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Jeudi 26 août 2010 A plusieurs reprises ces derniers mois (au moins trois personnes parmi mon entourage IRL qui a connaissance de mon blog), on m’a reparlé de ma fameuse « quête d’une fille formidable » et de l’impression de challenge insurmontable que ces années de recherche insatisfaite ne faisaient qu’accentuer. Anadema, idéaliste aux exigences folles ? Utopiste aux attentes démesurées ?
Il faut d’abord bien comprendre que l’écrit tend parfois à accentuer l’intensité des choses et qu’un blog thématique, quel qu’il soit, a vite fait de faire passer son auteur pour un acharné sur son sujet de prédilection (bon OK, parfois c’est le cas !). Mais ne nous laissons pas abuser par de trop rapides préjugés. Et ne vous construisez pas un personnage « Anadema » qui n’existe pas.
Mon blog n’est pas la matérialisation d’une profonde frustration de ma part, d’un désir inassouvissable, c’est avant tout un espace d’expression où je m’amuse beaucoup. Et comme en plus, j’adore les histoires de cœur, je ne m’en lasse pas. La seule chose que mon blog matérialise, c’est mon ardent désir de booster ma vie sentimentale. Au delà de l’idéal de mon objectif (trouver une « fille formidable »), c’était surtout agir pour faire des rencontres et vivre des histoires sentimentales qu’initiait ce journal lorsque je l’ai commencé il y a plus de sept ans maintenant. J’avais alors 26 ans. Je réalisais tout juste, quelques années après la fin de mes études, que la vie professionnelle était un terrain assez stérile quant aux opportunités de nouvelles rencontres et qu’il allait me falloir faire un effort particulier pour faire changer les choses. Sept ans plus tard, objectif pleinement atteint : avant, je ne faisais pas de nouvelles rencontres et je ne vivais pas d’histoires. Aujourd’hui, ma vie a complètement changé.
Si mon blog est entièrement consacré à mes relations amoureuses et à mes rencontres sur Internet, et que j’affiche un but ultime (une fille formidable), il ne faut pas croire pour autant que je suis dans une obsession de la recherche, dans une quête effrénée et que je passe ma vie à contacter des filles sur des sites de rencontres. Passez-vous, vous célibataires, chaque soir à courir après l’amour ? Non ? Moi, c’est pareil. Sachez pour l’anecdote que je n’ai pas utilisé de profil sur un site de rencontres depuis… deux ans ! Ouch ! Parce que je n’en ai pas ressenti un besoin impérieux d’une part. Et parce que je vis des histoires ailleurs, d’autre part, qui sortent du cadre des sites de rencontres sur Internet (raison pour laquelle je n’en ai pas parlé ici). On peut sans doute me dire que si je ne trouve pas la fille formidable, c’est parce que je ne la cherche pas assez. Et c’est sans doute vrai. Plus vrai que d’insensées exigences supposées être les miennes. Au contraire, j’essaie de conserver dans ma démarche un rapport sain et spontané, loin de toute compulsion hystérique. Je vis des histoires naturellement comme tout le monde et je ne me pose pas comme question en permanence « est-ce la fille formidable ? » quand je rencontre une fille. Je ne fais dans ce blog qu’exposer des histoires, des ressentis, des aspirations. J’essaie de formaliser ces pensées et ces impressions intimes qui nous traversent tous lorsque nous faisons des rencontres (ce que certains très curieusement interprètent dans les commentaires comme étant une forme particulière d’intransigeance, comme si leur esprit à eux restait vierge de toute pensée, de toute réaction dans l’expérience de leur quotidien (quoique je me demande parfois aussi s’il n’y en pas réellement qui ont la chanson « It’s A Small World » en boucle dans leur tête)). J’essaie de théoriser sur les relations, mes envies et mes sentiments. Mais ça ne signifie pas que je suis plus compliqué et plus exigeant que quelqu’un d’autre. Ca signifie juste que j’ai une tête et que je m’en sers pour penser.
