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Samedi 23 mai 2009 Les premiers jours qui suivent une relation naissante sont ceux de la découverte et des échanges timides et balbutiants. On ne sait pas encore deviner l’autre, la période est celle de l’observation.
Annie et moi nous sommes embrassés le vendredi. Le week-end suivant, je ne suis pas disponible et nous ne nous revoyons pas. Le dimanche après-midi, elle m’envoie un SMS pour me proposer d’aller à un concert dans la semaine avec elle : « Coucou! Mercredi j’irais bien au concert d’un groupe que j’aime bien (xxxxxxxxxx) xxxx xxxxxxxxx, ça te dirait de venir? Ils ont un myspace si tu veux écouter! Plein de bisous! ». Moi qui ne suis déjà à la base pas très « concert », aller voir en plus un groupe que je ne connais pas du tout ne m’attire pas beaucoup. Mais je trouve la proposition et l’initiative mignonnes comme tout, du coup je suis un peu embêté. D’un côté, j’ai envie de passer un moment avec elle et de la laisser me faire découvrir des choses que je ne connais pas. D’un autre côté, je ne me sens pas suffisamment d’affinités avec elle pour faire un petit sacrifice et me forcer à faire des choses dont je n’ai pas particulièrement envie à la base. Face à ce dilemme, je lui répondrai demain et je tâcherai d’aller écouter son groupe entre temps.
En rallumant mon téléphone très tard le soir, je reçois un petit SMS d’Annie (image à gauche) en guise de marque d’affection. Voilà une petite attention inattendue et adorable comme tout !
Le lendemain, je fais finalement le choix de ne pas aller au concert. De toute façon, nous avons prévu de passer la soirée de mardi ensemble, ce n’est donc pas comme si je n’avais pas d’autres occasions de la voir. Je lui envoie ma réponse : « J’ai recu ton bisou en pleine nuit,en rallumant mon tél,c’était drolement bien! Alors pr le concert,je ne suis pas hyper chaud pcq je ne connais pas & j’ai ds l’idée kil est +sympa d’aller voir 1groupe k’on connait mieux. Par contre,jsuis allé écouter sur MySp. et j’avoue que ca a l’air pas mal! Bisous. ».
Sa réponse ne se fait pas attendre : « C’est comme ti veux! Je voulais t’inviter, comme ça meme si tu n’aimes pas, tu n’auras rien à regretter! Mais sinon pas de soucis on peut se voir demain soir et faire autre chose! ». Oh là là, en plus elle est gentille et elle voulait m’inviter… Me voilà avec encore plus de remords sur le dos ! Peut-être faut-il que je me laisse convaincre, après tout. Moi qui ne vais jamais voir de concerts, pour une fois ça me changerait et il y a quand même peu de chance pour que je le regrette. J’en reparlerai avec elle demain.
Mardi, elle accepte de venir passer la soirée chez moi plutôt que d’aller boire un verre quelque part. Nous avons prévu de nous regarder « The Fountain » qu’un ami m’a passé en DivX mais que je n’ai pas encore regardé. Elle, elle l’adore et a envie de le revoir avec moi. La soirée est agréable comme tout, ponctuée de bisous chastes, de DivX, de friandises sucrées et de petites caresses softs à travers les vêtements. Par contre, je réalise tardivement qu’elle n’a pas l’intention de rester passer la nuit avec moi. Moi qui y allais softement parce que je croyais avoir tout mon temps, je me suis mis le doigt… dans l’œil.
