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Lundi 10 mai 2010 Même si j’avais compté dessus, j’avoue avoir été quand même un peu étonné qu’Annie accepte de recoucher avec moi. Ce n’était pas censé être compatible avec ses attentes d’une relation engagée qui ne laissaient pas de place à des rapports plus légers. Et notre petite friction au sujet de mes soi-disant trop fréquents sous-entendus sexuels à son égard m’avait semblé de mauvais augure. Pensait-elle que notre relation avait une chance de devenir « sérieuse » ? Que je pouvais avoir envie de revenir sur ce que je lui avais dit de notre manque d’affinités ? Ou se laissait-elle simplement aller en évitant de trop penser à ses principes ?
Toujours est-il que nous avons continué à nous voir à trois ou quatre reprises pendant un peu plus d’un mois et demi. Cette relation légère que nous avions ensemble me convenait bien. Annie est une fille gentille, agréable et sensuelle. Je n’avais pas suffisamment d’affinités avec elle pour avoir envie de plus mais les quelques moments que nous partagions – empreints de sexe et de tendresse – étaient simples et sympathiques. Le reste du temps, ménageant malgré tout sa susceptibilité, j’évitais de trop la brusquer sur MSN avec des allusions grivoises et j’essayais de ne pas trop l’emmener dans des conversations qui la dépassaient et qui ne l’intéressaient pas. De la forme de notre relation nous ne parlions pas, les choses restant entre nous assez spontanées. Je n’avais aucune idée du temps que ça durerait : il me semblait à chaque fois que ça pouvait être la dernière.
C’est vers la mi-novembre qu’il y a eu une confrontation sur MSN de nos attentes qui a mis une fin définitive à notre relation sexuée. Sans doute était-elle prévisible. Si elle ne m’a pas beaucoup étonné, je continue à trouver de lassantes contradictions dans les comportements d’Annie.
Mais avant d’en arriver là, revenons sur le sujet de ses reproches quant à mes allusions coquines sur le tchat (reproches exprimés une première et une seconde fois). Si je m’étais lu il y a quelques années, j’aurais peut-être été tenté de prendre la défense d’Annie en prenant pour argent comptant le fait qu’elle se soit sentie légitimement blessée, et j’aurais du coup peut-être aussi trouvé l’expression de mon désir relativement agressive en me trouvant trop solliciteur. Mon côté féministe de l’époque. La réalité est bien plus complexe et Annie est sans doute tiraillée entre ses désirs et sa morale, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Tiraillée entre ses désirs de sexualiser nos échanges et nos rapports. Et sa morale la culpabilisant de coucher avec un garçon n’ayant pas de sentiments pour elle. Morale lui faisant croire être réduite à n’être que « sautable » quand bien même je lui ai toujours démontré ne pas m’intéresser qu’à ses fesses.
Il est donc très intéressant de voir, à titre d’exemple, quelques extraits de mes conversations MSN avec Annie pendant ce mois et demi de reprise de relation fin 2008 qui montrent bien que si elle avait souvent été capable de me reprocher mes allusions sexuelles, elle n’était paradoxalement pas en reste, elle, pour m’en faire d’explicites. Rôles inversés, j’évitais désormais prudemment d’initier tout sous-entendu à caractère sexuel de peur qu’elle me reproche encore une fois de la heurter, alors qu’elle n’hésitait pas à me provoquer sur le terrain du charnel… J’étais un peu dans la situation d’un petit garçon à qui l’on présente un pot de confiture alors qu’on n’a eu de cesse de lui taper sur les doigts chaque fois qu’il a tenté de s’en approcher.
Exemple 1 :

Exemple 2 :

Exemple 3 :

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