|
Lundi 01 mars 2010 Le rapport à la sexualité que nous entretenons comme les envies et les préférences qui nous accompagnent sont autant de traits qui nous sont propres et qui évoluent au cours du temps et de notre épanouissement. Ce sont des variables essentielles qui nous définissent mais qui nous séparent aussi. A une extrémité se trouvent ceux qui se considèrent comme asexués et qui revendiquent l’amour sans aucune forme de désir charnel. A l’autre extrémité, ceux pour lesquels le sexe est une chose omniprésente qui les guide et oriente leur quotidien, et qui repoussent constamment leurs limites dans la recherche du plaisir. Il n’y a pas vraiment de normalité en la matière, plutôt des positionnements individuels différents et surtout souvent parfaitement incompatibles. Mais à défaut, on peut quand même établir qu’il y a des comportements et des pratiques généralisées et que l’on peut considérer comme standard, comme par exemple la fellation et le cunnilingus pratiqués sans doute aujourd’hui par quasi tout le monde. Ce n’est pas difficile de comprendre qu’il est plus facile de tomber sur une fille qui suce que sur une fille qui nous urine dessus.
Voici donc aujourd’hui une rétrospective sur les pratiques et habitudes sexuelles des filles avec lesquelles j’ai couché durant les cinq premières années de l’exercice de ce blog. Pour ce qui est des détails, je ne parlerai pas nominativement, pour préserver un peu d’intimité d’une part, et parce que c’est moins le fait de savoir qui a fait quoi que la variété de l’expression sexuelle d’un point de vue plus général qui m’intéresse d’autre part. Depuis le début en avril 2003 jusqu’à la fin de ma relation avec Annie en juillet 2008, j’ai couché en tout et pour tout avec dix filles, pour un total d’un peu plus de trois ans et demi de relation cumulée. Dix filles dont je vous ai pour toutes conté la relation (exceptée une, parce que passée en dehors du schéma des sites de rencontres). A ceux qui pensent à tort que j’enchaîne les histoires, vous conviendrez qu’une moyenne de deux filles par an, c’est excessivement peu !
Bien sûr, loin de moi l’idée d’imaginer que les statistiques que je vais établir sur mes relations puissent être représentatives de quoi que ce soit sinon de mon expérience personnelle : j’ai couché avec bien trop peu de filles pour pouvoir prétendre en dresser un tableau universel des goûts sexuels. Mais pour autant, les filles que j’ai rencontrées, de profils et de styles différents, ne sont pas des cas à part à même de fausser toute idée possible de la réalité. Ce sont des femmes – parfois très classiques – ancrées dans leur époque. Alors, si ce n’est pas une enquête nationale, voici tout au moins un certain regard sur les pratiques sexuelles des femmes, que vous pourrez confronter à votre propre expérience ou à l’idée générale que vous en avez.
Pour commencer, voici dans l’ordre la liste complète des filles avec lesquelles j’ai couché entre avril 2003 et juillet 2008 et dont vous pourrez retrouver les histoires en fouinant dans mon historique des rencontres :

Des femmes aux profils et aux physiques différents : entre autres une journaliste, une auxiliaire médicale, une hôtesse d’accueil, une informaticienne, une manager de magasin, une instit’, une prof’, une étudiante… Une antillaise, trois blondes, une métisse franco-sénégalaise, une berbère, une métisse franco-marocaine… Quel mix !
En matière de sexe, dans les grandes lignes, qu’est-ce qu’elles aimaient faire ou pas ? A quoi étaient-elles ouvertes ? Si j’ai de la mémoire, elle a tout de même ses limites et, prévoyant depuis plusieurs anneés d’écrire un jour ce post, j’avais pris la précaution en son temps de prendre quelques notes. Grand bien m’en a pris ! Voici donc les proportions de celles qui étaient ouvertes ou appréciaient différentes pratiques :

Pour l’anecdote, une seule sur les dix a réuni toutes les caractéristiques à la fois.
