnan » : une histoire où on a l’impression d’avoir 15 ans, en général c’est très très bon, je souhaite à tout le monde de vivre ce ridicule.

  14. Promis après j’arrête! Mais la, je suis trop tenté.

    Cher Vincent (des pieds),
    « les 2 genoux qui se touchent, prise par l’épaule, la taille, après ça vient tout seul »
    C’est quoi ce machin! De la capoeira?

  15. Si j avais été dans ce cas, je n aurais pas osé l embrasser directement, mais faire la bise m aurait également dérangé (trop « amical »).
    Je lui aurais plutôt fait un grand sourire en lui prenant les mains ou touché l épaule en me serrant contre lui avec une seule bise sur la joue : en somme une étape intermédiaire entre la bise ( trop lointain) et le baiser ( trop tôt)
    Pour ce qui est du moment où l on doit s embrasser j ai toujours eu l impression que c étaient des interrogations de garçon : à quel moment, pas trop vite, trop tôt, comment ne pas la brusquer, ne pas avoir l air lourd, affamé. A quelques rares exceptions près ( des hommes plus âgés que moi), c est moi qui prend les choses en main et qui franchit le premier pas : le garçon est alors souvent étonné, agréablement parce que ce n était pas encore l heure pour lui d oser..
    Sinon je trouve cette affectation ridicule qu ont les filles de se demander s il faut coucher ou non le premier soir.
    J ai couché le premier soir avec un presqu inconnu avec qui je suis restée 5 ans.
    Je n ai pas couché le premier soir avec un garçon qui me plaisait..le second soir non plus: parce que je me suis rendue compte qu il ne me plaisait peut être pas tant que ça..donc chez moi avoir envie de coucher le premier soir est plutôt très bon signe..si je préfère rentrer chez moi dormir seule à moins d avoir une bonne raison montre que quelque chose cloche. Quand on rencontre quelqu un qu on apprécie vraiment, on a pas envie de le quitter au bout du diner pour rentrer chez soi: on a envie de prolonger le moment : et le prolongement du moment comme le dit anadema peut se limiter à rester côte à côte dans le même lit…
    @anadema
    C est un peu bizarre de lire les commentaires d encore une lea sur tes rencontres quand on a pas la suite de l histoire entre vous deux. Surtout qu à lire ses commentaires, elle semble encore sous le charme, te défend bec et ongle et semble même un peu jalouse…je ne sais pas si je suis la seule à attendre la suite de ces posts : mais le suspens dure depuis trop longtemps..
    Peut être que tu n es pas motivé pour écrire la suite parce qu elle te lit?

  16. Danny : Il n’y a pas de contact dans la capoeira, j’aurais dit du judo plutot !

    Philia : Pour ce qui est de coucher le premier soir, effectivement je suis pas sur que ca protege la fille de quoique ce soit.
    J’ai l’impression que vous vous dites « Avec lui je veux du serieux, si je refuse de coucher le premier soir et qu’il persiste a vouloir me revoir c’est qu’il veux du serieux aussi »

    Faut pas trop nous prendre pour des cons hein ! on l’a tres bien compris et on peut tres bien accepter de vous revoir 2/3 fois pour juste parvenir a tremper le biscuit rien qu’une fois a la fin.

    C’est d’ailleurs exactement l’impression que donne notre ami anadema sur ce qu’il est entrain de faire . Il sait tres bien qu’elle n’est au fond pas faite pour lui, mais en la jouant mec patient et legerement romantique, il semble bien partit pour parvenir a ses fins.

    Esperons que la petite annie ne tombe pas trop de haut !

