Le quotidien ordinaire d’une première semaine

Les premiers jours qui suivent une relation naissante sont ceux de la découverte et des échanges timides et balbutiants. On ne sait pas encore deviner l’autre, la période est celle de l’observation.

Annie et moi nous sommes embrassés le vendredi. Le week-end suivant, je ne suis pas disponible et nous ne nous revoyons pas. Le dimanche après-midi, elle m’envoie un SMS pour me proposer d’aller à un concert dans la semaine avec elle : « Coucou! Mercredi j’irais bien au concert d’un groupe que j’aime bien (xxxxxxxxxx) xxxx xxxxxxxxx, ça te dirait de venir? Ils ont un myspace si tu veux écouter! Plein de bisous! ». Moi qui ne suis déjà à la base pas très « concert », aller voir en plus un groupe que je ne connais pas du tout ne m’attire pas beaucoup. Mais je trouve la proposition et l’initiative mignonnes comme tout, du coup je suis un peu embêté. D’un côté, j’ai envie de passer un moment avec elle et de la laisser me faire découvrir des choses que je ne connais pas. D’un autre côté, je ne me sens pas suffisamment d’affinités avec elle pour faire un petit sacrifice et me forcer à faire des choses dont je n’ai pas particulièrement envie à la base. Face à ce dilemme, je lui répondrai demain et je tâcherai d’aller écouter son groupe entre temps.

En rallumant mon téléphone très tard le soir, je reçois un petit SMS d’Annie (image à gauche) en guise de marque d’affection. Voilà une petite attention inattendue et adorable comme tout !

Le lendemain, je fais finalement le choix de ne pas aller au concert. De toute façon, nous avons prévu de passer la soirée de mardi ensemble, ce n’est donc pas comme si je n’avais pas d’autres occasions de la voir. Je lui envoie ma réponse : « J’ai recu ton bisou en pleine nuit,en rallumant mon tél,c’était drolement bien! Alors pr le concert,je ne suis pas hyper chaud pcq je ne connais pas & j’ai ds l’idée kil est +sympa d’aller voir 1groupe k’on connait mieux. Par contre,jsuis allé écouter sur MySp. et j’avoue que ca a l’air pas mal! Bisous. ».

Sa réponse ne se fait pas attendre : « C’est comme ti veux! Je voulais t’inviter, comme ça meme si tu n’aimes pas, tu n’auras rien à regretter! Mais sinon pas de soucis on peut se voir demain soir et faire autre chose! ». Oh là là, en plus elle est gentille et elle voulait m’inviter… Me voilà avec encore plus de remords sur le dos ! Peut-être faut-il que je me laisse convaincre, après tout. Moi qui ne vais jamais voir de concerts, pour une fois ça me changerait et il y a quand même peu de chance pour que je le regrette. J’en reparlerai avec elle demain.

Mardi, elle accepte de venir passer la soirée chez moi plutôt que d’aller boire un verre quelque part. Nous avons prévu de nous regarder « The Fountain » qu’un ami m’a passé en DivX mais que je n’ai pas encore regardé. Elle, elle l’adore et a envie de le revoir avec moi. La soirée est agréable comme tout, ponctuée de bisous chastes, de DivX, de friandises sucrées et de petites caresses softs à travers les vêtements. Par contre, je réalise tardivement qu’elle n’a pas l’intention de rester passer la nuit avec moi. Moi qui y allais softement parce que je croyais avoir tout mon temps, je me suis mis le doigt… dans l’œil.

Le lendemain, puisque je me suis finalement laissé tenter, nous allons ensemble à son concert. C’est pour moi l’occasion de découvrir une des petites salles de Paris, son ambiance et son univers que je ne connais absolument pas. Tampon sur la main à l’entrée (bouaah, je n’ai pas eu ça depuis au moins mes 20 ans pour entrer dans une vieille boîte en province), nous pénétrons dans l’espace confiné. Il n’y a pas encore beaucoup de monde mais le son est déjà particulièrement fort (je regrette de ne pas avoir emmené de boules Quies). La moyenne d’âge est de toute évidence en dessous de trente ans, ce qui me surprend un peu. Tout ça me ramène quand même un peu à l’ambiance des discothèques, qui sont parmi les endroits que je peux haïr le plus. Mais l’ambiance est moins superficielle et il se dégage dans l’air un parfum de passion et de musique auquel je ne reste pas indifférent. Nous nous choisissons un endroit tranquille un peu en arrière où nous avons une vue dégagée sur la scène et où nous pouvons nous faire des bisous sans être dérangés. Si je n’irais pas tous les jours, l’expérience est intéressante et le moment sympathique : découvrir un nouvel endroit avec à son bras une nouvelle demoiselle, l’instant est plaisant. Nous ressortons un peu sourds, nous embrassons une dernière fois et rentrons chacun chez nous.

Vendredi midi, à l’approche du week-end (nous sommes donc le 30 mai, pour ceux qui suivent), je prends les devants pour proposer à Annie de nous voir samedi. Il ne s’agirait pas qu’elle me propose ce soir même, ce qui ne m’arrangerait pas vu que j’ai déjà prévu de rencontrer Célie. Et c’est sans compter sur le fait que je vais improviser dans l’après-midi un rendez-vous en début de soirée avec FemmeMariée. Jouant sur la nature de grande dormeuse d’Annie, je lui envoie un SMS :

Je suppose que c’est la première nuit que nous allons passer ensemble. Donc franchement, je me serais plutôt vu en train de passer la soirée au chaud avec Annie le nez dans sa culotte toute la soirée, plutôt que de l’entrecouper pour aller faire la queue au cinéma. Mais après tout, ça peut être sympa (et c’est un film que j’avais envie de voir), même si je redoute d’aller voir ce genre de film très attendu dès la première semaine d’exploitation, un samedi soir qui plus est. J’envoie un SMS à Annie :

Je me rends compte d’ailleurs que depuis que nous échangeons ensemble, nous avons eu très peu voire aucune allusion coquine. Moi qui suis habituellement friand de petits traits grivois, je suppose que c’est parce que j’ai senti que ce n’était pas nécessaire (pour ne pas dire : pas conseillé). Nos échanges sont à mille lieues de ce qu’ils sont avec FemmeMariée, par exemple, mais je crois que ce n’est tout simplement pas le genre d’Annie. Cela dit, je me trompe peut-être puisqu’elle a l’air d’avoir rebondi et d’être taquine. Et j’ai l’impression que son SMS est là pour me rappeler que les actes valent mieux que les promesses. Peut-être s’est-elle étonnée que je n’aie pas essayé d’aller plus loin avec elle mardi ? Peut-être a-t-elle été déçue que nous n’ayons pas fait l’amour ? Mais c’est sans compter sur le fait que je ne pensais pas qu’elle ne resterait pas…

Afin de rétablir mon honneur et ma virilité, et pour qu’elle n’aille surtout pas s’imaginer que c’est juste parce que je n’ai pas osé, je lui réponds du tac au tac par un SMS décomplexé (image à droite). Mais dommage : elle n’y donne pas suite… ce qui ne lui ressemble pas trop. Je me dis que je l’ai peut-être un peu choquée… Oh là là, pour si peu ?