L’idée pour un couple d’être en phase sexuellement passe moins par la performance au lit que par une similitude dans les envies et les préférences individuelles. Bien sûr, on peut, chacun, évoluer en fonction des goûts de l’autre, on peut s’inspirer mutuellement pour tendre à un certaine symbiose dans le plaisir et son expression. Mais je pense en revanche qu’il y a de grandes incompatibilités à même d’interdire un entier épanouissement entre deux personnes. Pour prendre l’exemple de la fellation, s’il y a de toute évidence des filles qui la refusent par blocages psychologiques ou parce qu’elles n’ont pas eu jusque là la possibilité de s’épanouir mieux dans leur vie sexuelle (auxquels cas c’est corrigeable), je pense qu’il y en a d’autres qui n’aiment vraiment pas ça, sans qu’il n’y ait de raison particulière à cela. Elles n’aiment pas le principe de la fellation, comme d’autres n’aiment pas le café. Elles n’aiment pas le geste ni les fantasmes qui y sont rattachés. Bien sûr, c’est leur bon droit. Mais un garçon pour qui le sexe oral fait partie des éléments de base du plaisir sexuel ne pourra jamais trouver son compte avec une telle fille. Et si lui n’a pas à accepter de brimer son épanouissement sexuel, ce n’est pas plus à elle de se forcer à faire des choses qu’elle n’apprécie pas plus que cela. Ce n’est pas pour rien que l’on parle du sexe comme d’une communication charnelle : Le sexe est une langue vivante dont les multiples pratiques sont des lettres uniques. Quel plaisir retirerais-je à écrire des articles en m’interdisant d’utiliser la lettre « a » puisque celle-ci fait partie de mon alphabet ?!
Cela vaut donc pour beaucoup de choses : il y a des filles qui n’aiment pas le cunnilingus plus que ça parce qu’elles prennent du plaisir essentiellement par la pénétration. Inutile de relever à quel point ça peut être conciliable avec un garçon que le cunnilingus dégoûte un peu ! Mais dans la configuration d’une indifférence non partagée, c’est plutôt une certaine forme de frustration qui guette l’un, en particulier la fille qui en plus de devoir se passer de cette caresse peut garder une impression résiduelle d’être potentiellement sale aux yeux de son partenaire. Difficile de ne pas se retrouver face à un sentiment d’inassouvissement, tant le plaisir sexuel passe par la variété de l’expression qu’on a envie de lui donner.
C’est aussi l’expérience qui ouvre l’horizon de nos désirs. J’avoue que j’aurais beaucoup de mal aujourd’hui à envisager une relation sérieuse avec une fille poilue, qui trouverait dégoûtant qu’on lui éjacule dans la bouche, qui serait insensible du derrière et qui ne supporterait pas de se faire attacher. Et même pour une seule de ces choses.
Après ce grand tableau général, place aux anecdotes savoureuses ! Au-delà des points communs que nous pouvons avoir dans notre approche générale de la sexualité, nous avons tous des différences physiques et des particularités dans notre expression corporelle, autant de petits détails intimes plus ou moins singuliers qui marquent nos partenaires dans les bons comme dans les mauvais souvenirs. Les filles concernées dans ce post ne dérogent donc pas à la règle.
Commençons par quelques lieux communs : toutes les filles n’ont pas la même souplesse. Je me souviens d’une qui avait beaucoup de mal à ne serait-ce que ramener ses jambes sur elle une fois allongée sur le dos et qui ne pouvait pas tenir longtemps comme ça. Alors que chez une autre, je pouvais sans problème lui remonter les genoux jusque sous les aisselles sans que ça l’empêche encore de tendre les jambes. Quel délice de voir ainsi son sexe exposé ! De la même façon, toutes les filles ne mouillent pas non plus autant et les différences de l’une à l’autre peuvent être vraiment importantes. L’une de mes rencontres ne mouillait quasiment pas (obligeant à mettre du gel) ou seulement un peu lorsque l’on ne s’était pas vus depuis plusieurs jours. Mais il lui fallait une grande excitation et des jours d’abstinence. Alors que d’autres mouillaient presque à volonté tant qu’elles étaient excitées et stimulées. Au point que ça puisse commencer à couler autour de leur sexe. Pour un garçon (ou moi en tout cas), un tel état est divin et profondément aphrodisiaque.
Il m’est arrivé parfois avec certaines filles, lorsque nous faisions l’amour, de remarquer quelques problèmes « techniques » liés à une pénétration trop en profondeur. Je ne sais s’il s’agit d’une histoire de profondeur du vagin ou de sensation lorsque l’on vient à buter contre le fond mais il y a des filles avec lesquelles il fallait que je fasse particulièrement attention en particulier dans certaines positions pour ne pas que je leur fasse mal. Alors qu’à l’inverse, chez d’autres, je pouvais y aller aussi violemment que je voulais et dans tous les sens, ça ne leur donnait que plus de plaisir. Voilà quelque chose de potentiellement embêtant, susceptible de nous empêcher de nous lâcher complètement.