  17. @ Vincent : Alors oui, je suis d’accord avec toi dans le cas d’une première rencontre. C’est vrai que dans l’ambiance du moment, ça peut se transformer en bisous et une fille (même un mec d’ailleurs) peut se raviser par la suite, une fois réfléchi ou refroidi. Mais là, quand même, c’est une seconde rencontre et je pense qu’Annie n’a pas de raisons de revenir sur ses envies (à moins que j’embrasse très mal, qu’elle me trouve antisexe ou que je sente mauvais, seuls exemples de choses indépendantes de ma volonté). Et puis ses derniers SMS ne vont pas dans le sens d’une fille qui doute en ce sens. Cela dit, au fond tu as raison, on peut toujours s’attendre à tout (Cf. Lize, fille rencontrée en 2004, que j’ai embrassée mais avec laquelle je n’ai finalement pas couché ! Quoique je voyais bien déjà avant qu’elle était un peu étrange…)

    Merci pour ton petit passage sur le premier bisou. En effet, moi qui ne suis pas un dragueur-né, le passage par les petits contacts physiques, c’est quelque chose que j’ai remarqué comme une approche plus naturelle vers le premier bisou, qu’un baiser direct et plus brutal.

     
    @ Danny Bill : Ahah !

     
    @ philia : Merci pour ton regard féminin sur le premier baiser. Tu as raison, ce sont peut-être des interrogations de mecs. Mais je crois que c’est parce que c’est généralement à nous de faire le premier pas (sauf exceptions comme toi) et que l’idée de se prendre un vent est la dernière des choses dont on a envie. Je crois que je préfèrerais encore me taper 10 heures non-stop de « Plus Belle la Vie » que de me prendre un râteau. Donc imagine l’angoisse ! Pour ce qui est de coucher le premier soir, je ne peux être qu’entièrement d’accord avec toi. Sans doute que dans l’idée des filles, c’est de tenter d’écrémer en tentant de décourager les salops impatients. Mais comme le dit pouet dans son commentaire, personne n’est impatient au point de ne pas pouvoir attendre quelques jours de plus. Sans doute est-ce aussi une façon de se valoriser en montrant sa vertu (vilaine conséquence culturelle religieuse).

    Pour ce qui est de l’histoire d’encore_une_léa, je suis toujours très étonné qu’on puisse s’en rappeler (les posts datant de plus d’un an !) et m’en réclamer la suite. Mais sache que cela me fait très plaisir. Alors la suite est bien prévue, plein de choses sont même déjà préparées (avec des surprises sympas et amusantes à la clé). Et ce sera avant l’été !!

     
    @ pouet : oui, il y a cette idée de sérieux derrière et cette envie d’éliminer les forniqueurs. Mais comme tu le dis, je ne suis pas sûr que ce soit à même de les décourager, c’est un artifice un peu inutile. Et puis, il y a aussi cette idée de se valoriser en se montrant vertueuse (culture religieuse). Et puis, quand même, n’oublions pas que beaucoup de mecs (et de filles !!!) considèrent les filles qui couchent « facilement » comme des salopes. Suffit de voir comment se comportent les gens ne serait-ce que lorsque l’on est en mini-jupe pour voir déjà apparaître tout ce vilain fond moralisateur.

    Pour ce qui est de ce que je fais avec Annie : je joue le « romantique » parce que c’est l’ambiance du moment avec elle et que cela me fait plaisir. Ce n’est pas un calcul de ma part. Mais en effet, comme tu le remarques, ça ne m’empêche pas de savoir au fond de moi qu’elle n’est pas faite pour moi. Cela dit, loin de moi l’idée de coucher avec elle une ou deux fois et de l’envoyer au diable. Je ne suis pas contre l’idée d’une petite relation de quelques semaines. A vrai dire, je ne me pose pas plus de questions que cela à ce moment, je préfère me laisser porter par l’histoire et apprécier les moments que nous passons ensemble.

  18. Ce n’était pas une critique de dire qu’on doit se sentir comme à ses 15 ans.
    Au contraire, souvenez-vous quand vous avez rencontrez quelqu’un ado, ça vous prenait au bide et encore quand on grandi.

    Pourquoi toujours refouler ce qu’il y a de meilleur?

    Ca ne vous arrive jamais de vous prendre un fou rire, sur une bêtise, de vous parler comme des gamins?
    A croire qu’être adulte ça veut dire avoir un balais dans le fion et toujours se parler en sujet verbe complément.

