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Mercredi 22 octobre 2008 Sur la vingtaine de mails que j’envoie au petit bonheur sur JeContacte, je ne recevrai que quelques réponses, et encore, pas toujours très intéressantes. Je me souviens d’un échange de plusieurs messages avec une fille autour des 25 ans qui écrivait très bien (comprendre : correctement) mais qui ne comprenait pas vraiment ce que je lui racontais. Alors que j’étais dans un ton plutôt léger, elle prenait ce que je lui disais un peu trop sérieusement et semblait avoir du mal avec des concepts simples. Imaginez la frustration pour moi qui aime jouer avec les mots…
Parmi les destinataires de mes mails se trouve une femme de 33 ans, apparemment mariée mais souhaitant s’évader un peu de son quotidien. Sa fiche est plutôt discrète, sans photo et avec un petit texte d’accompagnement subtil qui me permet de penser que j’ai affaire à une femme cérébrée. Appelons-la FemmeMariée pour les besoins de l’histoire. Le message de quelques lignes que je lui ai envoyé est relativement sobre mais rebondit sur son annonce et ajoute quelques confidences. Et il se termine classiquement par : « Si mon profil vous séduit, j’attends de vos nouvelles. ». Voilà qui devrait éviter que l’on ne s’échange inutilement quelques messages si c’est pour qu’elle me sorte à la fin qu’elle m’a répondu par politesse mais que je ne lui plais pas. On n’est jamais trop sur ses gardes…
Comme cela peut arriver parfois lorsque l’on a un peu de chance et que son correspondant est en ligne, non seulement je reçois une réponse mais en plus rapidement, au bout de 17 minutes seulement :

Que vais-je bien pouvoir faire d’un mail pareil ? Obligé de broder à partir d’une maigre ligne, dois-je considérer que oui, mon profil lui plaît puisqu’elle me répond ? Ou alors qu’elle se moque gentiment de moi en répondant littéralement à ma question finale ? Voilà le problème d’un site de rencontres où les hommes sont en surnombre et où les femmes peuvent se permettre de leur laisser multiplier les efforts et les premiers pas. Après avoir dû faire preuve d’imagination pour un premier message, je me retrouve à la case départ si ce n’est avec l’assurance d’avoir en face de moi une correspondante attentive, au moins au sens : potentiellement susceptible de me répondre…
Comme je ne trouve pas très équitable cet écart d’attitude entre hommes et femmes, lequel m’agace, et comme je n’ai pas envie de m’y soumettre plus que ça, je lui réponds à mon tour de façon sèche et directe :

Deux minutes plus tard, j’obtiens à nouveau une réponse :

Le message est tout aussi court que le précédent, quoique contenant cinq mots de plus, ce qui fait tout de même une augmentation notable de + 55%. Et surtout, miracle : il y a une question qui en fait un message ouvert. Si elle n’en a pas pris acte, du moins a-t-elle remarqué mon « laconique ». Pas franchement convaincu mais inspiré, je lui écris un message dans la foulée :

Cette fois je ne signe pas, c’est à prendre comme un point final. Il me semble que je me suis suffisamment exprimé, que j’ai fait suffisamment d’efforts pour ouvrir le dialogue et que si je ne la motive pas plus que ça, ce n’est pas la peine de continuer.
Deux minutes encore plus tard, j’ai un message de sa part :

Cinq mots de plus encore que dans le précédent message (est-ce un quota ?), c’est mieux mais pas suffisant. Même si c’est un mail qui me fait un compliment agréable, cela reste un message fermé qui n’appelle pas vraiment de réponse. Et quelques mots seulement en réponse à quelques phrases, ce n’est pas loin d’être humiliant. Ma motivation ayant ses limites, je ne lui réponds pas.
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