Pour ce qui est de l’approche de l’orgasme chez les filles, de l’orgasme en lui-même ou de l’après coup, là aussi, les différences sont considérables dans l’expression comme dans le besoin. Si chez certaines, avoir un orgasme n’était pas forcément une nécessité absolue, d’autres me le réclamaient presque comme un homme a besoin de jouir pour ne pas se sentir frustré. Côté expression physique, deux filles, lorsqu’elles montaient en plaisir, s’agrippaient violemment à tout ce qui leur tombait sous la main : elles arrachaient mes draps, se cramponnaient à mon matelas comme si elles voulaient le déchirer, ou m’attrapaient moi et me lacéraient les épaules et le dos de leurs ongles, en étant absolument incapables de se contrôler. J’avoue que c’est une manifestation de plaisir intense qui est très excitante. Une autre ouvrait ses yeux tous ronds et me fixait droit dans les yeux avec une telle intensité qu’accompagnés de ses gémissements, elle me donnait l’impression que je l’attaquais. Sa façon d’être la rendait très excitante. Pour ce qui est de l’expression orale, il y a celles qui gémissaient de manière classique mais non moins plaisante en de sensuelles et sonores expirations dont le rythme et la tonalité variaient en fonction de l’intensité de leur plaisir. Mais une autre, elle, pendant ses pics de plaisir, pleurnichait littéralement comme une petite fille que l’on vient de gronder ! Une autre par contre se mettait à hurler sur un ton absolument monocorde, et, tenant la note comme une perceuse électrique, me perçait au passage les tympans au point de m’obliger à m’arrêter parce que le volume sonore était sincèrement insupportable en plus de me faire craindre que les voisins appellent la police. Ce n’était franchement pas excitant. Ce n’est pas que je lui donnais un plaisir si fou que je faisais exploser ses cordes vocales, c’était juste la manifestation de son état naturel de forte excitation. Une autre fille, elle, avait besoin de sucer son pouce (c’est une habitude dont elle ne s’était pas débarrassée depuis l’enfance) pour se sentir au mieux et se détendre pour tendre vers l’orgasme. Ce n’est pas hyper glamour non plus, il faut vraiment avoir envie de se taper un bébé. Pour ce qui est d’atteindre l’orgasme, je me souviens d’une qui ne pouvait pas, qui n’en avait jamais eu et qui ne savait pas vraiment ce que c’était. Je n’ai jamais réussi, même avec de la patience et des essais, à lui en donner un, malheureusement. Chez une autre, l’orgasme était suivi d’une phase réfractaire pendant laquelle je ne pouvais plus lui toucher ni le sexe ni la pointe des seins, devenus hypersensibles et douloureux (alors que la minute d’avant, elle pouvait m’implorer de lui pincer fermement les tétons). Au contraire, une autre fille, elle, pouvait avoir sans problème cinq ou six orgasmes d’affilée pour peu que je continue à la stimuler, et sans aucune baisse manifeste d’excitation entre chaque. Comment pourrait-on ne pas adorer ce talent ? D’une part c’est très excitant d’avoir l’impression que sa partenaire est insatiable, d’autre part elle reste pleinement excitée si on n’a pas encore joui et c’est bien plus agréable comme ça. Je me souviens d’une dernière qui, juste après avoir eu un orgasme, pouvait avoir des propos un peu décousus, comme si elle venait de fumer un pétard. C’est très amusant !
Ces filles avaient toutes bien sûr une expérience sexuelle différente. Parmi ces dix, l’âge de la « première fois » la plus jeune était le jour de ses 13 ans pour l’une. Celle de la plus vieille était de 25 ans pour une autre. Un écart de presque le double ! Une autre encore avait déjà expérimenté avant 20 ans le sexe à trois avec un garçon et une fille, mais également avec deux garçons. Le sexe à trois (avec deux filles) reste d’ailleurs un de mes grands fantasmes que je n’ai pas encore eu la chance d’expérimenter (snif).
Généralement, les filles que je ressentais comme épanouies sexuellement n’étaient pas dégoûtées par leur propres sécrétions. Par contre, très curieusement, ce n’est pas toujours celles qui avaient le plus joli corps qui étaient le plus à l’aise avec. Les filles sont souvent complexées alors qu’elles ne le devraient pas. Et une fille pas forcément très bien fichue mais qui assume son corps est toujours plus sexy qu’une autre à la belle plastique mais qui ne sait pas en user. Je me souviens d’une avec une jolie silhouette élancée, de divines jambes, une jolie taille cambrée qui mettait en valeur ses fesses appétissantes, mais incapable de se déshabiller autrement que comme si elle était en visite chez le gynécologue. C’est quand même sacrément antisexe (sauf si je suis déguisé en gynécologue).