Samedi en début de matinée puis en début d’après-midi, nous nous retrouvons sur MSN et nous convenons de nous retrouver assez tôt chez moi, vers 16h00. Voilà qui nous laisse une bonne partie de l’après-midi et toute la soirée pour être ensemble, soit un bon paquet de temps. Du coup, cela me fait moins regretter d’aller au cinéma, je trouve même que cela ponctuera agréablement notre soirée. Pour continuer de la tester un peu, je place à un endroit dans le tchat une petite allusion sexuelle qui lui est accessible mais elle fait plus ou moins semblant de ne pas la relever. Je crois en fait que ce n’est pas son genre ou que c’est trop direct pour elle… Dans la suite du tchat, je lui en place une seconde que je censure volontairement pour voir sa réaction :

Alors là, vraiment je suis un peu étonné. « Timide » d’une certaine manière, je veux bien. Mais pas au point de ne pas oser les allusions coquines, ce qui est plutôt de mon goût au contraire ! A l’inverse, je l’ai trouvée un peu timide mais pas non plus outre mesure. Bref, y aurait-il eu un petit quiproquo entre nous deux à ce sujet ?

Annie me retrouve chez moi et nous passons une agréable fin d’après-midi ensemble. Pendant que je lui prépare un cappuccino, je lui fais des petits clins d’œil coquins (ce qui pourrait être quelque chose du genre : « blabla blablabla blabla, puisque je ne t’ai pas encore vue toute nue… ») et je sens bien que cela la met mal à l’aise. Du coup, elle m’avoue en fait que ça la gêne de « parler de ça, alors qu’on ne l’a pas encore fait… ». Non, mais quelle enfant de chœur ! Et moi qui avait pris les signes qu’elle m’envoyait depuis peu comme une invitation à être un peu moins chaste dans mes actes et paroles ! Elle m’avouera d’ailleurs (bien plus tard) que mon SMS qui faisait allusion à ce que je regrettais de ne pas avoir fait mardi l’avait un peu embêtée et lui avait même fait se demander si je ne m’intéressais qu’à ses fesses… On est loin de mes interrogations sur un hypothétique reproche ! Comme quoi, je faisais bien de me laisser porter par l’ambiance soft, j’aurais pris le risque de la choquer. Mademoiselle Annie n’est pas habituée à « en parler avant »… Ah ? Oh ! Du coup, je fais exprès de la taquiner là dessus, ce qui lui recolle son sourire gêné.

Malgré sa prude timidité, elle a eu la bonne idée de venir avec une jolie petite jupe courte, ce qui me ravit particulièrement. Nous voilà allongés sur mon canapé à nous embrasser et à grignoter du chocolat. Comme nous avons toute la soirée devant nous, et que nous projetons en plus d’aller voir un film, je lui impose des règles précises : pas touche aux zones érogènes avant minuit. Je passe mes mains sur tout son corps, en contournant délicatement ses seins sans les toucher, en redescendant sur son ventre jusqu’à la naissance de son pubis, puis en remontant entre ses seins. Tandis que je l’effeuille et que je la chauffe progressivement, je sens son impatience et son envie de transgression grandir à mesure que je lui écarte les jambes et que je lui embrasse l’intérieur des cuisses. Je me délecte du parfum de son humidité mais je ne cède pas à ses caprices quand elle me demande de la déshabiller plus. Tout ça pour qu’Annie commence à se plaindre que je la frustre ! Au début, je prends ses plaintes pour partie de nos petits jeux mais je finis par me rendre compte que non, ça ne l’amuse pas tant que ça. Bouuh la vilaine fille ! Moi, j’aime bien faire durer le plaisir et le désir, en particulier quand on ne se connait pas encore et qu’on a tout à découvrir.

Nous tentons de nous calmer tout doucement à mesure que l’heure du départ pour le ciné se rapproche. Elle m’explique que si elle n’a rien par exemple contre le cunnilingus, ce n’est en revanche pas ce qu’elle aime le plus. Elle préfère de manière générale la pénétration, c’est ce qui lui donne vraiment du plaisir. Ah ben mince ! C’est la première fille que je rencontre qui n’est pas branchée cunni et qui préfère les préliminaires courts ! Je savais que ça existait mais je n’en avais à ma connaissance jamais rencontrée. C’est bête parce que moi, je suis justement très porté sur les préliminaires. Malgré tout, il s’avèrera que ça ne nous empêchera pas de très bien nous entendre au lit.

Frustré moi aussi et obsédé par son entrecuisse et par sa mini-jupe, nous partons au cinéma surexcités tous les deux. « Sex And The City » qu’ils disaient… Dommage, ça ne sera pas un film très chaud. Bigrement consensuel sur le fond, surtout avec un titre pareil et une telle réputation derrière. Ce que les airs lascifs d’Annie collée à moi au cinéma auront tôt fait de combler largement.

33 réponses sur “Le quotidien ordinaire d’une première semaine”

  1. Elle ne « kif » pas les préliminaires, c’est la chevauché sauvage qui t’attend! En récitant dans ta tête l’alphabet a l’envers pour tenir la distance,

  2. Tu rencontres deux femmes alors même que tu es déjà avec Annie ???!!! Ce serait pas un peu du foutage de gueule ? Annie semble sincère dans ce début de relation, a envie de te faire partager des soirées et ce qui semble plus t’intéresser c’est le fond de sa culotte et terminer cette histoire pour passer à la suivante…
    Tu profites de sa naïveté « Jouant sur la nature de grande dormeuse d’Annie… »
    Il est évident que vous n’attendez pas la même chose ; tu aurais pu quand même mettre les choses au clair avec elle.
    Je dis ça, mais tu arriveras certainement à te justifier…

  3. En somme tu te sens engagé à quel moment? à partir de la première nuit? du premier mois ? à partir de quel moment te sens tu engagée avec une fille pour ne pas rechercher ailleurs? ou est ce que le simple fait de rechercher ailleurs sans passer à l acte ne constitue pas pour toi un « acte déloyal » vis à vis de la fille avec qui tu sors?
    Je pense plutôt que cette fille ne te convient pas réellement et que tu le sais..d ailleurs ce n est pas du tout le profil de la  » fille formidable » que j imagina pour anadema.. Sex and the city franchement il y a mieux, et puis ce côté gnan gnan, adolescente bon marché, on ne peut pas sérieusement imaginer qu anadema lui jure fidélité et amour à coup de « princesse », « chouchou » et autres..
    Après tout il ne lui a rien promis? Il n est pas emballé mais il se sert quand même , c est ce qu on lui reproche? Son manque de sincérité? Je pense qu au contraire il est très sincère: il apprécie réellement cette fille mais elle ne lui plait pas assez pour envisager autre chose que du ponctuel. Le problême c est qu effectivement cette fille semble un peu plus impliquée: difficile de se prononcer avant de connaître la fin de l histoire..en

  4. Mouai mouai, attention anadema, jeux de mains jeux de vilain.

    Ca me fait penser à un marché dans lequel tu touches plusieurs melons pour savoir lequel sera bon pour ce midi et celui pour demain. Je te préviens il faut renifler aussi :p

    Est-ce que tu as une espèce de feeling qui te faire dire qu’elle pourrait peut être te convenir ou vraiment tu sais déjà quelle en sera la limite?

  5. C’est assez No Sex in the city comme épisode.
    Après je n’avais pas capté que tu étais avec Annie pendant que tu voyais 2 autres donzelles… Bref y’a des mecs qui criraient « WAHOU trop balèze », moi perso, je trouve ça assez nul…

  6. Alors, je ne sais pas comment vous fonctionnez, tous, et si vous transformez toute votre vie dès lors que vous « sortez » avec quelqu’un. Mais Célie et FemmeMariée étaient des contacts que j’ai eus avant de rencontrer Annie et je me suis juste contenté d’aller au bout de ces rencontres. Vous croyez sincèrement que je vais renoncer à ma vie et à mes relations, simplement parce que je couche avec une fille avec laquelle je sais pertinemment que je ne serai plus dans quelques semaines ? Ca servirait à quoi ? Je rejoins ce que dit philia : je ne lui ai rien promis, ni une relation entière ni une relation exclusive. Evidemment, ce ne sont pas des choses qui se disent. Mais vous savez bien que nous ne sommes pas ici dans un téléfilm américain moralisateur, mais dans la réalité.