Mais alors, cette histoire de « fille formidable », c’est quoi ce truc ?
La « fille formidable » est un raccourci conceptuel qui désigne celle pour laquelle je pourrais avoir de l’amour, avec laquelle j’aurais envie de partager un moment conséquent de ma vie, et qui elle-même éprouverait les mêmes choses à mon égard. « Formidable » est un qualificatif subjectif qui ne vise pas à désigner une qualité absolue. Une fille est potentiellement formidable à mes yeux si elle réunit un certain nombre de qualités qui viennent à me toucher. C’est l’histoire banale de l’amour, absolument rien de plus. Et non pas la somme d’hypothétiques exigences incroyables que je manifesterais à l’égard des femmes. Ou du moins, si, je suis très exigeant en amour dans le sens où, comme la plupart d’entre nous, je ne peux pas tomber amoureux de la première venue. Et à l’échelle de la population moyenne, la proportion de filles susceptibles de m’intéresser est effectivement assez faible. Mais c’est le lot quotidien de tout le monde, sinon nous serions tous mariés depuis longtemps. Mes « exigences » sont donc classiques dans la mesure où nous en avons généralement tous. Comment appelleriez-vous votre « fille formidable » ? L’amour de votre vie ? Votre prince charmant ? Votre âme soeur ? Le Grand Amour ? C’est fondamentalement la même chose. Oseriez-vous me dire que n’importe qui ferait l’affaire et que vous n’avez donc pas d’exigences particulières ? Je suppose que non. Vous voyez, nous sommes tous pareils. Ma « fille formidable », ce n’est rien de plus que ça. Elle n’est pas le produit d’une idéalisation monumentale qui réclamerait un milliard de qualités inaccessibles. Ses qualités ne font que correspondre à ma vision de la relation amoureuse. Ce que je tâcherai d’essayer de définir dans un prochain post. Je n’ai jamais prétendu croire qu’il ne pouvait y avoir qu’une fille formidable au monde pour moi. Je pense bien au contraire qu’il y a dans la vie de nombreuses personnes dont nous pouvons tomber profondément amoureux et avec lesquelles nous pouvons envisager une relation longue. Mais encore faut-il les trouver.
Votre envie de « Grand Amour » vous ferme-t-il à toute autre rencontre ? Conditionne-t-il votre rapport aux autres ? Vous enferme-t-il dans une quête aveugle et exclusive ? Non ? Moi non plus ! Ma « quête d’une fille formidable », ce n’est pas l’Odyssée d’Ulysse. Ce n’est que le quotidien que nous vivons tous, nous célibataires : un quotidien de vie fait de rencontres sentimentales diverses, plus ou moins intéressantes et qui nous correspondent plus ou moins. L’idéal formidable n’est pas au centre de mes préoccupations, il est en filigrane dans ma vie comme chez la plupart d’entre nous. Que je l’énonce dans un blog ne fait pas de moi un fanatique. Et à l’inverse, n’allez pas croire non plus que tous ceux qui n’en font pas un blog ne cherchent pas l’élu de leur cœur. Ma quête est celle de tous ceux qui envisagent la vie à deux comme un idéal de l’existence (par opposition à ceux qui tiennent réellement à ne pas vivre en couple). Et ma quête « d’une fille formidable » suggère simplement que j’ai plus d’ambition que ceux qui se contentent de peu dans la relation amoureuse. Notamment les unions qui tiennent à mes yeux plus de la cohabitation qu’autre chose et où les affinités sont peu profondes. Des couples qui ne se trouvent au fond comme qualité mutuelle que d’être du sexe opposé. Je suis donc en quête d’une fille formidable plutôt que d’une fille tout court en cela que je recherche dans une relation quelque chose de plus que de la compagnie. Très banal encore, me direz-vous. Eh bien, vous voyez : inutile de m’en faire un plat, de ma fille formidable.
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