Au-delà de toutes ces spécificités plus ou moins appréciables, il en reste d’anodines qui sont quand même potentiellement embêtantes pour moi. Il y a par exemple des filles qui ne supportent pas de dormir toutes nues et qui veulent porter au moins une culotte. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi pas une chemise de nuit, pendant qu’on y est ? Elles ont le sentiment d’être gênées ou croient, comme l’une me l’avait expliqué, que son sexe pouvait « couler » pendant la nuit et tacher les draps (et que donc c’était sale). Ce n’est quand même sacrément pas glamour de ne pas pouvoir serrer nos corps entièrement nus l’un contre l’autre pendant que nous nous endormons. Et je préfère largement une fille qui garde ses chaussettes que sa culotte. Pire que la culotte sans doute : le somnifère ! Je suis aussi tombé non pas sur une fille qui m’endormait avec ses propos mais qui avait pris l’habitude de carburer aux somnifères pour pouvoir s’endormir. Ca fait un peu l’effet d’une dépressive chronique qui a besoin de se « débrancher » pour la nuit. Une fois le cachet pris, c’est fini pour aujourd’hui. Au revoir et à demain. Ca n’est pas loin de donner l’impression de faire chambre à part.
On peut facilement imaginer que l’expression du désir et du plaisir puissent être ressentis différemment suivant notre degré d’intimité partagé et notre appréciation de l’autre. Ce qu’on pourrait aimer chez l’un, on pourrait ne pas l’aimer chez l’autre. Eu égard à sa personnalité sexuelle, comme d’ailleurs à sa personnalité tout court. Car ce que l’on connaît ou que l’on imagine de l’autre oriente aussi nos désirs et notre appréciation générale des choses. Voilà pour cette exploration intime de la sexualité des filles avec lesquelles j’ai eu une relation et dont je vous avais conté la rencontre sur ce blog.
Lecteurs et lectrices, participez à cette excitante observation des comportements et pratiques sexuelles de vos partenaires dans le fil des commentaires ! Quel âge avez-vous ? Avec combien de personnes avez-vous couché au cours de ces cinq dernières années ? Qu’avez-vous remarqué comme choses particulières parmi vos amants et amantes ? Des choses qui vous ont particulièrement plu, déplu ? Des pratiques que vous n’avez pas voulu faire ? Ou que votre partenaire vous a au contraire refusées, à votre grand regret ?
Qu’avez-vous pensé de mes « statistiques » ? Hommes comme femmes, est-ce qu’elles correspondent à votre propre expérience de la sexualité ou pas du tout ? Avez-vous été surpris par certaines choses en particulier ? Avez-vous des éléments de réponse à suggérer, des nuances à apporter ?
Mesdemoiselles, je me suis toujours demandé s’il y avait vraiment tant de garçons que ça qui étaient dégoûtés par le cunnilingus ou si c’était en partie un mythe. Alors qu’en est-il ? Comment décririez-vous les différentes manifestations de jouissance des hommes ? Qu’est-ce qui vous excite le plus dans leur attitude à ce moment-là ? Qu’est-ce que vous n’aimez pas ? Oh, dites-moi tout !!
Lundi 22 février 2010 Troisième et dernière partie de mon triptyque consacré aux mots et expressions entrés par les internautes sur des moteurs de recherche et les ayant amenés sur ce blog au cours de l’année 2009. Dans la première partie, vous pouviez y trouver tout ce qui avait trait aux relations sentimentales. Dans la deuxième partie, c’est la culture (de l’appétit sexuel chez les trisomiques) qui était à l’honneur. Pour cette troisième et dernière partie, au menu : malheurs sur les sites de rencontres, philosophie et anademismes !
I. Sites de rencontres : quand ils s’en prennent dans les dents !
Si les sites de rencontres essaient généralement de soigner leur réputation en commençant par choisir soigneusement les mots auxquels leur marque est associée, il arrive que ce que tapent les internautes dans les moteurs de recherche à leur propos s’écarte du slogan commercial pour être un peu moins rose :
- que des putes sur meetic
- meurtre jeune femme après rencontre meetic
- peut on postuler pour devenir hotesse de chat sur easyflirt
- adopteunmec vidage de couilles?
- trop de femmes vieilles et moches sur meetic
- pourquoi les hommes sur meetic mentent aux femmes
- eden flirt preleve t il de l argent quand on est plus abonne
- meetic faux messages
- eden flirt arnaque ?
- le mepris des filles sur meetic
- attention faux pseudo lovinside
- bientot ou il faudra mettre la taille du sexe sur meetic
- elle ne sera jamais heureuse avec tous les guignols qu’elle rencontre sur meetic
- je me sent conne d’etre sur un site comme badoo
- difficile de faire des rencontres sur meetic pour un arabe
- blogs de femmes victimes de pervers sur meetic
- y a plus que des vieux sur netlog ou sont les profil de jeunes
On peut remarquer d’ailleurs que tant les femmes et les hommes que les sites de rencontres se font tailler un costard. Entre les salopes méprisantes et les menteurs pervers, l’image que le genre humain renvoie sur ces espaces qui débrident la morale ne pousse pas à la philanthropie.
