|
Jeudi 26 juin 2003 En début d’après-midi, ELEA est venue me faire un petit coucou pendant une heure depuis son travail ! Tout juste au moment où j’étais en train de lui écrire un mail.
Un mail que j’ai pris beaucoup de plaisir à lui écrire : j’y étais très inspiré (ce n’est pas toujours le cas !) et bavard, j’ai essayé de lui rendre la lecture le plus agréable possible. Je lui raconte ma journée d’hier ainsi que mes préoccupations concernant ma demande à la rencontrer. Comme ce mail ne contient rien de trop intime, et pour que le contexte de mon questionnement soit fidèle à l’original le voici en intégralité !
(j’ai juste remplacé son vrai prénom par « ELEA » !)
Pour ceux qui n’auraient pas le courage de tout lire, le passage en question est surligné en rose…

Mercredi 25 juin 2003 Quelque chose me chagrine quand-même avec ELEA. Certes, tout se passe plutôt bien : elle est attentive et disponible, notre relation continue d’aller crescendo…
OUI MAIS :
Le problème, c’est l’expression de son désir : il m’est totalement impossible de lui faire dire si je la laisse indifférente ou pas, cela malgré ma diplomate insistance. Si, au départ, notre possible attirance l’un pour l’autre était pudiquement mise de coté, c’est quand même elle qui a fait le premier pas en abordant le thème de la forme à venir de notre relation, en me posant des questions de fond (voir : Urgence : faire monter la température).
Du coup, je pensais que nous allions tous les deux partager nos sentiments sur l’avenir de notre relation. Bien mal m’en a pris. J’ai été le seul à m’exprimer là-dessus. Evidemment que nous ne sommes pas « amoureux » mais mon intérêt pour elle grandit chaque jour. Je ne recherche pas à nouer une relation d’amitié avec elle, il n’y a aucune ambiguité là-dessus et elle le sait. Alors ?
J’essaie de la faire parler mais rien n’y fait. Voici un petit exemple de sa retenue permanente face à mes demandes :

Chaque fois, elle garde toute sa réserve ou feint ne pas comprendre où je veux en venir. Il est évident qu’elle me le dirait si je l’ennuyais puisque c’est quasiment toujours elle qui vient me chercher sur le Chat. De plus, nous communiquons tous les jours. Voyez comme je suis obligé d’aller chercher à droite et à gauche des petits détails à la con pour savoir si je l’intéresse ! Je ne lui demande pas qu’elle me dise qu’elle m’aime mais qu’elle me dise que cela lui fait plaisir de partager des moments avec moi.
Idem, donc, après notre conversation téléphonique de 4h33 : elle devait m’écrire un mail le lendemain m’expliquant comment elle réussissait à tenir le coup après 3 heures seulement de sommeil. J’espérais qu’elle me dirait qu’elle avait été heureuse d’avoir parlé avec moi puisque c’était la première fois (ou quelque chose comme ça) et qu’elle reviendrait sur notre premier échange vocal. Et bien, tout ce que j’ai eu, c’est ça :

Rien de plus ? Non, rien de plus !!
Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette distance ? Une excessive timidité ? Un gros manque de confiance en soi ? Ou un relatif désintérêt pour moi ? Je sais qu’elle n’a pas eu beaucoup de relations amoureuses dans sa vie. Mais cela ne peut pas expliquer une telle timidité qui tient plus de l’adolescence que d’autre chose. Aaaaaaah… alors, c’est ça : elle n’a pas 28 ans, elle en a 15 !
Voici pour terminer deux extraits de notre conversation d’hier soir où j’ai tenté de lui proposer de nous rencontrer :

Il est déjà 14h00… j’attends toujours…
Mardi 24 juin 2003 Suite à sa demande, j’ai donc tout de suite envoyé à ELEA un mail lui posant clairement mes sentiments, d’autant plus que c’est quelque chose dont nous n’avions jamais parlé. Nos contacts étaient toujours amicaux et asexués. Après quelques digressions volontaires sur le ton de l’humour pour casser le coté formel de mon mail, je suis entré dans le vif du sujet :
« (…) Bon, d’accord j’arrête ! Ben, ma ptite **ELEA**, ça n’est quand-même pas une très grande surprise si je te dis que tu es loin de me laisser indifférent ! Que je te trouve charmante comme tout et que je prends beaucoup de plaisir à partager ces cyber-moments avec toi. Evidemment, la virtualité restant ce qu’elle est, on ne peut pas dire que nous nous connaissions beaucoup malgré tout ! Nous subodorons un peu chacun la personnalité de l’autre. Mais tout reste encore à découvrir. (…) »
Et nous nous sommes retrouvés sur le Chat le soir même pour poursuivre les échanges de cette « grosse journée » ! Discussion positive, débat levé, mon mail répondait exactement à ses demandes. Tant mieux si cette zone floue est défrichée, cela permet désormais d’aborder simplement le sujet de l’idylle possible. Mais je n’arrive rien à savoir de son désir à elle.
A trois reprises durant cette conversation, je lui ai proposé de nous rencontrer, à trois reprises, elle a contourné la question ou remis à plus tard. Exemple pour la troisième et dernière fois :

