Conseils pour un(e) débutant(e)

 

Vous débutez dans l’art de faire des rencontres sur Internet et vous avez peur de mal vous y prendre ? Pas de panique ! Ayant moi-même fait à peu près toutes les erreurs de base du néophyte, je vais vous donner 4 conseils de base pour que vous ne vous embarquiez pas là où vous ne voulez pas ! Notez qu’il y a toujours des cas particuliers mais en général, les points qui suivent se vérifients :

 

1- ATTENTION A L’IDÉALISATION !
Une des erreurs fréquentes que l’on fait sur un site de rencontres quand on est tout nouveau, c’est la tendance à l’idéalisation de l’autre ! Tchater ou s’envoyer des mails, en comparaison d’une discussion autour d’un café en chair et en os, c’est un échange incomplet : pas de contact visuel, pas d’expressivité, pas de charme. Curieusement, si on n’y prend garde, l’encéphale a tendance à combler ces trous avec les caractéristiques idéales qu’on aimerait trouver chez l’autre. On interprète des signes à sa façon, on enjolive ce qui ne devrait pas l’être (paroles, mails, photos, etc). Du coup, on a tendance à se construire – inconsciemment ou non – l’image d’une personne qui n’a pas grand-chose à voir avec celle que l’on a en face de soi. Désillusion assurée !

Mon expérience : La première fille que j’ai rencontrée – Eléa – est la demoiselle que j’ai le plus idéalisée. Ses mails étaient souvent incompréhensibles et nos conversations n’étaient pas plus intéressantes que ça. Au lieu que ça me mette la puce à l’oreille, j’ai rejeté la faute sur le grand méchant « virtuel », pensant qu’il ne fallait pas juger le caractère d’autrui via un outil informatique. J’avais bien tort ! Quand je l’ai rencontrée, je me suis pris une grande claque dans la figure : elle n’avait rien à voir avec le fantasme que j’entretenais depuis des semaines dans mon esprit (physiquement et mentalement !).

La morale de l’histoire : A conversation virtuelle nulle, conversation réelle nulle !

 

2- NE VOUS LAISSEZ PAS EMBARQUER DANS DES ÉCHANGES SANS INTÉRÊT !
Vous ne craquez pas particulièrement sur une personne – sympa au demeurant – qui vient vous parler régulièrement ? Mais comme vous êtes poli(e), vous n’osez pas lui dire qu’elle n’est pas votre style, vous répondez à ses messages et passez du temps à parler avec elle ? Vous êtes en train de perdre votre temps ! D’une part vous laissez entendre à l’autre qu’il a un espoir de vous plaire. D’autre part, vous dépensez de l’énergie pour rien (d’autant plus que j’ai remarqué que nous avons tous un seuil de saturation des échanges virtuels au delà duquel on ne prend plus aucun plaisir à parler à quiconque sur un tchat !). Vous feriez mieux de vous concentrer sur des relations intéressantes, sans quoi vous êtes condamné(e) à rester des siècles sur votre site de rencontres (il reste des dizaines de milliers de personnes à qui vous plaisez mais qui ne vous plaisent pas).

Mon expérience : J’ai souvent passé un temps fou à parler avec des filles qui ne m’ont jamais intéressé (il suffit de regarder mon historique !), simplement parce qu’elles m’abordaient. Je ne me suis jamais trop posé de questions quant à ce que je faisais et pourquoi mais résultat des courses : au lieu de passer du temps à chercher des filles avec qui j’avais de profondes affinités, je discutaillais des soirées entières avec tout le monde et n’importe qui. J’ai même été jusqu’à rencontrer (parfois plusieurs fois) des filles avec lesquelles je savais pertinemment que rien n’était possible. Ne me demandez pas comment j’en suis arrivé là, je n’en sais fichtre rien !

La morale de l’histoire : Quand on n’accroche pas, on décroche !

 

3- N’ATTENDEZ PAS TROP LONGTEMPS AVANT DE VOUS RENCONTRER EN VRAI !
Pourquoi discute-t-on sur un site de rencontres sur Internet ? Certainement pas pour le plaisir de passer des heures devant un écran informatique ni pour avoir un(e) petit(e) ami(e) virtuel(le) ! Alors, ça ne sert à rien d’attendre des semaines avant de se rencontrer. Quelques jours, c’est déjà un bon maximum. Si le courant semble passer, plutôt que de passer 4 ou 5 heures à tchater sur le PC, arrêtez les frais et allez boire un café ensemble dans la vraie vie ! Même s’il ne doit rien se passer au final, c’est infiniment plus sympa et vous n’aurez pas perdu votre temps. Si l’autre hésite à vous rencontrer, c’est mauvais signe : soit il (elle) n’accroche pas tant que ça, soit une mauvaise surprise est à la clé (mensonge sur la fiche, crise d’herpès génital, pas vraiment célibataire, etc.), soit il (elle) hésite à franchir le cap du virtuel parce qu’il (elle) a une personnalité instable (manque de maturité, dépression, timidité pathologique, etc.) mais dans tous les cas : vous ne vous connaissez même pas que déjà il y a des problèmes… Passez votre chemin !