II. Philosophie : 10 sujets de dissertation.
Réfléchir sur le monde, la vie, les comportements sexuels et amoureux… A travers les questions que l’on se pose se reflète aussi la façon dont on appréhende le monde :
- que penser d une femme mariee qui couche le 1er soir avec un inconnu
- quand un garcon dit que tu es une pute est ce que sa signifie quelque chose
- peut-on outrepasser nos préférences en terme d’homme quand on rencontre quelqu’un?
- fautes d’orthographe sont il important dans les echanges avec les amies?
- ai l’impression que les gens ne pense qu’au cul pas de sentiments
- le sexe n’est que du remplissage
- une prostituée est ce un plan cul
- une relation plan cul doit elle être exclusive ?
- fascination pour les salopes les poufs
- doit on croire les sentiments d’un homme sur internet sans l’avoir vu
Si les questions sont parfois amusantes, les réponses que l’on pourrait apporter ne sont pas toujours aussi évidentes qu’on pourrait le croire à première vue. Car les relations ne sont pas des équations mathématiques et la conception que l’on a des choses peut être très influencée par la part de morale culturelle à laquelle on s’assujettit ou par le rapport que l’on a à la sexualité.
III. Anademismes : All about Anadema!
Ô mon nombril ! Mises à part les parfois très étranges requêtes que les internautes tapent dans un moteur de recherche et que vous avez pu découvrir à travers ces trois posts, des milliers d’autres cherchent tout simplement, eux, à visiter mon blog : ainsi, 40% des requêtes entrées sur des moteurs de recherche et ayant conduit ici sont : « anadema ». Parfois, d’intrépides internautes tapent un groupe de mots un peu plus long :
- anadema a la recherche de la fille extraordinaire
- anadema’s blog
- blog anadema à la recherche de la fille idéale
- anadema quizz
- anadema points communs
- anadema amiez
Mais parfois, le clavier fourche… à moins que ça ne soit parce qu’on ne sait plus exactement à quoi ressemble mon pseudo. J’ai donc eu le droit à 47 « adanema » et 35 « anameda ». Et les milkshakes de lettres ne sont pas rares :
- amadena mes rencontres internet
- anameda’s story
- andema rencontre internet
- anademia blog
- adanema story
- anaméda’s story
- andema rencontre internet
- anademia blog
- blog seduction meetic anameda
- anameda rencontre internet
- anameda’s trory
- anadena’s story blog
- anameda meetix
- anadema’s strory
Ahahah !
Malgré toute cette collection de requêtes étonnantes (et authentiques, je vous le rappelle), on pourrait s’imaginer être arrivé au bout de ses surprises… Que nenni ! Figurez-vous qu’il arrive même, semble-t-il, qu’on essaie d’utiliser Google pour me faire passer des messages : un internaute prend le temps d’écrire dans Google un message qui m’est destiné, pour ensuite cliquer sur une page de mon blog dans l’espoir, j’imagine, que je trouve un jour le petit mot via mon compteur Xiti ! Incroyable, non ?!
- anadema tu es un gros con et tu resteras célibataire toute ta vie
- anadema ne sait pas bander et est un vrai nolife
Il doit quand même falloir une sacrée dose de rancune pour avoir du temps à passer dans une telle procédure, rien que pour me parler !
La dernière surprise fut de découvrir cette drôle de requête assez inattendue :
- olivia bon 06 15 70 XX XX soirée anadema
J’ai camouflé les quatre derniers chiffres du numéro. Est-ce un garçon qui soupçonne sa copine d’avoir flirtouillé avec moi lors d’une soirée ? Est-ce une lectrice qui pense que j’ai affiché son numéro de téléphone quelque part sur Internet ? J’avoue que je sèche…
Alors à votre avis… je tente de passer un coup de fil pour voir, ou pas ?!
Lundi 15 février 2010 Je vous ai déjà parlé de cette solitude de se sentir différent que je ressens souvent sur certains sites de rencontres comme JeContacte ou comme Badoo. Solitude essentiellement nourrie par un décalage intellectuel que l’on ressent entre soi et les autres comme étant un abîme absolument infranchissable. Au point de ne pas être loin de se sentir parfois comme un handicapé social, incapable de s’épanouir dans ses relations avec les autres. Oh, cela aurait vite fait de paraître prétentieux : s’agit-il de juger les autres comme stupides et méprisables simplement parce qu’ils ne sortent pas de Sciences Po ou parce qu’ils n’ont pas envie de discourir à 23h00 sur la contextualisation hégélienne ? Ah, si seulement, mes bons amis… Mais il ne s’agit pas la plupart du temps d’aller éprouver des points de convergence philosophique. On en est souvent rendu à simplement espérer trouver quelqu’un capable d’écrire et de comprendre des phrases… Une prouesse, déjà…
Les belles formules ne valant pas les démonstrations pratiques, après les jolies illustrations d’incommunicabilité que je vous avais montrées la fois précédente, en voici deux nouvelles dont je vous laisse juger de la valeur.