Ca n’est pas qu’elle ne souhaite pas vraiment que nous nous rencontrions. Mais elle se dit plutôt intimidée ou génée par ce passage dans la réalité. Ce que je peux comprendre. Mais comme je lui ai fait remarquer, nous ne sommes plus non plus des adolescents pudiques et timides : il faut savoir prendre un peu sur soi et aller de l’avant.
En introduisant cela comme un jeu, je lui ai donc proposé dimanche de lui téléphoner. Ca me semblait une très bonne étape transitoire entre le Chat et la rencontre en chair et en os : nous prenons chacun un pied dans la vie réèlle de l’autre, nous nous donnons aussi l’occasion d’être sensible à de nouveaux facteurs humains comme la couleur de nos voix, leurs intonations, et rajouter plus de spontaneité dans l’échange : plus de clavier pour éditer et valider avant d’envoyer une phrase !
Elle m’a donc donné son numéro que j’ai composé avec une certaine appréhension :
le trac, quoi !
Les toutes premières minutes ont été, chez elle comme chez moi, le terrain de phrases quelques peu mal assurées et dîtes d’une voix excessivement posée tentant de camoufler une musique tremblotante et trahissant un rythme cardiaque anormal ! Mais heureusement, la conversation a vite pris et les sujets se sont enchaînés les uns après les autres de façon très coulante, ne laissant pas de place à des blancs comme nous aurions pu le craindre. Ouf ! Rassuré aussi sur sa voix qui aurait pu être grave et cassée comme celle d’une vieille fumeuse de Gitanes, ou encore vulgaire et criarde. Non, sa voix est charmante et douce et j’aime sa façon de parler ! Re-ouf !
Nous serons tout de même restés en conversation téléphonique pendant quatre heures et trentre-trois minutes, ce qui n’est pas rien ! 4h 33min pendant lesquelles elle aura beaucoup plus parlé que moi, ce qui me fait énormément plaisir car sur le Chat et par Mail, c’est plutôt l’inverse qui a tendance à se passer.
Nous avons parlé un peu de nous et de nos vies. Quelques banalités mais le contenu n’était pas l’intérêt de cette première rencontre qui nous rapprochait d’une façon inédite jusque là ! Comme je sais qu’elle laisse tomber le Chat aux alentours de minuit parce qu’elle doit se lever à 06h00, j’ai tenté à plusieurs reprises de la libérer en lui souhaitant une bonne nuit et en lui conseillant d’aller se coucher. Mais rien à faire, elle ne semblait pas prête à me raccrocher et nos échanges se sont poursuivis jusqu’à 02h52 du matin… Je pense que c’est une belle preuve qu’elle apprécie de parler avec moi, puisqu’elle semble incapable de me le dire concrètement. Mais ça, c’est un autre problème !
Vendredi 20 juin 2003 Qu’est-ce qui me relie à ELEA sinon quelques photos, quelques discussions, quelques mails partagés ? C’est tout de même bien peu de choses et nous restons, quelque part, des étrangers l’un pour l’autre, des icônes sans lien avec la réalité. Ma semaine de vacances est donc très mal tombée puisqu’elle a laissé « refroidir » l’enthousiasme du départ. Je l’ai bien senti à mon retour : pas de mail d’elle à mon arrivée, pas de Chat mardi, des Chats un peu pudiques mercredi… et pas de Chat hier ! Moi-même, mon désir est un peu tombé, nous avons un peu perdu le fil de notre relation.
Pour faire monter la température d’un cran, donc, et ajouter un peu de surprise et de fantaisie dans toute cette histoire, je lui ai envoyé ce midi un petit montage photo de moi… un peu spécial. Aaaah, il faut bien s’amuser ! J’ai eu le droit à une réponse éloquente dans la demi heure :



Voilà l’occasion de faire un grand pas en avant et de rentrer dans le fond du sujet :
l’avenir de notre relation.
Jeudi 19 juin 2003 Ecrire m’épuise. Chaque fois que j’écris un mail, je m’investis tellement dedans que j’en ressors livide. Heureux et soulagé mais livide quand-même.
J’essaie généralement de me mettre dans certaines conditions, choisissant un type de musique, instaurant une ambiance spéciale afin de pouvoir être de tout cœur et de tout corps avec mon texte et réussir, l’espace d’un moment, à ne plus faire qu’un avec ma correspondante. Et puis, plus elle me plaît, plus elle arrive à faire sortir de moi d’innombrables flots de paroles.
Alors, je donne tout, le meilleur de moi, pour obtenir la crème de mon inspiration. Je m’applique sans limite et j’en ressors chaque fois épuisé et vidé. Au moins jusqu’au lendemain.
|