    Il faudrait quand même aussi vous entendre : moi j’ai l’impression d’être extrêmement constant et cohérent dans le récit de mes histoires. Dans le post précédent, je lis que je suis un prépubert asexué. Dans celui-ci, que je ne m’intéresse qu’à son cul. On ne peut pas être les deux à la fois, et je ne suis pas Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Est-ce parce que vous avez systématiquement envie de voir le mal partout ou est-ce parce que c’est la réalité crue qui vous gêne et à laquelle vous n’êtes pas habitués ?

    J’apprécie beaucoup Annie, elle est très gentille, elle a un côté glamour qui me plaît et qui me séduit. Pour autant, mes conversations avec elle sont limitées (mais ça, je l’ai déjà expliqué, ce qui m’a valu encore tout un tas de reproches dans les commentaires). Ca me fait sincèrement plaisir de passer du temps avec elle, du moins pour le moment. Mais ça ne pourra pas durer éternellement. Allez, parlez-moi de vos relations. Ce n’est pas possible : vous n’avez quand même pas tous 16 ans, ici ? Ca vous est déjà arrivé plein de fois de vivre une jolie petite aventure dans laquelle vous ne vous êtes pas investi plus que ça ? Rassurez-moi ?? Et racontez-nous !!

     
    @ philia : D’ici deux posts, je repars dans la suite de l’histoire de ma rencontre avec Léa !

  7. OUIIII MOIIIII mais c’était clair dès le début, je crois qu’il y a des périodes où on veut juste s’amuser et d’autres où on veut s’investir.

    Ce que je dis c’est que même si tu ne lui a rien promis, ni même l’exclusivité, est-ce qu’elle le sait, est-ce que les choses sont claires pour tous les deux? Humhum, je crois pas l’avoir lu.

    Après un petit coup à droite à gauche rooo ça arrive à tout le monde.

  8. Ah mais donc l’épisode où tu étais en pleine blessure narcissique à cause de la femme à l’ombre à paupière bleue qui n’avait pas daigné te répondre a eu lieu en même temps que (J’aurais bien écrit « au début de… » mais vu comme les choses se profilent je suppute une durée limitée) ta relation avec la gentille Annie.

    Elle qui se méfiait des hommes « qui enchaînent les rencontres » (sic, si je ne m’abuse) est décidément vraiment bien tombée.
    Et un smiley pour l’occasion: ;O)

    Enfin tant que tu t’amuses et que tu n’as rien promis tu n’as aucun compte à lui rendre.

    Une question, cependant: A ce stade de la relation, et en toute bonne foi, ne décèles-tu pas comme un déséquilibre concernant votre implication respective ?
    Imaginons un instant que les faits se déroulent en temps réel, si demain Annie te pose la question « c’est du sérieux ou du cochon? », lui diras-tu la vérité ?

    Une autre, d’ailleurs: Ne penses-tu pas que multiplier les rencontres (genre 3 en une semaine) réduit les chances de fonctionner pour chacune d’elle ?

    Et une dernière, pour la route: A cette avancée du récit, en es-tu seulement encore désireux?

    (Rien à voir mais à tout hasard tu n’étais pas en terrasse place de C. hier après-midi un livre à la main?)

  9. Bonjour,

    J’ai découvert récemment ton site, très bien. J’ai pensé l’avoir bien parcouru, mais quelque chose m’échappe : pourquoi un an de retard entre les faits et les posts ??

  10. Eh bien, pour une première soirée à deux, apporter comme film « The foutain », tu parles d’un tue l’amour!!! Jamais vu un film aussi naze, mou et gnangnan. Ca n’éveille pas la libido ça, ce serait plutôt un bon somnifère!!!

    Biensur que tout le monde a déjà eu des relations comme ça, plaisantes, en sachant pertinamment que ça n’irait pas plus loin. Mais implicitement, chacun des protagonistes le sent à la base, et on s’arrange pour qu’il y ait du respect certes, mais pour ne pas donner de faux espoirs.
    Ici, j’ai l’impression, mais peut-être me trompe-je, que ton comportement pourrait faire penser à Annie que tu prends ton temps, que tu entâme une vraie relation amoureuse avec quelqu’un qui compte à tes yeux, et avec qui tu veux construire une histoire.
    Alors évidemment, le tout ce n’est pas de lui dire « tu es un plan cul, on va coucher ensemble quelques fois en attendant que je trouve mieux ailleurs, et basta », mais là, je pense qu’elle se fait de faux espoirs, et qu’elle risque de souffrir et de tomber de haut.
    A moins que tu ne te retrouves toi même pris à ton propre piège: que tu tombes amoureux, et qu’elle se lasse, elle, de son côté. Affaire à suivre…

  11. J’aurais fait la même chose que toi il y a quelques temps, disons avant mes 30 ans quand je pouvais sauter sur tout ce qui bouge. Mais maintenant ça ne m’intéresse plus de passer des heures à discuter avec une fille, trouver des trucs à raconter, la faire rire etc… juste pour la niquer pendant 2 semaines. C’est trop fatiguant pour pas grand chose.

    Pour la question des 2 filles en même temps, j’ai pratiqué mais ai trouvé ça assez nul. J’avais plus de feeling, c’était comme se faire des putes.
    A part ça je trouve contradictoires ces féministes qui veulent à la fois la libération sexuelle des femmes et la monogamie des hommes.

  12. Ce n’est pas transformer toute sa vie que de considérer que quand on sort avec quelqu’un on est pris. La jolie petite aventure dont tu parles reste répandue parce que c’est toujours difficile de trouver la personne formidable. Mais, sauf exception (par exemple, une rencontre éphémère entre un homme et une femme habitant loin, très loin l’un de l’autre, empêchant alors toute relation) c’est dans la normalité de s’attendre à l’exclusivité.
    Visiblement, tes évidences ne sont pas les évidences des autres.

    Tu te donnes bonne conscience et tu mens à Annie par omission. « je ne lui ai rien promis, ni une relation entière ni une relation exclusive. Evidemment, ce ne sont pas des choses qui se disent. ».
    Si je me mets à la place d’Annie (vous habitez à côté, vous vous voyez tout le temps), je considérerais comme une trahison si j’apprenais que celui avec qui je couche (bon, là, ça ne s’est pas encore concrétisé) continue en parallèle à avoir des discussions chaudasses avec des filles et qu’il ne se prive pas pour les rencontrer, histoire de voir si ya moyen de moyenner.

    Tout ça pour dire que quand je suis avec un mec, même si je sais que ça ne durera pas, je ne vais pas en rencontrer d’autres, je ne vais pas continuer à discuter avec eux (les échanges que j’ai pu commencer sont mis en attente ou abandonnés). Et si vraiment il y a un mec à côté qui me plaît bien et que je me décide à le rencontrer quand même (ce qui ne m’est pas encore arrivé), je serai franche et honnête. Une histoire après l’autre, pas tout en même temps.