La première concerne une fille d’une vingtaine d’années – Linda – avec laquelle j’avais échangé quelques mots sur Badoo au mois de mai 2008. Tout avait commencé pendant que je m’amusais à donner quelques notes (sur dix) à des photos aléatoires de jeunes femmes comme c’est la coutume sur le site. J’avais accordé un « 1 » (note minimum) à une horrible photo (sans doute une grosse à moustache en photo devant son frigo) et dans ma hâte (de faire disparaître le cliché), j’avais cliqué deux fois, accordant malencontreusement un nouveau « 1 » à une innocente victime : Linda ! Pourtant pas gâtée par les notes, elle ne le méritait vraiment pas, et sachant par expérience qu’on encaisse moyennement une note désastreuse sur son physique, j’étais allé lui laisser un petit mot dans les commentaires de son profil pour réparer l’offense et m’excuser :
« Bonsoir, je t’ai mis "1" comme note mais c’est une erreur de ma part : j’ai cliqué trop rapidement après avoir vu une photo horrible (vraiment horrible). Ta photo méritait une excellente note et j’espère que tu me pardonneras cette injustice ! »
Bref, cela s’arrêtait là pour moi et je n’y aurais plus repensé si la demoiselle n’était pas venue à ma rencontre sur le tchat une quinzaine de jours plus tard :

Je crois qu’il y a des niveaux de syntaxe qui vont au-delà de ce que je peux humainement supporter. Vous vous rendez compte que cette fille s’y est reprise à trois fois pour me dire quelles études elle faisait et qu’elle n’a jamais été capable de l’écrire une seule fois correctement ? Ce n’est même plus une histoire d’être nul en orthographe et d’avoir des problèmes avec des accords ou des verbes conjugués : ça commence à tenir de la difficulté à pouvoir écrire ne serait-ce que son prénom ! Et ça fait des études supérieures ! Et ça va bientôt pouvoir prétendre manager autre chose qu’un balai ou des boîtes de nuggets ! Bref, je suis affligé…
Le second exemple concerne une conversation que j’avais eu avec une femme de 39 ans, Loulou, au mois de juillet 2008. Parfois, le niveau global sur Badoo était tellement bas que, pris de suffocation intellectuelle, je tentais dans un élan de panique de me rabattre sur des femmes beaucoup plus âgées, en caressant l’espoir que les années auraient réussi à combler la carence cérébrale manifeste des inscrites. Loulou était donc une femme apparemment charmante, mince et bien conservée, agnostique et d’un niveau universitaire, comme l’indiquait son profil :

Nous avons retchatté ensemble une fois quelques jours plus tard sur Badoo. J’ai continué à lui parler de manière aussi inintéressante, ce qui a continué à lui plaire, et ce qui nous a permis de passer sur MSN. Incroyable comme « l’inintéressant » peut être subjectif ! Je n’ai tout de même pas pu m’empêcher, par quelques questions, de la mettre face à ses contradictions vis à vis de ses attentes possibles avec moi, ce qu’elle n’a pas supporté : les gens pour qui la réflexion est en option ne supportent généralement pas les analyses, d’où qu’elles viennent.
Mais mon échange avec elle a été globalement intéressant parce qu’assez caractéristique de ce qui me pose problème avec la grande majorité des badoo-girls. Voilà une femme inscrite sur Badoo qui a une fiche avec des photos mais pas de texte, donc qui ne laisse pas de possibilité d’accroche particulière. Je l’aborde. Il faut non seulement mener la conversation parce qu’elle n’a visiblement rien à dire, ne pense rien et se contente de répondre aux questions comme si j’étais Jacques Martin à « L’école des fans ». Mais en plus de ça, elle s’émeut que mes questions ne sont pas des questions convenues ! Se contentant de réponses fermées (et quand encore elle comprend les questions, cf. Cacharel ou l’agnosticisme), aveugle au fait que je fais un effort pour essayer de lui trouver des questions amusantes à partir des miettes d’informations qu’elle laisse sur son profil, elle se permet en plus d’être contrariante avec son « tu es psy? » qui vaut comme un « z’êtes de la police ? », et son « questions bizarres » qui n’est pas loin de me faire passer pour le psychopathe de service.
