Encore_une_lectrice (7) – L’heure du verdict

Je suis content que Léa ait répondu à mon SMS de bonne année et qu’elle s’y soit montrée si avenante. Envisager l’année comme meilleure sur la simple base de ma manifestation, quelle flatterie ! C’est en début de soirée le lendemain, 1er janvier, que Léa me retrouve sur MSN :

Drôle de voir aujourd’hui que deux ans plus tôt, j’en étais encore à rouspéter contre les commentaires. Finalement, il y a des choses qui ne changent pas ! Comme mon agacement sans cesse renouvelé contre la sottise et la bien-pensance, ou l’omniprésence de commentaires de lecteurs foncièrement allergiques à tout ce qui n’est pas langue de bois. Avec le temps, c’en est même devenu pour moi une piste pour vérifier des affinités intellectuelles, en me permettant d’avoir quelques concepts clés en main à lancer pour tester le niveau de discernement d’une personne et sa capacité à prendre du recul par rapport à elle-même (chose dont est incapable une effrayante majorité de gens) et à appréhender des situations dans leur globalité.

C’est sans doute un des avantages pour moi d’être contacté par une lectrice, car cela suppose qu’elle est un minimum en phase avec moi. Je suis donc ravi que Léa soit tout autant outrée que moi par certains des commentaires du post du moment. Cela dit, il faut peut-être que je prenne en compte la possibilité du syndrôme « groupie » si jamais elle me dit amen à tout et qu’elle force ses affinités avec moi. Si nous n’avons pas encore eu l’occasion d’avoir des conversations sérieuses sur MSN, les mails qu’elle m’avait envoyés sur Meetic ont tout pour me laisser croire que j’ai affaire à une fille intelligente avec laquelle je n’aurai pas besoin de sous-titrer mes paroles.

Après une petite heure passée au téléphone (1er janvier oblige), je retrouve Léa sur MSN et nous reprenons notre conversation. Conversation légère qui ne tourne autour d’aucun sujet en particulier et qui est plutôt faite de petits jeux taquins saupoudrés de traits de séduction.

Elle allume à nouveau sa webcam, ce qui a tôt fait de capter toute mon attention. D’autant plus que je peux compter sur son aptitude à se trémousser et à rendre la vidéo particulièrement vivante. Une petite fenêtre visuelle et je suis transporté… Ah que la webcam est addictive chez nous les hommes ! Comme j’accepte de jouer les médecins pour l’occasion, il prend à Léa le besoin de faire avec moi l’inventaire de ses grains de beauté. On ne rigole pas avec les mélanomes par les temps qui courent. Nos petits jeux érotiques softs nous emmènent ainsi jusqu’à plus de deux heures du matin lorsque nous évoquons la possibilité de nous rencontrer. Nous parlons du vendredi soir (5 janvier), dans quatre jours. Nous nous retrouverions place du Châtelet à 19h00 pour boire un verre ensemble. Elle me dit qu’elle me confirmera par téléphone, ce qui me permettra d’entendre sa voix. Comme j’aime bien ce qui est impérvu et spontané, même s’il est tard (plus de deux heures et demi maintenant), je lui propose de lui passer un coup de fil tout de suite ! Elle accepte, nous laissons MSN en suspens et je l’appelle sur son portable. Je ne sais plus de quoi nous avons parlé ni combien de temps a duré l’appel mais je sais que je l’ai trouvée aussi agréable que sur MSN, que j’ai trouvé sa voix charmante et féminine, que je l’ai sentie un peu intimidée mais sensible à mon humour. Je ne cesse d’être étonné de voir à quel point le temps passe vite sur MSN et qu’on se retrouve en un rien de temps à être resté six heures devant son écran, même si ça a pu être ponctué par d’autres activités. Je m’endors content par tous ces échanges, ce coup de fil et ces apparitions de culotte en webcam.

Nous nous retrouvons sur MSN trois jours plus tard, la veille de notre rencontre et nous tchattons pendant deux heures de manière aussi légère et sympathique que la dernière fois mais… sans webcam. Je lui dis que du coup, puisque je suis frustré, je lui réclamerai mon strip demain et sans webcam. Elle me répond : « et alors ! ça ne me gêne pas. et puis tu dis ça là mais ensuite ce sera courtois ». Oh ! Comme si j’étais du genre à ne pas aller au bout du jeu… Eh bien, nous verrons cela !

Une étudiante de 21 ans jolie et chaude qui apprécie mon blog, ça a franchement tout pour me plaire. Et je suis vraiment séduit à l’idée de la rencontrer, même si je n’ai jamais été très emballé à l’idée de rencontrer des lectrices de manière générale parce que je n’aime pas trop le décalage qu’il y a d’emblée sur ce que nous savons l’un de l’autre et que je méfie du risque d’idéalisation que peut induire la lecture d’un blog.