    C’est pas une question d’être dans un téléfilm américain moralisateur mais de ne pas tromper les attentes de l’autre.
    C’est mon point de vue…

  13. Il y aurait abus ou défaut d’honnêteté, à mon sens, si asymétrie d’implication entre eux deux sue et encouragée par Anadema, il y avait.
    Là il n’en est rien.
    Ou alors, on considère naïvement (et de manière louable, en principe) que l’on doit absolument tout dire à autrui et en toutes circonstances. Or il n’en est rien : on ne peut, ni de doit tout raconter aux autres, ou à l’être cher sous prétexte que l’on se doit mutuellement fidélité et dévotion éternelle (puisque c’est au moins un contre-sens, ou alors un doux mensonge dont on a réussi à se convaincre). Il n’est pas anormal d’être attiré par d’autres personnes lorsque l’on est en couple ou même amoureux, ou alors en se niant en partie.
    D’autant plus que là, le contexte est tout autre que celui dépeint dans les commentaires. Cette fille n’est pas « sa femme » et il la connait à peine ce qui amoindrit, à mon sens, le degré de transparence sur lequel il peut se situer (et quand bien même ils seraient « mariés » cela ne changerait pas ce que je veux expliquer par la suite).
    A quoi rimerait le fait de lui dire « je t’apprécie beaucoup, et je savoure les moments que l’on peut partager mais il se trouve que 1) je ne suis pas persuadé que nous pouvons partager vraiment plus que quelque chose d’éphémère parce que … [= premier uppercut, en mode « double » si il prend la peine de lui expliquer pourquoi] 2) je ne considère pas que le fait de partager des moments avec quelqu’un doive nécessairement impliquer une rupture totale de toutes les autres interactions sexuées [= là il ne lui reste plus de joues après ce second uppercut].
    A quoi bon lui « dire » ?!? et puis lui dire quoi après tout ?! Je ne dis pas à quelqu’un que je ne me sens pas sur la même longueur d’ondes si malgré tout cela nous permet de partager des choses si cela s’annonce comme tel tout du moins. Je ne lui dis pas non plus que je ressens l’envie de fréquenter d’autres mecs (les deux choses sont d’ailleurs clairement différentes). Ce n’est pas un mensonge pour autant. Je ne le dis pas parce que je ne vois pas l’intérêt de le dire si ce n’est la volonté d’obéir à un principe consistant à ériger la transparence comme un leitmotiv et comme une morale destinée à museler et brider plutôt qu’à être en accord avec la réalité. Cette morale ne constitue pas un motif suffisant à mon sens. Au contraire. Le propos n’est pas ici de considérer qu’Annie serait ravie si elle l’apprenait, ce qui ne serait évidemment pas le cas (comme tout le monde d’ailleurs : personne n’aimerait apprendre cela, moi y compris) mais plutôt de ne pas au simple motif « qu’il faut le dire » justement le dire.
    Cette appréciation a du sens indépendamment du fait que cette Annie n’est pas sa fille formidable puisque la question est la suivante : faut-il nécessairement tout dire ? La réponse affirmative, couramment répandue, est celle consistant à se cacher derrière des impératifs de (pseudo)honnêteté et de (pseudo)respect alors que le sens premier réside davantage dans la volonté de se déculpabiliser d’envies qu’il est IMPOSSIBLE de réprimer quitte à blesser l’autre (puisque cette Annie, j’en suis intimement persuadée, se porte bien mieux aujourd’hui de ne pas avoir eu mot de cela plutôt que si elle l’avait su…le contraire, l’aurait blessée, aurait entaché éventuellement sa confiance en elle et aurait contribué à lui faire penser qu’elle avait une responsabilité…).
    Il ne faut pas oublier quelque chose d’important : en se montrant réactif face à cette fille, Anadema ne lui promet rien ! il se contente de se conduire de manière concernée et respectueuse justement comme elle est en droit de l’attendre. Ca me semble étrange de lui reprocher cela lorsque l’on entend couramment que « les gens n’ont aucun respect », lui justement se comporte là de manière correcte. Il ne fait que mettre en application ce qu’il crie à tue-tête sur son blog sans arrêt : avoir de la considération pour son interlocutrice et ne pas couper court à tout échange n’étant exactement conforme à ce qu’il recherche chez une fille. C’est ce que certaines des poufs dont il parle sur son blog ont fait et dont il a pu s’étonner (à juste titre). Ca m’apparait simplement cohérent pour la peine et en rien une manière de laisser cette fille croire des choses.
    Anadema aurait pêché (le terme n’est, en l’occurrence, pas neutre !) si et uniquement si, il avait stimulé et encouragé une implication de cette fille et qu’il lui avait promis des choses sachant pertinemment qu’il ne s’y tiendrait pas. Là, il n’en est rien. Pour avoir été, également protagoniste, à mon échelle, dans la chose je pense raisonnablement pouvoir affirmer qu’il a été réglo, au sens (laborieusement) défini plus haut.
    La « morale » est donc sauve (mince ça m’a échappé)

    Sorry Mister A., je me suis un peu endormie là…

  14. Eh bien encore_une_lea quelle argumentation dans la défense d’anadema, tu as une jolie carrière d’avocate devant toi.

    En tant que femme relativement ouverte d’esprit je comprends que la recherche d’une affinité sexuelle soit importante. Ceci dit je préfère un homme qui me dit qu’il ne sait pas ce qu’il veut et souhaite prendre le temps de la reflexion plutôt qu’un homme avec qui ça pourrait marcher, et avec qui je découvrirais après coup que j’ai été partagée sur les premiers temps.
    D’autant plus que s’il arrive à me parler de ce genre de sujet délicat c’est que la communication et la confiance sont bonnes.

    Pour ma part chaque début de relation est exclusif de mon côté. Si je communiquais avec plusieurs personnes je m’accorde une parenthese avec les autres ( souvent moyen de se rendre compte que l’attirance n’était pas si forte s’ils sont facilement zappés). Simplement pck j’aime prendre le temps de découvrir la personne dans son entier, et que je me trahirai autant en courant deux mâles à la fois que je les trahirais eux, et j’aurais le sentiment de ne pas leur avoir laissé leur chance. J’aimerais que cela soit réciproque mais la nature humaine ne se contrôle pas alors je vis pr mon plaisir.

    Chacun est libre de ses choix tant qu’il ne rend peronne sciemment malheureux.

  15. Perso j’ai eu cette réaction vis à vis du ton employé. On a l’impression que tu apprécies la demoiselle, mais pour son côté glamour et physique probablement. Moi ça me gène pas mais est-elle sur la même longueur d’onde que toi??? Vu ce que tu dis sur elle, je n’en suis pas certain… Ou alors le narrateur est en méforme et ne me fait plus ressentir ses impressions et celles de ses relations??

  16. Il est vrai que ce serait un peu vous jeter la pierre que de vous reprocher votre volonté de « transparence à tout prix », tant j’y étais moi-même attaché il y a quelques années. La « sincérité totale », cette obsession de « devoir tout dire à l’autre »… il m’a fallu des années de plus, de la réflexion, de l’expérience et de la maturité pour saisir tout ce que ça avait de profondément naïf et illusoire. Pour comprendre au final que non, l’honnêteté, ça ne passe pas par dire aveuglément n’importe quoi à n’importe qui, n’importe quand.

    Mais revenons sur Annie : Si demain elle me demandait ce que j’attends de cette relation (puisqu’on me pose la question), je ne lui mentirais pas. Au pire, j’euphémiserais en lui expliquant que je profite du moment sans me poser la question. Mais je ne lui laisserai pas croire le contraire. Je ne me permettrais pas de lui laisser des petits mots doux dans le style de « tu me manques » ou « je pense à toi », à même de lui faire croire que je me sens parfaitement bien avec elle. A contrario, il n’y aurait eu aucune raison pour que j’aille éclaircir ces points avant de l’embrasser ou de coucher avec elle. Coucher ensemble, ce n’est pas une invitation au mariage.

    A l’inverse, si je devais m’apercevoir qu’Annie retourne sur AdopteUnMec et qu’au bout d’une semaine, elle a 10 ajouts de paniers de plus dans son petit total, je vous assure que je ne serais pas super content… Et pourtant, je ne veux rien faire avec elle ! J’espère que personne ne sera surpris, de la même manière que j’espère n’apprendre à personne que la vie est faite de contradictions, balancée entre les désirs et la raison, la morale et la pratique, l’idéal et la réalité.