L’horreur suprême pour moi est atteinte lorsque je me mets à parler avec un cerveau de mollusque et que c’est à partir de ce moment-là que la conversation prend enfin forme et se dynamise, et que cette femme se sent à l’aise au point de commencer à prendre des initiatives dans la conversation. Ah là là… Moi qui aime les échanges un tant soit peu sympas, amusants et originaux, je suis servi. Bref, inutile de s’épancher plus sur ce que l’on pourrait « audiardiser » en une phrase : ça fait pas deux minutes qu’on cause que déjà je m’emmerde !
Alors bien sûr, tout ceci n’aurait que peu d’importance ou de valeur symbolique si Badoo n’était pas rempli de Linda et de Laurence. Partout, tout le temps. Des centaines de milliers d’inscrits et une majorité de Linda et de Laurence. Une énigme !
Lundi 08 février 2010 Trois jours après mes petits échanges avec Annie, je la recroise sur MSN. Comme j’ai entre-temps réussi à lui photoshopôter sa petite culotte, je me réjouis de voir sa réaction. C’est le début du mois d’août et nous nous apprêtons chacun à partir en vacances :

La dernière fois, elle m’avait envoyé une photo d’elle en sous-vêtements pour une raison un peu obscure compte tenu de ses intentions avec moi. Certes, ce n’est pas moi qui me plaindrai de ce genre de choses. Comme elle m’avait fait remarquer qu’à défaut d’avoir su rétablir les couleurs qu’elle avait inversées, je ne pouvais pas enlever sa petite culotte, je m’étais bien gardé de lui dire que je relevais le défi et que je voulais tenter d’en réaliser un montage « toute nue ». Mission accomplie non sans difficulté, on n’imagine pas comme il est difficile de trouver sur Internet des images de filles nues de face qui n’écartent pas les jambes… Avant qu’elle se déconnecte, je lui envoie donc le résultat en jouant la victime qui, obsédée par sa photo, n’a pu s’empêcher de la trafiquer !
Malheureusement, à ma grande surprise (et mon grand désarroi), cela ne l’amuse pas du tout. « t’as que ça à faire??! » qu’elle me lance. Aïe… Je ne croyais vraiment pas la vexer avec une chose pareille et il ne me semblait pas qu’elle pouvait être spécialement coincée à ce niveau-là. Du coup, je me sens un peu ridicule, comme quelqu’un qui a passé du temps à préparer une plaisanterie qui tombe à l’eau.

Si elle est vexée par le caractère licencieux de mon image, je suis vexé, moi, par le peu de mérite qu’elle lui a accordée. On n’imaginerait pas un garçon n’ayant aucune estime pour une fille et ne pensant qu’à son cul passer une heure ou deux à lui préparer un montage photo, quel qu’il soit.
Mais je suis bien obligé aussi de reconnaître que ses doutes existentiels du moment, que je soupçonne ma rupture d’avoir accentués, puissent difficilement s’accorder avec de l’humour léger de ce genre. Je n’avais pas l’impression de ne parler que de sexe avec elle (et je suis sûr d’ailleurs que ce n’est pas le cas) mais si c’est l’impression que cela lui laisse au final, le mal est le même. Et si elle n’apprécie pas la tournure sexuelle que j’aime parfois donner à nos échanges, il faut que je fasse attention à rester plus sage. Nous ne sommes plus « ensemble » et tout le monde n’apprécie pas qu’une dimension sexuelle s’insinue dans des échanges « hors relation ». Tout de même, ce n’est moi qui lui ai demandé une photo d’elle en petite culotte dans son lit et il faut qu’elle adapte un peu mieux les signaux et les encouragements qu’elle envoie aux autres.
Bien décidé à éviter désormais tout sous-entendu coquin, je tâche de me rattraper pour lui montrer que non je n’ai pas envie de ne parler que de sexe avec elle. Nous discutons une bonne demi-heure sur la possibilité qu’elle se réoriente professionnellement. Elle se montre très inquiète, me dit que tout le monde a une vocation sauf elle, qu’elle se sent « en bas de l’échelle » et que ça se ressent dans toute sa vie… J’essaie de la rassurer en relativisant, en lui montrant qu’elle est jeune et que sa vie professionnelle n’en est encore qu’à ses balbutiements. Qu’en dessous 25 ans, on trouve beaucoup d’aides à la formation. Je lui démontre qu’elle est loin d’être la seule à se sentir ainsi perdue et qu’elle n’a pas à se sentir stupide pour ça. C’est lorsque l’on se sent isolé et anormal que l’on peut croire sa situation sans issue. Je lui trouve le résultat d’une enquête sérieuse sur la question et qui révèle que près d’un français sur trois est insatisfait de son emploi.