Le lendemain, puisque je me suis finalement laissé tenter, nous allons ensemble à son concert. C’est pour moi l’occasion de découvrir une des petites salles de Paris, son ambiance et son univers que je ne connais absolument pas. Tampon sur la main à l’entrée (bouaah, je n’ai pas eu ça depuis au moins mes 20 ans pour entrer dans une vieille boîte en province), nous pénétrons dans l’espace confiné. Il n’y a pas encore beaucoup de monde mais le son est déjà particulièrement fort (je regrette de ne pas avoir emmené de boules Quies). La moyenne d’âge est de toute évidence en dessous de trente ans, ce qui me surprend un peu. Tout ça me ramène quand même un peu à l’ambiance des discothèques, qui sont parmi les endroits que je peux haïr le plus. Mais l’ambiance est moins superficielle et il se dégage dans l’air un parfum de passion et de musique auquel je ne reste pas indifférent. Nous nous choisissons un endroit tranquille un peu en arrière où nous avons une vue dégagée sur la scène et où nous pouvons nous faire des bisous sans être dérangés. Si je n’irais pas tous les jours, l’expérience est intéressante et le moment sympathique : découvrir un nouvel endroit avec à son bras une nouvelle demoiselle, l’instant est plaisant. Nous ressortons un peu sourds, nous embrassons une dernière fois et rentrons chacun chez nous.
Vendredi midi, à l’approche du week-end (nous sommes donc le 30 mai, pour ceux qui suivent), je prends les devants pour proposer à Annie de nous voir samedi. Il ne s’agirait pas qu’elle me propose ce soir même, ce qui ne m’arrangerait pas vu que j’ai déjà prévu de rencontrer Célie. Et c’est sans compter sur le fait que je vais improviser dans l’après-midi un rendez-vous en début de soirée avec FemmeMariée. Jouant sur la nature de grande dormeuse d’Annie, je lui envoie un SMS :

Je suppose que c’est la première nuit que nous allons passer ensemble. Donc franchement, je me serais plutôt vu en train de passer la soirée au chaud avec Annie le nez dans sa culotte toute la soirée, plutôt que de l’entrecouper pour aller faire la queue au cinéma. Mais après tout, ça peut être sympa (et c’est un film que j’avais envie de voir), même si je redoute d’aller voir ce genre de film très attendu dès la première semaine d’exploitation, un samedi soir qui plus est. J’envoie un SMS à Annie :

Je me rends compte d’ailleurs que depuis que nous échangeons ensemble, nous avons eu très peu voire aucune allusion coquine. Moi qui suis habituellement friand de petits traits grivois, je suppose que c’est parce que j’ai senti que ce n’était pas nécessaire (pour ne pas dire : pas conseillé). Nos échanges sont à mille lieues de ce qu’ils sont avec FemmeMariée, par exemple, mais je crois que ce n’est tout simplement pas le genre d’Annie. Cela dit, je me trompe peut-être puisqu’elle a l’air d’avoir rebondi et d’être taquine. Et j’ai l’impression que son SMS est là pour me rappeler que les actes valent mieux que les promesses. Peut-être s’est-elle étonnée que je n’aie pas essayé d’aller plus loin avec elle mardi ? Peut-être a-t-elle été déçue que nous n’ayons pas fait l’amour ? Mais c’est sans compter sur le fait que je ne pensais pas qu’elle ne resterait pas…
Afin de rétablir mon honneur et ma virilité, et pour qu’elle n’aille surtout pas s’imaginer que c’est juste parce que je n’ai pas osé, je lui réponds du tac au tac par un SMS décomplexé (image à droite). Mais dommage : elle n’y donne pas suite… ce qui ne lui ressemble pas trop. Je me dis que je l’ai peut-être un peu choquée… Oh là là, pour si peu ?
Samedi en début de matinée puis en début d’après-midi, nous nous retrouvons sur MSN et nous convenons de nous retrouver assez tôt chez moi, vers 16h00. Voilà qui nous laisse une bonne partie de l’après-midi et toute la soirée pour être ensemble, soit un bon paquet de temps. Du coup, cela me fait moins regretter d’aller au cinéma, je trouve même que cela ponctuera agréablement notre soirée. Pour continuer de la tester un peu, je place à un endroit dans le tchat une petite allusion sexuelle qui lui est accessible mais elle fait plus ou moins semblant de ne pas la relever. Je crois en fait que ce n’est pas son genre ou que c’est trop direct pour elle… Dans la suite du tchat, je lui en place une seconde que je censure volontairement pour voir sa réaction :

Alors là, vraiment je suis un peu étonné. « Timide » d’une certaine manière, je veux bien. Mais pas au point de ne pas oser les allusions coquines, ce qui est plutôt de mon goût au contraire ! A l’inverse, je l’ai trouvée un peu timide mais pas non plus outre mesure. Bref, y aurait-il eu un petit quiproquo entre nous deux à ce sujet ?