    Bref, je ne veux pas laisser de suspens inutile, là n’est pas le but : ma relation avec Annie durera deux mois.

     
    @ Kalinka : « les hommes qui enchaînent les rencontres », ce sont ceux qui additionnent les conquêtes semaines après semaines. Ce n’est pas parce qu’au bout de deux ans, je me retrouve à faire trois rencontres en dix jours que je suis un cumulateur, n’est-ce pas ?

     
    @ Sohho : Tout simplement parce que c’est une rencontre que j’ai faite et que je n’avais pas pris le temps de la raconter.

     
    @ Delicatwoman : Tu as tout à fait raison, c’est dans la normalité de s’attendre à l’exclusivité. Mais il y a ce à quoi on s’attend et… ce qui se passe vraiment. Les couples se jurent fidélité à leur mariage. « Jurer » me semble même un plus gros engagement que « s’attendre à »… Pour autant, quel pourcentage des couples réussit à être réellement fidèle à long terme ? Il suffit de voir les statistiques rien que sur les enfants illégitimes… Alors des stats sur juste des petites coucheries… je n’ose imaginer… (d’ailleurs, je n’ai jamais trouvé de truc très précis sur le sujet, si vous avez des idées, des liens…)

     
    @ ev’ : On laisse sa chance à ceux qui en ont une. Annie, en l’occurence, n’en avait aucune. Je ne veux pas paraître méchant mais je ne peux tout de même pas mentir ici. Parfois on ne sait pas ce qu’on veut, tu as raison, et parfois si. Annie, j’avais envie d’une petite histoire courte avec elle, et c’est tout.

  17. Auquel cas -et ne prend pas ça pour une attaque mais pour une simple demande d’opinion- n’aurais-tu pas pu afficher dès le départ qu’elle t’inspirait une aventure ? Plus facile pour elle de se positionner, possibilité d’accepter ou de refuser en connaissance de cause et en tout cas pas de faux espoir et pas de chue de haut. Enfin il me semble …

  18. Comme d’habitude, beaucoup de débats par ici !

    J’avais pas non plus tilté que tu avais rencontré Annie en même temps que les 2 autres. C’est ça aussi de ne pas tout nous raconter à mesure 😉
    Personnellement, ça ne me choque pas puisqu’à ce stade tu n’es pas engagé dans une réelle relation avec Annie. Et puis, comme tu le dis si franchement (ce qui n’a pas plus à certains, mais c’était une autre histoire…) tu sais pertinemment dès le début qu’avec Annie ce ne sera pas une grande histoire. Par contre, je suis déçue d’avoir lu ton dernier commentaire, je ne voulais pas le savoir encore combien de temps tu es resté avec Annie… j’aurais bien attendu que tu nous le racontes dans un futur post !

    Petit aparté qui n’a rien à voir… je viens pour la première fois de cliquer sur « Radio Anadema » et que vois-je en second ???? Mirwais ! Là je me dis il a tout cet homme, même de bons goûts musicaux ! Ah non, il lui manque encore la femme parfaite… 😉

  19. @ ev’ : Je pense qu’il y a la théorie et la pratique. Explique-moi très concrètement comment ça se présenterait ? Genre : « Annie, j’ai vraiment adoré te rencontrer. J’aimerais beaucoup que l’on se revoit mais par contre, je dois te prévenir : c’est clair que pour moi ce sera du court terme et pas plus. ». Je crois qu’on devine tous ce qu’elle me répondrait.

    Pour te donner mon opinion, qu’il s’agisse d’une aventure ou d’une relation sérieuse, la séduction c’est important. Et en général (sauf cas particuliers donc, quand le contexte ou la situation sont différents), formaliser comme ça a priori un rapport, il n’y a rien de plus anti-sexe. C’est un peu comme si je voulais parler avant qu’on se rencontre de préservatifs. Parce que même si c’est en réalité plus compliqué que cela, après juste une première rencontre cela revient à laisser penser que « tu n’es pas assez bien pour moi pour que je puisse envisager plus ». Et qui a envie de faire l’amour avec quelqu’un dans le regard duquel il se sent médiocre ?

    Moi, j’aimerais bien que vous me parliez tous de vos relations et comment vous vivez les choses. Toutes les petites histoires que vous avez vécues, vous en aviez défini précisément les termes avant de coucher ensemble ? Et toutes vos autres histoires, vous étiez persuadés que « cette fois ci, c’est la bonne ? » ??

     
    @ Bibinette : Oui, beaucoup de débats. Surtout, j’ai l’impression que l’exercice à chaque fois consiste à trouver de nouveaux reproches à me faire, quitte à ce qu’ils se contredisent entre chaque post. Genre : prépubert asexué un coup / obsédé par l’entrecuisse d’Annie le coup d’après.

    Pour la révélation de la durée de ma relation avec Annie, je ne voulais pas en faire un secret. Je ne sais pas d’ailleurs si je vais encore beaucoup parler de cette relation, ni même si je vais raconter l’épisode de la rupture. On va encore me sortir des âneries du genre : « tu vois, on t’avait dit que ça ne serait pas drôle », comme s’il y avait des ruptures qui se passaient dans la joie et la bonne humeur…

    Ah, tu as bien fait de cliquer sur ma radio blog, je n’y ai mis que des titres que j’affectionne particulièrement. « Naive Song » de Mirwais, je suis en transe dès que j’écoute ça. Je suis content de voir que je ne suis pas le seul !! Et non, bien entendu que je suis loin de tout avoir, petit flatteuse ! 🙂

  20. Cher Anadema,

    Je comprends qu’il n’est peut être pas évident de dire clairement à une personne que tu ne souhaites qu’une petite histoire de courte durée, mais dès lors que tu sais que la personne en face (ou que tu supposes en tous cas) veut potentiellement quelque chose de sérieux, n’est-il pas plus honnete de ne rien commencer ? Dans ce que tu racontes dans tes posts, annie ne semble pas vouloir quelque chose de léger … pourquoi prendre le risque de la faire souffrir ?

  21. Je voudrais commencer par une parenthèse : formaliser un rapport n’est pas forcément anti-sexe ! On appelle ça des fucking friends 🙂
    Pour le coup la transparence est totale et personne n’est déçu, après bien sur il faut savoir cerner la personne en face pour voir si elle va accepter voire proposer ça… (oui ca existe!) et pour le coup, j’avoue que ta description d’Annie ne me fait pas trop penser à une potentielle « ff ».
    Concernant ton petit débat, et en ce qui me concerne :
    – non la plupart du temps je ne définis rien du tout, d’ailleurs, sans vouloir généraliser, ce sont le plus souvent les filles qui veulent « définir ». A croire que « vivre au jour le jour » n’en satisfait pas bcp, pourtant c’est ce que je réponds en général, du moins les premiers mois. Ah, et non je ne suis jamais persuadé que « c’est la bonne », d’ailleurs qui peut objectivement l’ètre sans le moindre doute ? Le doute fait partie de la nature humaine, je pense qu’il faut des mois voire plutot des années pour le dissiper, et se dire oui ca y est cette fois c’est elle ! Ca n’engage que moi mais le coup de foudre, je dis foutaises !
    – cf ton histoire avec Annie, j’avoue que malgré mon ouverture d’esprit je trouve pas très cool de rencontrer en mème temps pas moins de 2 filles vu le caractère a priori « impliqué » de la première, meme si toi tu ne dévoiles/promets rien. Bien sur que lui dire tout de go « entre nous ce sera du court terme, tu n’es pas ma fille idéale » serait stupide et surement signe de la fin de la relation, à ce propos je te rejoins sur le principe suivant : la sincérité totale et illimitée dans les rapports amoureux me semble une vaste fumisterie, et surtout peut se montrer inutilement vexante, le mensonge par omission pouvant se révéler parfois bien plus approprié…