C’est elle maintenant qui insiste pour que je lui parle de cochonneries et qui boude si je ne le fais pas ? Il faudrait quand même qu’elle sache ce qu’elle veut, ah là là !

Nous nous sommes quittés sur ces jolies notes avant de partir en vacances chacun de notre côté et de nous oublier un peu. Je n’ai pas voulu chercher à entretenir quoi que ce soit, cela m’aurait paru un peu déplacé et un peu vain.
Et vous, lecteurs et lectrices, quel rapport entretenez-vous avec vos « exs » en général ? Gardez-vous dans vos échanges des sous-entendus sexuels, même si vous ne couchez plus ensemble, et même lorsque vous êtes partis dans une autre relation ? Ou tenez-vous à ranger au placard toute allusion coquine ?
Lundi 01 février 2010 Juste après ma rupture avec Annie, elle et moi ne nous sommes pas revus. Mais elle m’avait téléphoné une semaine après parce que son PC était tombé en panne. A défaut d’être informaticien, j’avais tâché d’essayer de la rassurer et de lui donner quelques conseils pour la soulager. Ce n’est jamais drôle d’imaginer voir partir en fumée tous ses documents personnels, ses photos et ses musiques. Nous étions revenus à cette occasion longuement encore sur notre relation et notre rupture et elle semblait prendre les choses avec philosophie.
Deux jours plus tard, nous nous croisons sur MSN et elle vient me dire bonjour et me donner des nouvelles de son ordinateur. Elle me raconte toutes les autres poisses qui lui sont arrivées dans la semaine (entre autres, son horrible chat a grignoté le cable du chargeur de son téléphone et a couvert le sol de son studio de tâches de peinture en forme de pattes…). Elle me parle aussi de ses envies de changer de travail et de reprendre une formation, sans savoir trop encore laquelle. Nous faisons le tour de ses différentes passions, elle semble vraiment décidée à faire quelque chose de nouveau. Je me demande avec inquiétude si cette envie soudaine ne pourrait pas être liée à notre rupture et si elle n’aurait pas compris ce que je lui avais décrit comme un « manque d’affinités » entre nous comme une critique de ma part sur sa façon d’être. Je ne voudrais pas qu’elle se sente obligée de se remettre en question pour quelque chose dont elle n’est pas vraiment responsable. Je n’ai pas envie de lui susciter des inquiétudes.

Ce n’est jamais simple de songer à changer de vie et de repartir quasi à zéro. Je ne peux que l’encourager à prendre des risques et à suivre ses envies si elles sont profondes. Tellement de gens renoncent à leurs rêves par peur de déstabiliser leur existence.
Comme je ne peux renoncer en ma nature, je n’ai tout de même pas pu m’empêcher de lui lancer une petite boutade coquine :

Je suis un peu surpris parce qu’elle m’avait bien expliqué qu’elle n’avait aucunement l’intention de garder avec moi un rapport autre que purement amical (dans le meilleur des cas), qu’elle recherchait une relation sérieuse avec quelqu’un et rien d’autre. Pas de petits épisodes sensuels possibles avec moi, donc. A l’inverse, j’avais été très clair sur tout ce que je pouvais envisager au mieux avec elle, c’est bien pour ça que nous avions décidé de nous en arrêter là. Et voilà maintenant qu’elle me propose de m’envoyer une photo d’elle… en petite culotte !
Annie s’amuse à me proposer sa photo en téléchargement mais en l’annulant à chaque fois avant que je n’aie le temps de la prendre. J’ai beau la voir en miniature, impossible de l’attraper :

Petite espiègle ! Elle finit tout de même par consentir à me laisser prendre sa photo. Les couleurs étant inversées comme sur un négatif, je file dans Photoshop les rétablir. Et comme je suis de tempérament joueur, j’en profite pour changer sa petite culotte de couleur et rajouter un lapin Playboy dessus. Et je lui envoie :

Je la trouve drôlement taquine avec moi. Est-ce une façon d’essayer de me faire regretter de l’avoir laissée ? Ou est-ce qu’elle prend les choses vraiment simplement et se laisse aller dans l’humeur grivoise du moment ?
Je pars à la recherche sur Internet d’une photo de fille nue qui serait à peu près dans la même position qu’Annie (allongée et jambes jointes) afin de pouvoir la contredire et monter une version « sans culotte » de sa photo. Merci Google, mais j’ai quand même tout le mal du monde : dès que les filles sont nues, la plupart du temps elles écartent les jambes. Bref, dès que j’aurai réussi mon petit montage et que je recroiserai Annie sur MSN, je pourrai le lui montrer victorieusement.
La suite : « Souvent femme varie (2) »
|