Vendredi, 18h45. Je suis dans le métro en route pour retrouver Léa. Comme je le fais en général, j’ai pris soin de ranger un minimum chez moi au cas où je me retrouverais à rentrer avec elle. On ne sait jamais. Comme cela m’arrive malheureusement trop souvent, je me rends compte que je vais avoir un peu de retard et je suis contraint d’envoyer un SMS à Léa pour la prévenir :

Franchement, rien de tel qu’un retard pour accentuer encore la pression : rencontrer une inconnue avec tout l’enjeu de séduction qu’il y a autour + se sentir en faute. Aïe… Sans parler du fait que j’ai l’impression de devoir me montrer à la « hauteur » de mon blog et de ne pas la décevoir. Je sors rapidement du métro et je monte les marches deux par deux pour essayer de grapiller quelques secondes sur mon retard. Je jette un oeil autour de moi pour voir si je la reconnais…

La rencontre, le pourquoi et le comment vous seront racontés par… Léa elle-même !

La suite : « Léa’s Story (1) – Projections et autres complications »

6 réponses sur “Encore_une_lectrice (7) – L’heure du verdict”

  1. Ah enfin la suite de l’histoire avec Léa !! Ca s’annonce plutôt pas mal.

    Vivement le récit de votre rencontre par elle-même, espérons qu’elle ne nous fera pas trop languir quand même…

  2. On a tellement envie d y croire .. Qu est ce qui a cloché alors?
    on attend la version de Léa..une petite question pour elle: ça lui fait quoi que tu parles d elle comme ça  » chaude », » son petit cul cambré »..hmm, je suis pas sûre que ça me plairait, moi..j aurais préféré « ses yeux de biche » ou « séductrice »: mais ça revient au même au fond:)
    Tu n as pas l air de tempérer tes propos sous prétexte qu elle te lit..

  3. Techniquement, le dialogue date de tout début 2008 et en mai de la même année Anadema rencontrait d’autres femmes(la femme mariée notamment).
    Donc soit Léa est très ouverte d’esprit soit la relation lectrice-fan et blogueur n’a pas donné grand chose…
    Mais bon on a bien envie d’avoir la suite de l’histoire quand même 😉

  4. @ Philia : Pour répondre à ta question, j’avoue que je ne vois aucun soucis ou gêne à l’idée qu’il parle ainsi et utilise ces qualificatifs. En réalité je les apprécie tout autant qu’un « œil de biche », voire même davantage.
    Si cela rend compte de son appréciation des choses, je trouve normal qu’il le fasse en ces termes. En fait, j’avoue que je ne verrais pas l’intérêt à euphémiser les choses en préférant un « ses yeux de velours » à un « regard aguicheur » si l’idée est bien le côté aguicheur (je ne parle pas de moi là !). Comme tu l’indiques très justement « ça revient au même au fond » donc à ce titre pourquoi atténuer le côté grivois et adoucir les termes si c’est ainsi qu’il les a pensé en situation ?!
    Il faut préciser aussi que ce n’est pas comme si c’était un plouc dans la rue qui me disait ça auquel cas je te rejoindrais en le prenant, effectivement, plutôt mal.
    Tout contexte de séduction intègre une dimension sexuée. Je ne dis pas non plus qu’il faut tout faire passer par le prisme du sexe et des attraits physiques dans le contexte d’une rencontre mais je ne pense pas qu’il faille les occulter au motif que « ça ne se dit pas » ou que c’est un peu direct. Lorsque l’on est attiré par quelqu’un, il y a nécessairement un aspect charnel donc au même titre qu’il peut dire qu’il me trouve grande, petite, stupide, bruyante ou pas bronzée, je trouve légitime qu’il indique qu’il me trouve cambrée, plate, froide ou chaude… A partir du moment où cela participe à la description du processus de séduction en quelque sorte, j’apprécie tout autant entendre parler de la cambrure de je ne sais quelle partie de mon corps que mes neurones !
    Et enfin, indépendamment du fait que je cautionne ou non la terminologie pour laquelle il opte, ce n’est pas demain la veille que Monsieur amendera ses propos au motif qu’il est lu je crois !
    Cela dit, je comprends tout à fait que ça puisse te sembler inapproprié ou que de ton côté tu ne sois pas spécialement emballée par cette formulation ! Je le conçois aisément c’est pourquoi je comprends que tu puisses te poser la question…
    A propos du « qu’est-ce qui a pu clocher ? » je ne peux que te dire absolument rien ! Rien ne cloche entre lui et moi à vrai dire !

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