    Que votre vie doit être ennuyeuse s’il n’y a jamais de laisser aller.

    Et puis à 23 ans on peut être une dévergondée totale comme à 30 une coincée qui rougit quand on lui dit zizi.

    Ca dépend des personnes comme d’habitude.

    Alors pour te répondre anadema, depuis mes 15 ans il s’est passé des choses touchantes, j’ai sauvé un lézard de la noyade et je nourris les têtards du ruisseau à la batavia et plus concrètement oui rassure-toi.
    J’ai pris 15 ans comme exemple, promis la prochaine fois j’essaye de me rapprocher de la trentaine 🙂

  19. Danny, te fais pas de Bill, je décris comment on fait un premier bisou, il faut échauffer la femme un peu avant pour éviter le claquage.

    Anadema je ne suis pas (plus) religieux pour un sou, mais la morale religieuse explique en partie seulement le mépris pour la « salope ».
    Car avant les femmes n’avaient pas la pilule pour pouvoir coucher avec le premier venu. Et la capote n’était pas utilisée il n’y avait pas le sida. C’était donc prendre le risque d’être mère célibataire sans ressource, et ça emmerde tout le monde.

  20. Concernant le côté gnan gnan et sentimental qu’on est censé avoir a 15 ans, ce n’est pas le souvenir que j’en ai. Justement a cause (ou grace a elles plutôt) des hormones dont parle Sandrine, on bande toutes les 10 minutes ce qui ne permet ni d’être très sélectif, ni très fleur bleue.

    Vincent, je suis d’accord avec toi sur la technique progressive qui permet de sentir si il y a feeling ou pas, mais pas en ce qui concerne les rencontres sur internet.
    Si tu t’es fait flasher par la nana, si vous avez echangé des mails, chatté sur MSN avec tout le cinéma des sous entendus erotiquo-comiques, je ne pense pas qu’il faille trop tourner autour du pot. Au contraire, ça risque de faire retomber l’ambiance qui a été créée.
    C’est pourquoi (même si sur le coup ça m’a paru un idée étrange) je suis d’acord avec Anadema qui voulait l’embrasser tout de suite. Je ne sais pas si j’oserai, je vais essayer, en tout cas j’imagine que si c’est fait sans hésitation, avec une pointe de virilité et sans lui enfoncer la langue dans la gorge, ça doit pouvoir passer pour assez sexy (je dis ça sous le control de Gaelle qui a fait une observation dans ce sens.)

  21. « Vraiment, j’espère que ce n’est pas par rancoeur parce que j’ai fait apparaître précédemment combien ton argumentation avait la profondeur du petit bassin de ma piscine municipale. »

    Non pas de rancoeur, je ne te connais pas, donc je n’ai pas à avoir de la rancoeur ou pas, et je maintiens que mon argumentation tenait la route.

    « Partons du principe que non : évidemment, il me faudrait des points de comparaison (le genre de messages que tu écris toi dans ce genre de situation) »

    Je n’ai pas d’exemple, tout dépend du moment, et de la situation, mais je serais plutôt du genre à écrire à la place d’un « comment je fais si j’ai encore envie de te faire des bisous, moi? » quelque chose du style « tu es parti… dommage pour toi ! » ou « j’ai envie de toi, ce sera pour une prochaine fois » ou « je me couche toute nue… mais toute seule », bref quelque chose de plus direct et explicite. Puisque le fait de tourner autour du pot ou se faire désirer, c’est certes très agréable (je suis la 1ère à faire durer ce petit jeu de séduction), mais une fois le 1er baiser consommé, on sait (en théorie) qu’on se plait un minimum et que les choses vont vite s’enchaîner, donc inutile de tourner à ce moment là autour du pot.