    Cela dit il faut faire du cas par cas : si je perçois clairement dans le comportement de la fille qu’elle désire plus qu’une relation courte et que ce n’est pas mon cas, et qu’elle semble ètre une vraie romantique (type Annie?), je ne vais peut-ètre pas laisser trainer le « mensonge par omission », et aussi éviter de fréquenter d’autres personnes en mème temps. Après ça, le temps passant, tu te sens un peu comme une m**** si la fille a eu le temps de se faire des illusions malgré ton manque d’implications, enfin c’est mon cas. Et concernant le motif de rupture, je ne dirai pas « je savais que ce serait une relation courte » mais plutot « après reflexion je pense que tu ne me corresponds pas assez pour une relation longue » (ouhhh le menteur ! bah oui désolé, blesser la fille pour le pur plaisir de dire toute la vérité rien que la vérité, très peu pour moi).
    Hum j’ai un peu pondu un pavé alors je vais m’arréter là ! Au plaisir de débattre avec toi, enfin vous tous !

  22. « Moi, j’aimerais bien que vous me parliez tous de vos relations et comment vous vivez les choses. Toutes les petites histoires que vous avez vécues, vous en aviez défini précisément les termes avant de coucher ensemble ? »

    Clairement non. Mais une de celles que j’ai le plus appréciées, c’est précisément celle où, juste AVANT de passer à l’acte, le mec m’a dit : « Par contre, j’ai pas trop envie de m’engager en ce moment ». Bon, ok, c’était un mensonge fumeux, la vérité étant qu’il n’avait pas envie de s’engager avec MOI. Mais c’était un code très clair pour me dire que je n’avais rien à espérer de plus qu’une histoire légère. J’ai apprécié, ça m’a rendu service en m’économisant quelques prises de tête à propos de ce mec que j’appréciais beaucoup.

    Souvent, on est mis au courant de la légèreté de l’histoire un peu tard, et ça peut faire un peu mal. Car enfin, si je suis tout à fait d’accord pour dire qu’embrasser, coucher, sortir ou je ne sais quoi n’équivaut nullement à une demande en mariage, on a tout de même le droit d’espérer. En effet, les histoires légères et les histoires qui durent commencent en général de la même façon (embrasser, coucher, sortir…). Pourquoi donc devrait-on toujours s’attendre à quelque chose de pas sérieux si on espère autre chose ? Donc, dès que l’un des deux protagonistes sait que l’histoire a une date de péremption, autant qu’il le fasse comprendre, non ? Et cela peut être avant ou après de coucher, peu importe.

    Ensuite, il y a les cas où on pense que oui, ça peut durer… Et en fait non, mais on n’est pas contre le fait de continuer la relation sur un mode léger (c’est en général cela qui m’arrivait). Eh bien là aussi, autant le dire au moment venu, surtout si on a envoyé des indices d’encouragement avant.

    En fait tout dépend de ce qu’on considère comme « par défaut ». Si pour toi, une relation est « par défaut » légère, il est peut-être normal que tu ne considères pas comme nécessaire d’en informer l’autre.

    « Et toutes vos autres histoires, vous étiez persuadés que « cette fois ci, c’est la bonne ? » ?? »

    Eh bien presque, oui, puisque pour moi, « par défaut », j’espère qu’une relation naissante sera sérieuse…

    Bon, je ne sais pas si je suis claire, enfanter ça ne rend pas très intelligent !

  23. Moi j’aime surtout la façon désinvolte dont tu en parles. Tu sembles te presser de lui proposer de se voir le samedi pour éviter d’avoir à lui expliquer pourquoi tu ne peux pas la voir le vendredi soir… C’est assez drôle finalement.

    Mais cela vient d’être dit, je trouve que ce comportement n’est pas très « cool ». Tu reconnais toi même que tu n’apprécierais pas qu’Annie poursuive ses explorations sur Adopte. Mais tu ne t’en prive pas de ton coté.

    Personnellement (et je ne me considère aussi relativement ouverte d’esprit, mais suis-je bon juge ?), je ne trouverais pas ça acceptable dans cette situation. Allons y donc de nos petites histoires. Quand j’ai commencé à trainer sur un site de rencontre, j’ai fait la connaissance virtuelle de plusieurs hommes. J’apprends à les connaitre via MSN et téléphone (en deux/trois semaines maximum). Là mettons nous d’accord, je « cours plusieurs lièvres ». Après plusieurs rencontres qui n’ont pas spécialement abouties, j’ai rencontré une personne qui a réellement suscité mon intérêt. Nous ne nous promettons rien, mais l’envie de se revoir est là (les calins softs aussi)et le rendez-vous est pris. Nous en sommes donc plus ou moins là ou tu en es avec Annie après vos premières rencontres. A partir de ce moment-là, il me devient difficile de maintenir les liens avec les personnes dont la prise de contact est « en cours » et je mets donc, progressivement, mes autres relations en cours entre parenthèses. Finalement, ces projets de rencontre ont été reportés… à jamais, puisque cette histoire semble bien marcher sur la longueur.

    Bien sur, c’est réducteur de comparer deux histoires et je me garderai bien de me lancer dans des discours moralisateurs. Mais la différence, selon moi, est la spontanéité avec laquelle tu gères tes rencontres. Au cours de tes récits, j’ai noté que tu désires – et parviens à rencontrer très rapidement les femmes dont tu fais la connaissance par internet. Je reste assez admirative devant cette spontanéité, mais je me pose cette question : N’aborde tu pas tes rencontres d’une manière un peu trop « consommatrice » ? (L’influence de ce nouveau concept développé par Adopte peut être). Cela dit, je ne te reproche rien et ne te juge certainement pas. J’essaie juste de participer à la réflexion collective sur le spécimen Anadema…

  24. En lisant tes posts et les commentaires qui suivent, j’ai l’impression que c’est la « norme » de « s’amuser » en niquant à droite ou à gauche.

    On ne s’engage surtout à rien, et, encore mieux, on sait très bien que la relation est sans lendemain. Mais c’est pas grave, autant en « profiter » un max.

    Comme si une relation sexuelle, au fond, ce n’était rien. Pas d’implication, pas d’engagement, pas de don de soi, juste une masturbation mutuelle. Sans penser une seule seconde qu’on peut abîmer l’autre (m’enfin t’es dingue ou quoi, l’autre est consentant !)et même s’abîmer soi même…

    S’engager dans une relation en sachant très bien que ça ne mènera à rien, perso, c’est un concept qui me dépasse totalement. Quand bien même on se dédouanne en prétextant qu’on a prévenu l’autre.

    Non, je ne peux pas croire que tout ça, c’est la norme.

    Je veux encore croire qu’on sort avec quelqu’un parce qu’on y croit.
    Je veux encore croire en la fidélité.
    Je veux encore croire qu’on se choisit mutuellement, qu’on est acteur, et qu’on ne subit pas les choses.
    Je veux encore croire que l’Amour a encore quelque à voir avec la relation sexuelle.

    « Ca vous est déjà arrivé plein de fois de vivre une jolie petite aventure dans laquelle vous ne vous êtes pas investi plus que ça ? Rassurez-moi ??  »

    Bah non. Ca t’inquiète ?:)

  25. J’ai la réputation d’être quelqu’un de très direct et qui ne coupe pas les cheveux en quatre, mais je dois bien dire que les textos (notamment celui sur le fait qu’elle ne soit pas restée dormir) que tu lui envoies ne m’auraient pas charmé du tout. Il y a être coquin, qui est excitant, et sympa, puis donner l’impression de n’attendre que ça, et là, ça produit tout l’inverse. Et je dois aussi dire qu’en tant que filles, je comprends qu’elle n’aime pas parler de la « chose » avant de l’avoir pratiquée, ou du moins pas avec d’autant d’insistance. Ca met finalement plus la pression qu’autre chose, puis ça enlève une part de la complicité qui se créera au moment voulu.

