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Mardi 22 septembre 2009 Au mois de mai 2008, pendant que je découvrais et testais le site de rencontres JeContacte, j’avais essayé de trouver quelques rares profils qui me semblaient un peu intéressants. Et entre les profils au physique repoussant et les autres dont il était difficile de faire la part entre l’illettrisme et la sottise, la tâche me semblait herculéenne. C’est ainsi que j’étais tombé sur FemmeMariée et c’est également comme cela que je suis tombé sur le profil de L.
L. est une jolie brune de 37 ans dont la fraîcheur que ses photos laissent transparaître tranche énormément avec l’austérité des autres femmes inscrites, en particulier de son âge. Son annonce plutôt bien écrite dévoile une femme passionnée et à la « sensibilité à fleur de peau », ce qui sont plutôt des choses que j’apprécie. Je lui envoie un petit message et, par chance, elle me répond. S’ensuit un échange de quelques mails au bout duquel elle me donne son adresse MSN. Je l’ajoute à ma liste de contacts et lorsque nous nous croisons sur MSN, je l’aborde sur le tchat :

J’avoue que cette histoire me laisse assez perplexe. Je suis partagé entre l’envie de céder au plaisir de croire que ma photo lui paraît effectivement « trop belle pour être vraie » et la méfiance de ce qui me semble beaucoup trop insistant pour ne pas être suspect. Je veux bien que ma photo puisse faire son effet – d’autant plus que je l’ai soigneusement sélectionnée d’après le vote du public féminin de Badoo – mais de là à être « trop belle », je suis suffisamment réaliste pour savoir qu’il ne faudrait quand même pas exagérer. Instinctivement, son insistance pour que j’allume ma webcam me semble revêtir autre chose que son désir de vérifier qui je suis, mais je n’arrive pas à savoir quoi.
Depuis le début de ce blog, jamais je ne me retrouvé dans un échange avec une prostituée et j’avoue que je n’aimerais pas trop boire un café avec une femme qui m’annoncerait ses tarifs. Comme j’ai remarqué en général que les prostituées des sites de rencontres ou plus simplement celles qui monnayent l’image de leur corps tendent toujours à insister vivement pour qu’on fasse quelque chose de précis (prétexter un problème technique pour que l’on aille voir leurs photos sur un site spécial ou que l’on s’abonne à une messagerie pour pouvoir leur parler, par exemple), je m’interroge sur ce à quoi pourrait amener que l’on allume sa webcam. Voudrait-elle essayer de me chauffer suffisamment pour que je cède plus facilement à une proposition tarifée ?
Il pourrait être intéressant de s’interroger sur les étranges effets des problèmes de tricheries et de mensonges qui semblent régner sur les sites de rencontres et qui amènent à être systématiquement suspicieux et sur la défensive l’un envers l’autre. Au lieu d’un échange sain et ordinaire qui s’attacherait à établir du feeling et des affinités, la rencontre se transforme en une confrontation où chacun doit justifier et prouver ce qu’il est.
La suite : « Ma cam à tout prix (2) »
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