    « pour savoir si c’est juste parce que tu as des difficultés à prendre du recul ou si c’est parce que tu vis les choses de façon foncièrement différente de moi et que nous n’avons du coup pas la même sensibilité et pas le même genre d’enthousiasme. »

    Sans aucun doute Anadema, nous n’avons pas la même sensibilité. Pour ma part, je n’apprécie pas les messages « niais », ça aurait plutôt tendance à m’horripiler. Les « coucou coucou » « bisous bisous » « voili voilo », ce n’est pas ma tasse de thé.

    « Tout ça est subjectif : moi, j’ai tendance à ne pas trop aimer les femmes de ton âge et au delà, que je trouve justement ternes et fades, pour toutes les raisons que l’on peut sentir dans ton commentaire »: trouver une femme de 30ans terne et fade, quelle ouverture d’esprit ! Mais quel genre de femmes de 30ans connais tu pour avoir ce jugement, j’aimerais bien savoir… Enfin, c’est ton droit. Ca ne me vexe pas et me ferait plutôt rire, car d’une part je suis loin d’être fade, et d’autre part, tu pourrais aisément me draguer et te faire avoir, étant donné qu’on me donne systématiquement physiquement 10ans de moins, et mentalement, je suis très loin d’être blasée. A contrario, je trouve pour avoir vu ta fiche sur un célèbre site de rencontres que, du moins en photo, tu fais « vieux avant l’âge », ce qui du reste peut plaire aux gamines de 20ans qui recherchent une image « paternelle ».

  22. Ouh gaelle, 30 ans avec un physique de 20. C’est ce dont revent beaucoup de mecs. C’est un peu avoir le beurre et l’argent du beurre.

    Anadema, du point de vue d’annie, t’as ressenti quoi ? Qu’elle se contente d’apprecier aussi les bons moments sans trop se prendre la tete, ou alors qu’elle risque de s’attacher un peu plus ?
    Perso, je dois me poser trop de pb, je sais pas, mais je peux pas m’empecher de me dire « et elle qu’est ce qu’elle attend de cette relation ? »

  23. Gaëlle, même si tu es jolie, c’est impossible de faire 10 ans de moins quand on en a 30. Ceux qui te disent ça veulent te flatter pour pouvoir coucher avec toi, c’est une technique de drague grossière et éculée.

  24. @ Sandrine : Oui t’inquiète, je n’ai pas pris ça pour une critique, les 15 ans (j’avoue avoir eu un doute à cause des autres commentaires autour !). Et parfait pour ta comparaison avec le balai dans le fion, je crois qu’on était effectivement en plein dedans (sans jeu de mots mal placé). Ben figure-toi que j’adorais attraper des tétards et je les mettais dans un bac à tortue pour les regarder se développer !

     
    @ Vincent : je ne sais pas si nos générations font encore un rapport entre sexe et enfantement. Pour moi, c’est vraiment essentiellement cuturel : le sexe reste quand même tabou et potentiellement culpabilisateur. Et si tous les garçons ne considèrent pas ouvertement les filles qui couchent facilement comme des salopes, je pense que beaucoup (le nombre restant bien sûr à déterminer) l’intègrent inconsciemment et adaptent leur comportement à elles, ce qui leur fait sentir qu’elles font quelque chose de mal. On est dans une société à la sexualité débridée en apparence. Mais en réalité, il en est tout autrement. J’ai plein d’anecdotes à ce sujet : comme des filles qui jouent les grosses lesbiennes chaudasses en faisant semblant de se rouler des patins entre copines sur Facebook, mais qui en réalité veulent « rester vierges jusqu’au mariage ». Assez effarant.

     
    @ Danny Bill : Je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. Ce que Sandrine entend par là, c’est la capacité à 15 ans d’être à fleur de peau et particulièrement enthousiasmé par tout ce qui nous arrive, en particulier lorsqu’il s’agit d’émotions sexuelles.
    Idem au sujet des rapprochements (pas d’accord, donc) : la séduction virtuelle, c’est un jeu mais ça ne présage absolument pas de ce qui va se passer dans la réalité. En clair, un strip de la demoiselle sur la webcam, ça ne signifie pas qu’elle va nous sauter dessus à la première rencontre. Donc, les petits contacts physiques comme dans les exemples de Vincent, c’est sans doute nécessaire pour se rapprocher sensuellement et faire monter le désir, au moins celui d’un baiser.