  26. « Non, je ne peux pas croire que tout ça, c’est la norme. »

    Tu ne peux pas le croire, et pourtant c’est le cas Sam.
    Libre à toi de coucher seulement avec les filles dont tu es amoureux, mais je ne suis pas sur que ca légitime pour autant tes propos moralisateurs et réducteurs sur les autres, à savoir « la norme » (sachant qu’il y a un bon paquet d’hypocrites qui n’avoueront jamais en faire partie…)
    A t’entendre, il y aurait d’un coté les « gentils » dont tu fais partie, et de l’autre les salauds sans scrupules. Un peu étroite d’esprit ta réflexion, n’est-il pas ?

  27. A mon avis, avant d’entamer une relation dont on sait pertinemment qu’elle ne durera pas, il est important de sonder la sensibilité de la personne ainsi que le quotien de réciprocité entre soi et elle. (A l’aide de son ressenti, des confidences de la personne etc.) Quitte à éventuellement se refuser une relation type « carpe diem », parce qu’une peine de coeur ça peut parfois faire très mal… Sans vouloir trop généraliser je pense que les filles en général font un peu plus attention à ça…

  28. De toute façon on peut se rendre compte assez vite du ressenti de l autre quant à son engagement ds la relation: au début on est censé être tout enthousiaste: donc s il n y a pas déjà des propositions de vacances, etc.. c est louche..il y aussi l absence d avalanches de compliments qui est révélateur..
    exemple:je viens de rencontrer quelqu un. Il me dit j ai tel frère qui habite à londres.. Je réponds que j irai faire un stage à londre en décembre 2009. Il me reproche de vouloir l abandonner et prévoit déjà de me présenter à son frère pour pas que je me sente trop perdue. J en conclus qu il espère qu on sera encore ensemble ds 6 mois. Moi, je reste coite, parce que ce n est pas forcément mon cas, j ai besoin de plus de temps pour ce genre de formulations. Autre exemple: j ai la carte ugc illimité qui se prend à l année…il me dit qu il n aime pas aller au cinéma seul mais si c est pour y aller avec moi il veut bien se prendre une carte également.. Super proposition..il nous voit déjà à +1an mais moi pas forcément, donc je ne rebondis pas sur sa proposition: je dis que c est pas forcément rentable, qu il faut y aller 3 fois par mois ce que je ne fais même pas.. Il peut donc légitimement s interroger sur mon ressenti à moi mais il ne le fait pas parce qu il est aveuglé..Ca je ne peux rien y faire.. je veux dire que s il fallait toujours attendre une réciproque exactement proportionnée avant de sortir avec quelqu un, je serai souvent célibataire..Ca peut paraitre un peu prétentieux mais je ne peux pas interdire aux garçons de tomber amoureux de moi.. » Attention, ne tombe pas amoureux de moi surtout »: c est ce qu il faudrait que j annonce au premier flirt?

  29. > philia : « il peut donc légitimement s interroger sur mon ressenti à moi mais il ne le fait pas parce qu il est aveuglé..Ca je ne peux rien y faire. »

    Eh bien si, lui ouvrir les yeux 🙂 Lorsqu’on veut croire à une relation, on est souvent un peu aveugle volontairement. Autrement dit : stupide. Mais c’est une stupidité qui me paraît bien pardonnable. C’est une sorte de pari idiot qu’on fait parce qu’on est amouraché de quelqu’un. Et on peut trouver alors des tas d’excuses au silence de la demoiselle qui refuse que son compagnon prenne une carte UGC pour l’accompagner au cinéma pendant un an…
    Je crois que je préfère cet optimisme naïf à un caractère trop désabusé, voire cynique. A condition que cette naïveté ait ses limites. Si l’autre dit « pas d’espoir », alors c’est clair.

    Mais le débat se situe peut-être précisément là : à partir de quand, de quoi, peut-on considérer qu’on est assez clair sur l’avenir avec l’autre ? Peut-on vraiment se permettre d’être implicite à ce sujet ?

    Et à ce propos : pourquoi vouloir à tout prix rester dans l’implicite… ? Serait-ce un manque de courage ?

  30. Anadema, ne prends pas mal nos commentaires et ne fais pas d’auto-censure en refusant de raconter la suite avec Annie… Si nos réactions sont plus ou moins vives, c’est que ça nous interpelle et ça, c’est plutôt bon signe pour quelqu’un qui écrit un blog. On ne reste pas indifférents à tes histoires!

    Bon, c’est vrai que parfois ça part un peu dans tous les sens mais il ne faut pas oublier qu’on se base uniquement sur ce qui est écrit et je pense qu’il est inutile de te rappeler que le langage est source de malentendus ! Tu diversifies tes posts en axant sur l’aspect sexuel, romantique, social (cf ta discussion dans le parc avec Femme Mariée) ou autres encore ; ce qui explique sûrement que les critiques sont très diverses voire contradictoires. Chacun réagit par rapport à son expérience, sa personnalité. Les critiques répondent à toutes les contradictions qui te constituent ou plutôt ce ne sont pas des contradictions mais ta capacité à t’adapter à la fille que tu as en face, selon le moment : comment tu vas lui parler, comment tu penses que tu peux te comporter avec elle. Même si tu essaies d’écrire le plus fidèlement ce qui s’est passé, il nous manque toujours des éléments. Ce qui explique aussi qu’à chaque fois, encore_une_léa prend ta défense : elle te connaît au-delà des mots. Tes lectrices ne connaissent pas ta voix qui semble si érotique ni ton charme si ravageur!…

    Tu reconnais quand même qu’il est normal de s’attendre à l’exclusivité dans une relation. Il y a théorie et pratique. Cependant, le jour où je risquerais de me retrouver dans cette situation, je pense quand même que je me sentirais gênée (mais je suis sûre que j’arriverais à donner une bonne raison à ceux qui me reprocheraient de voir deux mecs en même temps…)

    Parfois j’écris, je me demande si je suis claire…

  31. Bien sûr Anadema que je ne voulais pas dire qu’il faut la regarder de haut avec ton plus beau sourire carnassier pour lui sortir « Comme ton mental ne me comble pas je me contenterai de ton corps », il ya d’autres manières de dire les choses. En temps qu’être humain je préfère qqn capable de me dire  » Je n’ai pas envie de m’engager comme ça, j’apprécie ta compagnie, et j’aimerais te découvrir plus en attendant de voir où ça nous mène »

    Ne divaguons pas nous sommes à un siècle où les femmes (même si elle ne l’affichent pas toujours) sont plus libres. Elles savent être imaginatives, et beaucoup d’entre elle ne rechignent pas un peu d’affection partagée entre des draps fraîchement lavés en attendant de trouver le prince charmant et son cheval blanc, image grotesque qu’on nous impose dès le berceau.

    J’ai pour ma part eu deux sex friends
    avec le premier c’était très calculé, planifié. On parlait avant de nos fantasmes et envies, on étaient aimantés niveau physique même si mentalement on aurait jamais pu supporter le quotidien ensemble plus d’un we. Parler avant nous permettait de fantasmer sur la prochaine rencontre, de tenir notre libido en alerte et il nous est arrivé maintes fois de se demander qui s’occuper de la contraception, si on prévoyait des jouets ou autre excentricité et ça ne nous a jamais empecher de perdre la tête, crois moi !