De plus, je me suis rendu compte que l’échange virtuel, même dans la durée, ne construit pas une relation – quelle qu’elle soit – comme j’aurais pu le penser au début. Quand on se rencontre en vrai, tout retombe presque à zéro, chacun redevient presqu’un parfait inconnu pour l’autre !

Et pour finir, plus le temps passe, plus il est difficile de s’empêcher d’idéaliser l’autre. C’est humain !

Mon expérience : Eléa (29 ans) avait refusé ma première invitation au bout de 2 semaines, prétextant (c’est son droit) qu’elle trouvait que c’était un peu trop tôt. J’aurais dû en prendre note et passer à autre chose. Au lieu de ça, j’ai fait preuve d’une patience ridicule. Nous avons l’un et l’autre dépensé une énergie folle à tchater et à nous envoyer des mails. Tout ça pour me rendre compte en 2 secondes quand nous nous sommes rencontrés (au bout d’un mois et demi) que ce n’était pas du tout (mais pas du tout) le type de fille qui m’intéressait. Elle était dépressive, mal dans sa peau et surtout n’avait aucun désir particulier de s’en sortir. Je suis célibataire, pas psy !

J’ai recommencé la même erreur avec Iséa : nous nous entendions à merveille sur le tchat (entre 5 et 10 heures de tchat par jour !), nous avons attendu 2 ou 3 semaines avant de nous rencontrer… Tout ça pour nous rendre compte très vite que le feeling passait différemment de ce à quoi nous nous attendions. J’ai voulu persévérer, résultat : je me suis pris un râteau !

La morale de l’histoire : Celui qui attend le déluge a toutes les chances de l’obtenir !

 

4- UN BISOU A LA SECONDE RENCONTRE, AU PLUS TARD !
Vous n’avez plus 15 ans et nous ne sommes pas au Moyen-Âge ! Vous n’allez pas attendre 6 mois avant de déclarer votre flamme ! Vous vous êtes rencontrés sur un site de rencontres amoureuses, pas sur un site de fans de tricot, il n’y a donc aucune ambiguité sur l’objectif de votre rencontre même si vous n’en parlez pas !

Si vous franchissez le cap du bisou dès la première rencontre, tant mieux. En revanche, n’attendez pas la fin des haricots pour provoquer les choses ! Pour avoir beaucoup réfléchi sur la question et avoir recueilli nombre de témoignages, je me suis arrêté sur cette idée : il est sain de s’embrasser à la seconde rencontre, au plus tard. La seconde rencontre, c’est la confirmation que le courant est suffisamment bien passé la première fois pour qu’on accepte de se revoir une seconde fois, c’est donc le moment où jamais de passer d’ami(e) à petit(e) ami(e).

C’est souvent au garçon de faire le premier pas, même si de plus en plus de filles prennent les choses en main (personnellement, ça ne m’est jamais arrivé !). Les filles s’arrangent en général pour faire sentir à l’autre qu’elles attendent d’être embrassées. S’il ne se passe toujours rien après la seconde rencontre, elle risque de se lasser ou on risque de passer dans un stade d’amitié asexuée qu’il va être plus difficile de remettre en question. Dans tous les cas, l’enthousiasme de la nouvelle rencontre va partir en chute libre !

Mon expérience : J’ai attendu la troisième rencontre pour essayer d’embrasser Iséa. C’était trop long, je n’étais pas suffisamment dans une attitude de séduction avec elle. Résultat : je me suis planté en beauté.

Avec Lize, pire que tout, j’ai attendu la quatrième rencontre !! Elle a même passé une nuit quasi entière chez moi sans qu’il ne se passe rien (on n’a pas dormi) ! Résultat : elle m’a reproché – à juste titre – de n’avoir rien tenté, elle a eu l’impression que je n’avais pas envie d’elle (ce qui n’était pas complètement faux non plus). Je me suis rattrapé à la quatrième rencontre (jamais trop tard, certes), mais quelle perte de temps… Et tout ça à cause d’une appréhension !

Etant particulièrement couard quand il s’agit de prendre l’initiative d’embrasser une fille que je n’ai jamais embrassée avant, j’ai toujours eu tendance à repousser plus que de raison le moment « fatidique ». Rien de tel pour saccager l’enthousiasme de rapports naissants ! Depuis, je me force (c’est difficile) avec cette règle de la seconde rencontre et c’est bien plus concluant.

La morale de l’histoire : A bisou trop attendu, pas de bisous du tout !