     
    @ Gaëlle : Alors là, tu m’étonnes beaucoup : j’ai au contraire tendance à faire plus jeune, avis unanime. J’ai du mal à imaginer que tu aies pu voir ma fiche sur Meetic : cela fait plus de deux ans ans que je n’ai plus aucune photo et les photos de l’époque avaient au moins 2 ou 3 ans… Tu es sûre que tu ne t’es pas laissée abuser par un faux profil ?

     
    @ pouet : Difficile d’imaginer ce dont peut avoir envie Annie après juste une soirée. Qu’est-ce qu’elle attend de cette relation, c’est peut-être un peu tôt pour se le demander, non ?

  25. « Pas l’temps d’être sentimental, j’ai trop la dalle »
    Je ne sais plus quel rapeur disait ça, mais ça correspondait a ma façon de voir les choses vers 15 ans. C’est pour ça que j’ai écris « le souvenir que j’en ai » a la première personne. Évidement, certains se reconnaitront, d’autre non.
    Tu écris « être a fleur de peau et particulierement enthousiasmé lorsqu’il s’agit d’émotions sexuelles » ça ressemble beaucoup a un euphémisme de mon « bander toutes les 10 minutes », mais c’est normal que ta tournure soit plus sophistiquée que la mienne parceque c’est toi le blogeur a succès.

    En ce qui concerne la nécessité pour le garçon de faire monter le désir etc. je n’ose pas imaginer que tu considéres ceci comme une obligation purement masculine. Ne pas considérer que les filles doivent séduire tout autant, nous (les mecs!) placerait dans un état d’infériorité, et serait incompatible avec l’idée d’égalité des sexes.
    Ca me rappelle certaines annonces féminines sur MEETOC du genre « je suis comme ci, je suis comme ça, alors Messieurs a vos claviers, et bonne chance, que le meilleur gagne » et quand tu regardes la photo de la fille, elle tient même pas dans le cadre.
    Enfin, je continuerai a garder pour la première rencontre, l’echange au même niveau d’intimité qu’il l’était sur l’écran (en restant dans les règles de la decense bien sur! Pas de main au cul!). Si ca coince, je ne m’eternise pas. Cette attitude m’a sûrement fait rater quelques occasions, m’a aussi certainement evité de perdre beauvoup de temps avec des alumeuses du net (que tu décris très bien avec les copines rouleuses de pelles de Facebook) qui ne cherche qu’a se faire payer un resto.
    Mais je n’ai pas de comptes a rendre, je peux ratisser large, et envoyer balader qui je veux, jusqu’à trouver celle qui se rapproche le plus de mes goûts du moment. Ce qui n’est peut être pas ton cas puisque tu tiens ce blog admirable et exhaustif.
    Peux tu analyser dans quelle mesure la tenue de ce blog modifie (ou pas) ton comportement avec les filles? Tirer un but dans son jardin, et tirer le dernier penalty de la finale de la coupe du monde c’est pas pareil.. Et puis, j’y connais rien au foot! Mais tu as compris

  26. @ Danny Bill : Ahahah, pas mal le coup du foot ! Bon, cela dit, je n’y connais rien non plus. Bon mais non, la tenue de ce blog ne modifie en rien mon rapport avec les filles. J’en veux pour preuve mon très petit nombre de rencontres en tout depuis le début (une bonne vingtaine) et le nombre de concrétisation (une bonne douzaine). Je suis un célibataire normal sur des sites de rencontres et ce que je fais n’a rien de spectaculaire, si ce n’est de rendre compte avec le plus de précision possible l’ordinaire et les détails du quotidien. Non, le seul impact de mon blog dans ma vie réelle, c’est éventuellement de me dire que si je me prends un râteau, comme si ça ne suffisait pas faudra en plus que je le raconte sur mon blog… Et dans la version plus flatteuse si la fille est un peu chaude par exemple : tiens, et si je prenais en photo mes griffures pour mon blog… Mais ça s’arrête là : rien de ce que je fais ne trouve de justification ici. 😉

    Pour l’histoire des 15 ans, quand je parlais d’émotions sexuelles, c’était plus au sens émotions amoureuses, premiers coups de coeur, révolutions de la séduction, etc que juste bander !