Annie me retrouve chez moi et nous passons une agréable fin d’après-midi ensemble. Pendant que je lui prépare un cappuccino, je lui fais des petits clins d’œil coquins (ce qui pourrait être quelque chose du genre : « blabla blablabla blabla, puisque je ne t’ai pas encore vue toute nue… ») et je sens bien que cela la met mal à l’aise. Du coup, elle m’avoue en fait que ça la gêne de « parler de ça, alors qu’on ne l’a pas encore fait… ». Non, mais quelle enfant de chœur ! Et moi qui avait pris les signes qu’elle m’envoyait depuis peu comme une invitation à être un peu moins chaste dans mes actes et paroles ! Elle m’avouera d’ailleurs (bien plus tard) que mon SMS qui faisait allusion à ce que je regrettais de ne pas avoir fait mardi l’avait un peu embêtée et lui avait même fait se demander si je ne m’intéressais qu’à ses fesses… On est loin de mes interrogations sur un hypothétique reproche ! Comme quoi, je faisais bien de me laisser porter par l’ambiance soft, j’aurais pris le risque de la choquer. Mademoiselle Annie n’est pas habituée à « en parler avant »… Ah ? Oh ! Du coup, je fais exprès de la taquiner là dessus, ce qui lui recolle son sourire gêné.
Malgré sa prude timidité, elle a eu la bonne idée de venir avec une jolie petite jupe courte, ce qui me ravit particulièrement. Nous voilà allongés sur mon canapé à nous embrasser et à grignoter du chocolat. Comme nous avons toute la soirée devant nous, et que nous projetons en plus d’aller voir un film, je lui impose des règles précises : pas touche aux zones érogènes avant minuit. Je passe mes mains sur tout son corps, en contournant délicatement ses seins sans les toucher, en redescendant sur son ventre jusqu’à la naissance de son pubis, puis en remontant entre ses seins. Tandis que je l’effeuille et que je la chauffe progressivement, je sens son impatience et son envie de transgression grandir à mesure que je lui écarte les jambes et que je lui embrasse l’intérieur des cuisses. Je me délecte du parfum de son humidité mais je ne cède pas à ses caprices quand elle me demande de la déshabiller plus. Tout ça pour qu’Annie commence à se plaindre que je la frustre ! Au début, je prends ses plaintes pour partie de nos petits jeux mais je finis par me rendre compte que non, ça ne l’amuse pas tant que ça. Bouuh la vilaine fille ! Moi, j’aime bien faire durer le plaisir et le désir, en particulier quand on ne se connait pas encore et qu’on a tout à découvrir.
Nous tentons de nous calmer tout doucement à mesure que l’heure du départ pour le ciné se rapproche. Elle m’explique que si elle n’a rien par exemple contre le cunnilingus, ce n’est en revanche pas ce qu’elle aime le plus. Elle préfère de manière générale la pénétration, c’est ce qui lui donne vraiment du plaisir. Ah ben mince ! C’est la première fille que je rencontre qui n’est pas branchée cunni et qui préfère les préliminaires courts ! Je savais que ça existait mais je n’en avais à ma connaissance jamais rencontrée. C’est bête parce que moi, je suis justement très porté sur les préliminaires. Malgré tout, il s’avèrera que ça ne nous empêchera pas de très bien nous entendre au lit.
Frustré moi aussi et obsédé par son entrecuisse et par sa mini-jupe, nous partons au cinéma surexcités tous les deux. « Sex And The City » qu’ils disaient… Dommage, ça ne sera pas un film très chaud. Bigrement consensuel sur le fond, surtout avec un titre pareil et une telle réputation derrière. Ce que les airs lascifs d’Annie collée à moi au cinéma auront tôt fait de combler largement.
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