    Avec le second tout a été plus délicat, on était beaucoup plus dans un jeu de séduction, de sous-entendus, de sensualité. Mais ça n’a été l’apothéose que quand nous avons été capable de nous dire mutuellement : « c’est du désir rien de plus ». Bien sûr tout a été très facile, il n’y a avait pas de sentiments à brusquer d’un côté ou de l’autre. Exprimer ses envies, ses besoins ou ses limites dans la sexualité n’est -à mon sens- pas un frein, au contraire ! L’expression libre permet de se livrer plus facilement, avoir parlé des choses ne désérotise ( j’aime inventer des mots ) pas l’acte. Le problème n’est pas d’en parler mais de la manière dont on en parle …

    Sinon pour répondre à la question initiale, or sex-friends avec qui il était convenu d’avance que ce n’était qu’un jeu (ce qui n’a empêché ni le respect, ni l’affection), je me suis toujours investie dans les relations que j’ai entretenu. Je pense que c’est une marque de respect et j’aimerais qu’on se comporte ainsi avec moi. Peut-être parceque je suis une femme et que j’ai envie d’y croire, peut-être parceque je pense qu’il est important de laisser sa chance à chacun.
    Ma plus belle histoire a commencé de manière cavalière, j’étais prête à le jeter dehors au bout du premier quart d’heure tellement le manque d’affinité me sautait au yeux et qu’il me paraissait présomptueus et dénué d’intérêt. Au final après avoir discuter et pris le temps de se connaître, il a partagé ma vie et mes draps pendant 6 ans… Et ce n’était pas de l’habitude mais une vraie complicité qui m’a brisé quand il est parti…

  32. @Sam : Chéri(e), chéri(e), tu es bien mignon(ne) avec ta candeur et tes principes d’un autre âge. Viens-tu seulement de découvrir qu’il est plus facile de nos jours d’échanger des fluides intimes et d’avoir un pénis spéléologue qui t’inspecte l’origine du monde, que d’échanger des paroles autour d’un café?
    Mieux vaut ratisser gentiment ton jardin, ou tu riques d’être taxé(e) de cynique par ceux là même qui niquent, niquent, niquent et s’en allaient tout simplement…. (ou peut-être prends-je mon cas pour une généralité)

    @ Sands: Ta contribution se doit d’être illustrée par :
    « L’ennemi est con, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui »
    P.Desproges (évidemment).
    Comprendra qui pourra.

  33. En fait, je crois qu’il faut distinguer plusieurs cas de figure :
    1- On pense qu’il y a du potentiel pour une histoire sérieuse.
    2- On ne sait pas s’il y a du potentiel ou pas, il faut attendre un peu pour voir (donner sa chance, comme dit ev’).
    3- On sait de toute évidence qu’il n’y a aucun potentiel.

    Il faut donc aviser en fonction de ça. Ensuite, suivant les individus et la situation, je comprends qu’on puisse parfois être amené à parler tout de suite de la relation telle qu’on l’imagine (genre : avant le premier bisou ou la première coucherie)… mais ça ne me semble pas concerner la majorité des cas.

    Tout ça me rappelle une série TV : le premier épisode de la saison 1 de How I Met Your Mother. Il y a toujours une bonne part de vérité (plus ou moins) universelle dans une série aussi populaire et je trouve le passage particulièrement éloquent. Ted avoue un peu innocemment à Robin juste avant de l’embrasser qu’il est amoureux d’elle (« I Think I’m in love with you ») et du coup… ça casse tout et concrètement : il se fait jeter !!! Je vous ai même préparé le petit extrait :

    Je suis persuadé que 20 ans plus tôt, la même scène aurait été présentée de façon totalement différente : l’aveu de Ted aurait plongé Robin dans un état second d’amour et ils se seraient embrassés langoureusement, tirant une larme chez la téléspectatrice. Car si Robin accueille Ted chez elle et attend d’être embrassée, c’est qu’elle ne peut être que transie d’amour elle aussi… Que les séries soient aujourd’hui beaucoup moins faux-cul et beaucoup plus réalistes, ça n’est pas sans conséquences. Je crois que l’on rêve tous du bisou d’amour ou de l’histoire d’amour systématique mais que la réalité est tout à fait différente : nous vivons tous plein de petites histoires, dont parfois certaines d’amour. Mais d’autres n’avaient de toute évidence aucun avenir, et ça n’est pas pour autant que nous les regrettons. Soit nous en étions généralement conscient (cela dépend de notre lucidité), soit nous préférons fermer un peu les yeux en se voilant volontairement la face (le pragmatisme et la poésie ne faisant pas bon ménage) et en se réfugiant derrière l’idée d’un possible potentiel qui n’existe pas : « je profite du moment, on verra bien où ça nous conduira » (comme si on ne le savait pas déjà…).

    Bref, que dans ce passage, tout le monde soit horrifié en choeur par la petite phrase de Ted, ça n’étonne personne… et pour cause ! Je crois que ça touche justement à notre grand débat : n’est-il pas anti-sexe de vouloir systématiquement se prononcer aussi précocement sur une relation ? Dans l’extrait qui nous concerne, Robin s’enfuit en courant en découvrant les attentes de Ted. Cela signifie-t-il que Robin ne voulait qu’une relation un peu superficielle avec lui ? Dans la série, il se trouve que oui mais c’est au fond sans importance : à ce moment de la série, personne ne le sait mais tout le monde trouve la réaction de Ted absurde. Si Ted à l’inverse s’était senti le besoin de révéler à Robin qu’il ne fallait pas qu’elle s’attende à beaucoup de sa part parce qu’il ne pouvait absolument rien envisager avec elle à long terme (genre : « je crois que c’est juste pour quelques nuits »), il me paraît évident qu’elle aurait sorti exactement le même « What ?! ». La raison est simple : à ce stade, il est bon de profiter un peu sans attentes particulières et d’arrêter de vouloir planifier un mariage ou un coup d’un soir. Si la situation et les protagonistes ne s’y prêtent pas, c’est tout sauf glamour. Cela en dit long aussi sur la forme d’engagement que constitue un baiser ou faire l’amour : ce n’est pas parce qu’on s’embrasse que ça implique qu’on doit s’aimer, que c’est pour la vie ou qu’on est en droit d’avoir des attentes particulières de la part de l’autre. En résumé, si dire « je t’aime » trop tôt, ça casse le charme, dire « je n’ai aucune chance de t’aimer », à votre avis, ça fait quoi ?

    Toujours est-il que les rapports amoureux à 30 ans et à 15 ans, ce n’est pas la même chose : Annie n’est pas une petite fille dont c’est la première relation. Ce n’est pas parce que je l’embrasse et que nous couchons ensemble qu’elle croit que je suis son prince charmant et que nous allons nous marier. Je n’ai pas l’intention de coucher avec Annie une fois ou deux et de m’enfuir après. A partir de là, pourquoi vouloir définir si tôt les termes de notre relation, si elle ne me pose pas la question ? Il faut laisser un peu de spontanéité et de naturel sur tout ça et arrêter de vouloir mettre des contrats partout.

    Je pense en tout cas que la question « Annie voudrait-elle le savoir ? » n’est pas un argument à retenir. Nous voulons tous tout savoir sur tout, en particulier quand ça nous concerne. Donc évidemment qu’Annie voudrait être dans ma tête, de la même manière que je voudrais être dans la sienne.

    Mais finalement, la conclusion de tout ça, n’est-ce pas de savoir si a posteriori Annie regrette cette relation ou pas ? Si c’était à refaire de la même façon avec le même dénouement, le referait-elle ? Il faudra que je lui pose la question, tout simplement.

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