  27. Je pense que tu as un QI plus élevé que l’anormal parce que pour se rappeler autant de détails un an après, chapeau! Qu’est- ce que ça doit être quand tu es vraiment amoureux de la fille, tu dois te souvenir de chaque geste, chaque mot à la respiration près.

  28. @ Olga : Mémoire et intelligence sont bien entendu deux choses bien distinctes. Tu as raison, ce n’est pas facile de se souvenir de nombreux détails un an après. Mais c’est un exercice de mémoire que tout le monde peut faire : moi, ce sont les SMS, mails et tchats sauvegardés et quelques souvenirs précis qui me permettent d’avoir les grandes lignes de départ. Ensuite, c’est un exercice de concentration et de réflexion pour retrouver l’ordre des choses et se plonger dans l’ambiance du moment. Et les souvenirs reviennent, chaque souvenir d’un petit détail pouvant en amener un autre. Malgré tout, il y a des choses que l’on perd : je n’ai pas pu décrire en détail mon premier baiser avec Annie par exemple parce que je n’en ai pas de souvenir particulier, chose que je regrette.

  29. A Vincent et Pouet: eh si, c’est possible. J’ai 33ans (bientôt 34), et on m’en donne entre 23 et 26 à tout casser. Et cela ne vient pas de mecs qui veulent me brancher, mais de collègues féminines qui sont tombées des nues quand elles ont su mon âge.

    A Anadema, justement ta fiche Meetic, je l’avais vu il y a perpette. J’ai encore ton pseudo en tête (que je ne donnerai pas ici pour préserver ton anonymat car je ne sais pas si tu l’utilises encore), ou quelques détails physiques. Du reste, comme il y avait plusieurs photos, c’est fort possible qu’en vrai tu fasses plus jeune. Je me rappelle néanmoins d’une photo de 3/4 en noir et blanc, et dessus, tu ne faisais pas franchement jeune. Mais bon, il est vrai que les photos sont parfois trompeuses.

  30. @ Gaëlle : Ah, voilà l’explication de toutes ces attaques personnelles… Tu n’aurais pas apprécié un truc à l’époque (un mauvais échange ou une absence d’échange) ? En effet, il y avait une photo en noir et blanc comme tu la décris. Mais elle date de 2003 (!), et on peut certainement dire beaucoup de choses dessus mais certainement pas que c’est une image « paternelle » et que j’y fait « vieux avant l’âge ». Il faut que tu changes de lunettes ou que tu soignes ton aigreur.

  31. Mais en quoi suis je aigrie???
    Et pour te répondre, ni mauvais échange, ni absence de réponse, vu que je n’ai entâmé aucun dialogue avec toi (Meetic est fait, en tout cas pour ma part, uniquement pour draguer, et je ne te trouvais pas à mon goût désolée).
    Je me demande pourquoi, dès qu’un lecteur n’abonde pas dans ton sens, il est forcément aigri, frustré, ou con.
    Je reviens juste sur ce blog de temps à autre, par pure curiosité et pour savoir la suite de tes aventures (eh oui quand on commence une « série », on veut connaitre la suite, que ce soit plus ou moins intéressant).
    Même si j’avoue te trouver assez tête à claque, j’essaye néanmoins de rester objective dans mes propos.
    Je te reconnais quand même l’effort concédé pour publier certains commentaires qui ne t’épargnent pas.
    Pour ce qui est des lunettes: mon meilleur ami est ophtalmo, ma vue est donc surveillée de près! 😉

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